L’usine Cargill, à Haubourdin, s’apprête à licencier une centaine de personnes

Des employés de l’usine Cargill, à Haubourdin (Nord), manifestent pour soutenir les anciens employés de Goodyear d’Amiens, le 28 janvier 2020.

Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par la direction de Cargill est « susceptible de conduire au licenciement de 186 salariés », selon une décision consultée par l’Agence France-Presse (AFP) mardi. L’usine d’Haubourdin (Nord) emploie environ 300 personnes et transforme du maïs, en provenance essentiellement du sud de la France et du sud de l’Europe.

La direction veut y abandonner l’activité d’extraction d’amidon, qu’elle dit être déficitaire, et se « repositionner » sur la deuxième activité du site, la transformation de l’amidon en ingrédient industriel de spécialité pour la pharmacie et l’alimentation infantile.

Dans sa décision datée du lundi 17 août, la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) estime « suffisantes » les mesures d’aide au reclassement interne et externe et que les « mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés consécutivement au plan de réorganisation » sont prévues.

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« 129 personnes licenciées au maximum », d’après la direction

Selon la Direccte, le projet de licenciement collectif porte sur 170 suppressions de poste et 16 modifications de contrat de travail « susceptibles de conduire au licenciement pour motif économique de 186 salariés ». D’après les chiffres de la direction, il y aura « 129 personnes licenciées au maximum », grâce à la « création de 30 postes et un investissement de 30 millions d’euros dans les deux ans ».

Les chiffres qui apparaissent dans la décision officielle de la Direccte sont dus à « un problème technique, informatique, côté Direccte, des champs » dans un logiciel que la direction de Cargill « n’a pas pu modifier », affirme-t-on à l’AFP du côté de la direction.

Une « imprécision vertigineuse et des lacunes » que l’avocat des salariés, Fiodor Rilov, compte utiliser pour faire annuler l’homologation et suspendre le PSE, en saisissant le tribunal administratif et le tribunal judiciaire de Lille.

« L’objectif, c’est de stopper cette restructuration, de faire barrage à ce projet qui n’a pas de justification valable. C’est un démantèlement d’usine pour accroître la profitabilité d’un groupe déjà extrêmement prospère », a réagi auprès de l’AFP M. Rilov.

Cargill fait partie des quatre géants mondiaux de l’agrobusiness et du commerce des matières premières agricoles.

L’usine d’Haubourdin, qui fournit notamment des produits de dialyse, a continué à tourner pendant le confinement, mais ni la demande des clients ni la production n’ont augmenté, selon la direction.

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Le Monde avec AFP

De nouvelles règles sanitaires en entreprise proposées « d’ici fin août » par le gouvernement

Elisabeth Borne quitte l’Elysee à Paris, le 21 octobre 2019.

Le gouvernement veut modifier « d’ici à la fin août » les règles sanitaires pour endiguer le coronavirus en entreprise, notamment via le « port obligatoire du masque » dans certaines situations, affirme la ministre du travail, Elisabeth Borne, dans un entretien au Journal du Dimanche du 16 août.

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A deux semaines de la rentrée et en pleine reprise épidémique, « nous présenterons mardi aux partenaires sociaux les premières évolutions que nous proposons d’introduire », annonce Mme Borne, ajoutant que ces décisions devront être prises « dans les jours qui viennent, pour que les nouvelles règles puissent s’appliquer d’ici à la fin août ».

Parmi ces mesures, « le port obligatoire du masque » sera préconisé « dans les salles de réunion où il n’y a pas d’aération naturelle [et] les espaces de circulation », mais pas forcément dans les bureaux individuels où « il n’est sans doute pas nécessaire », précise-t-elle.

Elisabeth Borne explique que le télétravail devra être mis en place chaque fois qu’il est possible dans les zones de circulation active du nouveau coronavirus.

Appel à la vigilance des employeurs

La ministre entend saisir le Haut conseil de santé publique sur le cas des « open spaces » et l’efficacité des vitres de plexiglas pour protéger les salariés. Elle ne voit, en revanche, « pas de raison pour remettre en cause la règle actuelle de distanciation » imposant un mètre carré par poste de travail.

Pour leur part, les employeurs doivent se montrer « plus vigilants » quand « des travailleurs sont accueillis dans un hébergement collectif, comme c’est le cas pour les saisonniers », mais aussi « dans les milieux froids et humides » comme les abattoirs, estime Mme Borne.

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Par ailleurs, la ministre du travail reconnaît que la crise économique provoquée par le coronavirus « se traduit par plus de plans sociaux », avec « 275 plans de sauvegarde de l’emploi enclenchés depuis début mars ».

L’agence Santé Publique France a rapporté, samedi, que la France avait enregistré 3 310 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus en vingt-quatre heures.

Le Monde avec AFP et Reuters

Le Covid-19, une aubaine pour les sociétés qui veulent licencier

Des bus du groupe Keolis Meyer, au dépôt d’Avrainville (Essonne), le 3 mars 2020.

C’est une « avalanche de PSE » (plans de sauvegarde de l’emploi) qui déferle actuellement, observe l’avocat Fiodor Rilov. « En vingt ans de carrière, je n’ai jamais vu ça. » Entre le 1er mars et le 19 juillet, 275 PSE ont été enregistrés, selon les données de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), soit 43 343 suppressions de postes envisagées, auxquelles s’ajoutent 2 023 « petits licenciements collectifs » (de 2 à 9 salariés licenciés). Un an plus tôt, 214 PSE avaient été enregistrés sur la même période, représentants 16 514 postes.

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La faute au Covid-19 ? Pas toujours. Chez Cargill Haubourdin (Nord), filiale du géant américain du négoce et de la transformation de produits agricoles, la procédure d’information-consultation lancée fin 2019 et suspendue durant le confinement a été relancée le 26 juin. « On avait pensé y échapper, indique Dorian Vallois, délégué syndical CGT, car, durant le confinement, on a tourné à plein régime. En fait, la direction dit que l’usine est structurellement en déficit. Mais alors pourquoi avons-nous eu 250 euros de participation en janvier 2020 ? Notre avocat va demander les comptes consolidés de l’usine auprès du siège américain de Cargill. » Sollicitée, la direction de Cargill ne nous a pas répondu.

« Les PSE alibis : ils ne sont pas du tout concernés par le Covid mais sont lancés en espérant être noyés dans la vague » Olivier Laviolette, membre du comité de direction de Syndex

Olivier Laviolette, membre du comité de direction de Syndex, cabinet d’expertise auprès des comités économiques et sociaux (CSE), distingue trois types de PSE. « Ceux directement liés au Covid-19, comme dans le tourisme, le commerce, avec Camaïeu, ou encore dans l’aéronautique ; les PSE d’opportunité : ils sont “habillés” Covid mais étaient déjà envisagés avant ; les PSE alibis : ils ne sont pas du tout concernés par le Covid mais sont lancés actuellement, en espérant être noyés dans la vague, comme l’emblématique PSE de Nokia. »

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Dans l’aéronautique, au-delà des PSE d’Airbus ou d’Air France, il y a ceux des sous-traitants, moins connus, comme chez Sogeclair à Toulouse (245 suppressions envisagées). Dans certains cas, les 2 premières catégories de PSE peuvent se superposer. « Certes, des donneurs d’ordre réduisent leurs commandes, analyse M. Laviolette, mais aussi ils réinternalisent des activités pour atténuer la baisse de leur propre activité. Et ce mouvement était engagé avant le Covid. »

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« L’université risque un réveil brutal, comme celui que l’hôpital vient de vivre »

Etablissant un parallèle entre le système hospitalier et le système universitaire et de recherche, touchés tous deux par la même logique de transformation et de rentabilité, Pierre Gilliot, directeur de recherche et Stéphane Viville, praticien hospitalier, rappellent dans une tribune au « Monde » qu’au même titre que la santé, la connaissance est un bien commun.

Etats-Unis : la création d’emplois chute au mois de juin ; le chômage baisse et s’établit à 10,2 %

Sur un chantier de construction, à New York.

L’économie aux Etats-Unis a créé 1,8 million d’emplois au mois de juillet, selon les statistiques publiées par le département du travail, vendredi 7 août. Un chiffre très inférieur à celui du mois de juin, le redémarrage de l’activité ayant été ralenti par la résurgence du virus dans une large partie du pays.

Le mois de juin avait enregistré un record, avec 4,8 millions de créations d’emplois. En juillet, un tiers environ des emplois créés l’ont été dans les secteurs des loisirs et de l’hébergement, touchés de plein fouet par la pandémie de Covid-19, a précisé le département du travail.

Les licenciements enregistrés en mars et en avril ont été si massifs que les créations d’emplois enregistrées en mai et juin laissent encore des dizaines de millions d’Américains sans travail. La reprise à la hausse du nombre de cas de nouveau coronavirus, à partir du mois de juin aux Etats-Unis, a contraint plusieurs Etats du Sud et de l’Ouest à mettre un frein au redémarrage de l’activité.

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Nouvelle fermeture des restaurants

Le taux de chômage de juillet a, pourtant, diminué un peu plus que prévu et s’établit à 10,2 % quand les analystes tablaient sur 10,5 %. En juin, il était de 11,1 %. Ce taux reste toutefois toujours loin du plus bas historique d’avant la pandémie de Covid-19, enregistré en février (+ 3,5 %).

Des commerces et restaurants, qui avaient rouvert quelques semaines auparavant, ont dû fermer de nouveau leurs portes et souvent licencier des salariés qu’ils venaient d’embaucher ou réembaucher. En conséquence, les nouvelles inscriptions au chômage étaient même reparties à la hausse pendant deux semaines fin juillet, pour la première fois depuis avril.

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Les restaurants et bars ont créé 502 000 emplois, en net ralentissement par rapport aux mois de mai et juin au cours desquels un total de 2,9 millions d’emplois avaient été créés. Le secteur compte 2,6 millions d’emplois de moins qu’en février, avant le début des mesures de confinement. Les autres secteurs qui ont créé des emplois sont l’administration, le commerce de détail, les services aux entreprises et la santé, précise le communiqué du département du travail.

Le Monde avec AFP

Après une chute historique, l’emploi salarié a limité la casse au deuxième trimestre

Compte tenu du contexte, le chiffre résonne presque comme une bonne surprise. D’avril à fin juin, sur un trimestre où le produit intérieur brut (PIB) de l’économie française a plongé de 13,8 %, le nombre d’emplois détruits n’est « que » de 119 400 emplois, soit 0,6 % des effectifs salariés. Le trimestre précédent, marqué par le début du confinement le 17 mars et la fermeture de très nombreux commerces et services, près d’un demi-million d’emplois avaient disparu, soit 2,5 % des emplois. Sur le premier semestre 2020, l’emploi salarié dans le secteur marchand a chuté de 3,4 %, soit la plus forte chute sur un semestre depuis que cette statistique existe. A titre de comparaison, au cœur de la crise économique de 2008-2009, cet indicateur avait baissé de 1,7 % entre septembre 2008 et mars 2009.

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Le signal positif du deuxième trimestre provient du retour des intérimaires. Le nombre de missions a rebondi de manière significative avec 108 500 emplois (équivalent temps plein) créés, en hausse de 23,1 % après une chute historique de 40,4 % durant le trimestre précédent. Dans de nombreux secteurs, en effet, l’ajustement à la baisse des emplois s’était fait au détriment, en premier lieu, des travailleurs intérimaires.

Réouverture des bars et restaurants

« La baisse de l’emploi est très limitée par rapport à la baisse de l’activité et au recul du PIB, souligne Sylvain Larrieu, économiste à l’Insee. Cela montre que l’essentiel de cette diminution d’activité s’est traduit par des mesures de chômage partiel ou par des congés classiques. Les personnes ont travaillé moins d’heures, mais ont conservé leur emploi. » Cette analyse est étayée par les chiffres de Pôle emploi : en juin, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A – n’exerçant aucune activité – avait baissé de 4,6 % par rapport au mois précédent. Une baisse due au retour de demandeurs d’emploi vers une activité réduite, selon les chiffres du service public de l’emploi publiés le 27 juillet. Il n’en reste pas moins que l’étiage reste particulièrement bas : les effectifs salariés dans le secteur privé sont revenus à leur niveau de juin 2017, effaçant ainsi toutes les créations d’emplois constatées en deux ans et demi.

« Les mesures de déconfinement et les plans de soutien ont permis à la majorité des TPE-PME de reprendre leur activité et ainsi de remobiliser leurs salariés », confirme Jean-Philippe Romero, membre du Cercle Perspectives, qui regroupe environ 15 000 experts-comptables qui travaillent auprès de 80 000 entreprises. Selon les données sociales – bulletins de salaires, déclarations d’embauche, etc. – examinées par ces professionnels, « le taux d’inactivité s’établit à une moyenne nationale de 14 %, soit une baisse de 13 points entre mai et juin ».

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Le présentéisme, une maladie bien française

Paradoxalement, plus le travail est intense, envahissant − débordant sur la vie privée, par exemple ou contraint −, plus le présentéisme est affirmé

Aller travailler alors qu’on est souffrant serait-il une maladie particulièrement française ? A l’encontre des idées toutes faites sur l’absentéisme dont feraient preuve les salariés hexagonaux, une note de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiée, mercredi 5 août, tend à démontrer qu’au contraire les Français auraient tendance à aller au travail alors qu’ils devraient plutôt garder la chambre.

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En 2016, selon les données Insee, les salariés (public et privé confondus) ont déclaré avoir été malades onze jours en moyenne. Sur ces onze jours, ils sont restés chez eux huit jours, mais ont préféré se rendre sur leur lieu de travail les trois autres journées. Autrement dit, un jour de maladie sur quatre est passé au travail, selon cette étude qui s’appuie sur les déclarations de 27 000 salariés et sur l’enquête « Conditions de travail et risques psychosociaux » de 2016. Ce phénomène ne concerne toutefois que les salariés en bonne ou relativement bonne santé, qui sont ponctuellement malades. Les salariés en mauvaise santé, souffrant de pathologies longues et qui cumulent de nombreux jours d’absence dans l’année, sont peu ou pas concernés par le présentéisme.

Peur de perdre son emploi

Quels sont les motifs qui poussent ainsi les salariés à préférer leur bureau − ou leur poste de travail − au calme de leur domicile ? « La propension au présentéisme dépend fortement des conditions de travail », répond Ceren Inan, statisticien à la Dares et auteur de cette étude inédite. Paradoxalement, plus le travail est intense, envahissant − débordant sur la vie privée, par exemple ou contraint −, plus le présentéisme est affirmé. De même, le sentiment de ne pas disposer des moyens nécessaires pour faire correctement son travail est facteurs de présentéisme − le salarié craignant que son absence n’aggrave encore les choses à son retour ou bien que la charge ne retombe sur les épaules des collègues.

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L’ambiance de travail joue aussi : des relations tendues avec la hiérarchie, être en butte à l’hostilité de certains collègues ou traverser une période de réorganisation dans son entreprise poussent à éviter de s’absenter, tout comme la peur de perdre son emploi. Enfin, la taille de l’entreprise ou de l’entité intervient aussi : plus la structure est petite, plus les salariés sont présents. Autres caractéristiques, les femmes sont plus présentéistes que les hommes, les cadres que les non-cadres, les seniors que les plus jeunes.

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« Les guides-conférenciers réclament des pouvoirs publics reconnaissance et protection »

Tribune. Nous guidons avec passion, accueillons avec respect, transmettons avec sérieux. Nous œuvrons au rayonnement de la culture française auprès de millions de visiteurs venant de France et du monde entier. Nous valorisons le patrimoine culturel et historique français par notre apport humain. Nous parlons toutes les langues. Nous nous adaptons à tous les publics et à tous les besoins d’un marché sensible et fluctuant. Chaque guide est unique, offrant un regard singulier sur le patrimoine. Mais tous partagent le même objectif : enrichir la compréhension entre les cultures, toucher la sensibilité et compléter la culture de chaque visiteur.

Maillon essentiel du secteur du tourisme qui représente entre 7 % et 9 % du produit intérieur brut (PIB), nous sommes assez souples pour nous adapter à un monde en perpétuelle transformation. Presque partout dans le monde, le tourisme de masse s’est installé. Les guides de tous pays s’organisent car ils savent qu’ils sont des acteurs irremplaçables de cette industrie. En France, ils désirent s’inscrire dans un tourisme plus humain, écologique et respectueux des cultures. Les dirigeants de la première destination touristique au monde semblent ne pas l’entendre.

Notre expertise est assurée par une formation méconnue. Savez-vous à quoi ressemble la carte professionnelle de guide-conférencier remise par les ministères de la culture et du tourisme, sanctionnant une solide formation d’histoire et histoire de l’art, attestant notre maîtrise des langues, vous garantissant nos savoirs et représentant l’excellence française en matière de patrimoine ? A un bout de carton.

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Un bout de carton à l’image d’une dévalorisation vertigineuse de notre métier depuis des années, soutenue par l’Etat qui nous demande pourtant de promouvoir le patrimoine français avec l’exigence du meilleur. La profession se sent abandonnée alors qu’elle a accompagné le développement du tourisme au cours des dernières décennies par son élasticité horaire et sa mobilité intellectuelle et territoriale. Chacun d’entre nous a adapté son mode de vie aux besoins d’un marché très spécifique.

Diversité des statuts

Dans cette crise du Covid-19, le président de la République a déclaré qu’il ne laisserait personne sur le bord de la route. C’est raté. Nous sommes les oubliés des 18 milliards d’euros du plan de relance du tourisme. Lors de chaque crise, le tourisme est le premier impacté. Chaque fois, nous nous sommes relevés. Pourtant, nombre d’entre nous ne se relèveront pas de la crise violente entraînée par la pandémie. Aujourd’hui, 45 % des guides prévoient de changer d’activité. La profession ne pourra pas tenir sans aide et reconnaissance de l’Etat.

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