Coronavirus : l’essor massif des outils de travail à distance

Télétravail à domicile à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 20 mars.
Télétravail à domicile à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 20 mars. Mathieu CUGNOT

Au Monde, pour la première fois dans l’histoire du quotidien vespéral, des réunions de rédaction journalières se déroulent par vidéoconférence. Depuis que la France est confinée en raison de la pandémie de Covid-19, la poignée de cadres restés au siège, boulevard Auguste-Blanqui, dans le 13e arrondissement de Paris, y échange avec une trentaine de chefs de service et de journalistes installés chez eux, grâce à l’outil Hangout Meet de Google.

Pour garder le contact en cette période troublée par le coronavirus, l’équipe du service « économie » a créé un canal sur l’outil de discussion collectif Slack, alors qu’avec la proximité au bureau, ses journalistes n’en avaient jusqu’ici pas perçu l’utilité.

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Ces exemples de conversion aux outils de télétravail n’ont rien d’exceptionnel depuis qu’un nombre inédit d’employés ont été renvoyés chez eux afin d’éviter la propagation du Covid-19. Les éditeurs de logiciels de collaboration à distance voient les usages se multiplier.

Parmi les spécialistes indépendants « pure players » (qui exercent leur activité uniquement en ligne), Slack a gagné 7 000 nouveaux clients payants depuis février, contre seulement 5 000 au cours de l’ensemble du trimestre précédent. Début mars, Zoom, connu pour son outil de vidéoconférence, a publié un chiffre d’affaires en hausse de 78 %, au-delà des estimations. Klaxoon, la start-up française cotée qui a bâti son succès sur les réunions virtuelles, constate « cinq fois plus de demandes que la normale ».

Du côté des grands acteurs traditionnels de l’informatique professionnelle, Microsoft a vu l’usage de sa suite Teams (vidéoconférence, messagerie, bureautique collaborative) croître de 37 % en une semaine : il a atteint 44 millions d’utilisateurs quotidiens – un record – contre 20 millions il y a quatre mois. En France, il a été multiplié par sept, selon Microsoft, cité par la chaîne américaine CNBC. Son concurrent Cisco, éditeur de la suite de télétravail Webex, enregistre, lui, sept fois plus d’inscriptions gratuites depuis février.

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Google, Facebook ou Amazon, pour leur part, ne publient pas de chiffres, mais sont prêts à surfer cette vague sans précédent. Amazon, leader mondial de l’hébergement de données et de logiciels en ligne dans le « cloud » (informatique dématérialisée), met en avant ses solutions de vidéoconférence, de partage de documents, de gestion d’accès sécurisé « VPN » pour les employés… Comme beaucoup d’acteurs, Google a étendu l’accessibilité de ses services de façon exceptionnelle : jusqu’au 1er juillet, l’option avancée de vidéoconférence Meet est gratuite pour les cinq millions d’entreprises clientes payantes de sa suite de bureautique en ligne (Gmail, Google Docs, Hangout…).

Coronavirus : malgré les annonces du gouvernement, les intermittents du spectacle restent inquiets

Devant le palais des festivals, en mai 2019, à Cannes.
Devant le palais des festivals, en mai 2019, à Cannes. ALBERTO PIZZOLI / AFP

Chaque jour qui passe, une idée nouvelle circule pour tenter de résoudre la difficile équation des intermittents du spectacle en cette période de crise sanitaire due au coronavirus. Fermeture des théâtres et des lieux culturels, annulations ou reports de festivals, de tournages… Le château de cartes n’en finit pas de s’écrouler, et les heures de travail partent en fumée. Comment faire pour assurer une continuité de droits (et de revenus) aux artistes (comédiens, chanteurs, marionnettistes, circassiens…) et aux techniciens (créateurs lumière, décorateurs, régisseurs…) ?

Jeudi 19 mars, dans un communiqué, la ministre du travail Muriel Pénicaud et le ministre de la culture Franck Riester ont annoncé des « mesures exceptionnelles » pour les intermittents et les salariés du secteur culturel. Le gouvernement a décidé de « neutraliser », c’est-à-dire de ne pas prendre en compte la période du confinement (depuis le 15 mars et jusqu’à une date inconnue) dans le calcul de la période de référence ouvrant droit à l’assurance-chômage pour les intermittents. De même, cette période sera neutralisée pour le versement des indemnités – ainsi, les intermittents et autres salariés du secteur culturel arrivant en fin de droits continueront à être indemnisés jusqu’à la fin de la période de confinement.

Les artistes et les techniciens du spectacle bénéficient d’une assurance-chômage spécifique compte tenu de leur activité discontinue. Ils doivent réaliser 507 heures de travail en douze mois pour pouvoir être éligibles aux annexes 8 (techniciens) et 10 (artistes) de l’Unédic. Chaque année, à une date « anniversaire », un(e) intermittent(e) doit pouvoir justifier de 507 heures de travail sur les douze derniers mois. La « neutralisation » permettra donc de retenir les 507 heures hors période de confinement.

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Un premier pas positif

Cette annonce, bien que saluée comme un premier pas positif, ne règle que partiellement le problème. Dans un communiqué, jeudi, la CGT- Spectacle souligne que les mesures « ne permettent pas de répondre à la totalité des problématiques » : « Depuis le 4 mars, date du premier arrêté interdisant les rassemblements de plus de 5 000 personnes dans des lieux clos, quantité de spectacles sont annulés, entraînant des milliers de pertes d’heures pour les salariés intermittents du spectacle. Nous attendons donc des réponses concrètes et complémentaires pour la période se situant entre le 4 et le 15 mars. »

Coronavirus : dans toute la France, les caissières en première ligne

Blagnac, le 17 mars 2020 - Les caisses de l'hypermarche Leclerc de Blagnac. Certaines d'entre elles sont munies d'une protection en plexiglass entre le client et les caissieres ou caissiers. Les caissieres sont munies de gants et de masques de protection. Le confinement obligatoire en raison de la pandemie de coronavirus Covid-19 debute a midi ce jour. Les clients sont limites dans l'hypermarche. A l'ouverture a 9h, seules 250 personnes entrent sur une des deux portes d'entree. PHOTO: Vincent NGUYEN / Riva Press

VINCENT NGUYEN / RIVA PRESS POUR LE MONDE

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Publié hier à 04h46, mis à jour à 10h26

Ces gants-là, ça ne vaut rien. Assise derrière la caisse, elle regarde sa main comme un objet étrange, dans un bref moment d’accalmie. Ces doigts en plastique transparent, beaucoup trop larges, la légère transpiration à l’intérieur… Elle l’agite comme une marionnette et on entend le froissement du plastique. Un peu plus tard, elle accepte de donner son numéro de téléphone pour raconter, à l’abri des oreilles indiscrètes, sa vie de caissière pendant l’épidémie.

Maintenant on dit « hôtesse de caisse », mais il faudrait, en temps de guerre contre le coronavirus, parler de bons petits soldats, voire de chair à canon, tant elles ont subi – ce sont des femmes à 90 % – l’assaut d’une clientèle devenue folle, juste avant le confinement, décrété mardi 17 mars à midi.

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Elles sont de moins en moins nombreuses depuis dix ans dans les super et les hypermarchés, avec l’apparition des caisses automatiques. Une baisse d’environ 10 %, soit un bataillon de 150 000 équivalents temps plein, selon la Fédération du commerce et de la distribution. Mais il est chaque jour au front depuis que tous les commerces « non indispensables » ont fermé. On ne peut plus dire « l’intendance suivra ». Elle précède tout.

De nombreux clients se sont précipités faire leurs courses, comme ici à l’hypermarché Leclerc de Blagnac, le 17 mars, avant le début du confinement.
De nombreux clients se sont précipités faire leurs courses, comme ici à l’hypermarché Leclerc de Blagnac, le 17 mars, avant le début du confinement. VINCENT NGUYEN / RIVA PRESS POUR LE MONDE

Bénédicte, le prénom qu’elle a choisi pour ne pas être reconnue, a 30 ans et travaille en Normandie pour une chaîne de supermarchés de hard discount. « Ce sont des gants de boulangerie, on s’en sert pour mettre les viennoiseries en rayon, question d’hygiène. On se protège comme on peut mais ce n’est pas pratique pour rendre la monnaie. » La jeune femme travaille là depuis plusieurs années, payée au smic avec un contrat de 30 heures : « C’était ça ou rien. Quand il y a un rush on fait un avenant au contrat. »

Du jamais vu

Pour un rush, c’en était un, du jamais vu. Une heure et demie de queue devant le magasin, dès que les rumeurs de confinement ont commencé à courir, vendredi. Lundi, ce fut bien pire. « J’avais l’impression qu’on n’allait pas s’en sortir. Forcément, la contamination on y pense. On est en communication avec les microbes », dit cette mère de deux jeunes enfants.

Ses journées durent dix heures. Après le paiement, les clients sont à touche-touche avec elle car les caisses n’ont pas de rebord, à dessein : « Faut que ça soit du tac au tac, que ça dégage vite. On doit passer 3 000 articles à l’heure, c’est l’objectif fixé. » Quand il y a moins de monde, Bénédicte fait le ménage ou de la mise en rayon. Pour la semaine du 23 mars, on leur a promis un bouclier de Plexiglas. Mais toujours pas de masques.

Netflix et YouTube réduisent leur trafic de données pour protéger internet

Face à l’augmentation massive de l’utilisation d’internet liée au confinement, la Commission européenne demande aux plateformes de divertissement de réduire leur trafic de données pour privilégier le télétravail et l’éducation. Netflix et YouTube ont accepté de jouer le jeu.

En conséquence direct du confinement général en Europe, la Commission européenne annonce que  » la demande en capacité internet a augmenté que ce soit pour le télétravail, le e-learning ou le divertissement « . Or, ce phénomène  » pourrait mettre les réseaux en péril à l’heure où il est justement nécessaire qu’ils soient aussi opérationnels que possible « .

La semaine dernière, Cloudflare révélait ainsi que le trafic internet en Italie a augmenté de 30% entre le 5 et le 12 mars 2020. L’usage des messageries en ligne a été multiplié par trois, le streaming de vidéo a doublé, les sites web d’actualité reçoivent jusqu’à 60% de trafic supplémentaire, et les jeux en ligne 20%.

De même, Heficed, fournisseur d’infrastructure réseau basé à Londres, révèle que la demande pour des serveurs internet parmi ses clients a augmenté de 30% à cause des changements d’usage liés au COVID-19. L’opérateur britannique BT a également constaté une augmentation du trafic entre 35 et 60%.

Dans ce contexte, Thierry Breton, Commissaire européen au Marché Intérieur, estime que  » les plateformes de streaming, les opérateurs telecom et les utilisateurs ont une responsabilité commune pour prendre des mesures afin d’assurer le fonctionnement d’internet pendant le combat contre la propagation du virus « .

Le Français s’est ainsi entretenu avec le CEO de Netflix, Reed Hastings, quant à cette situation. En réaction, le géant américain a accepté de réduire la qualité de son streaming vidéo en Europe pendant 30 jours afin de privilégier les applications plus  » sérieuses » telles que le travail et l’éducation.

Ceci devrait permettre de réduire le trafic Netflix sur les réseaux européens d’environ 25%, tout en maintenance une qualité de service convenable pour les utilisateurs. Ces mesures d’économie de données sont en cours de déploiement, mais les consommateurs européens ne devraient en voir l’impact que d’ici quelques jours.

Le 20 mars 2020, YouTube vient à son tour d’annoncer une réduction de la qualité de ses vidéos en Europe. Par défaut, les vidéos seront désormais proposées en définition standard par défaut. Rappelons que Google doit lui-même faire face au coronavirus, et que les modérateurs humains de YouTube ont été remplacés par des IA puisqu’ils ne peuvent plus venir travailler.

Covid-19 : les opérateurs européens confirment une hausse massive du trafic, mais restent confiants

Par ailleurs, la Commission européenne a demandé à l’Organe des régulateurs européens des communications électroniques (ORECE) de mettre en place un système de reporting d’utilisation de données afin d’alerter les opérateurs et les régulateurs en cas de potentiels problèmes de capacité de réseau. Rappelons également que les opérateurs européens coopèrent avec les gouvernements de plusieurs pays de l’UE en fournissant les données de localisation de leurs clients.

En Espagne, plusieurs opérateurs européens appellent les consommateurs à utiliser les réseaux de communication avec parcimonie. C’est notamment le cas d’Orange, MasMovil, Telefonica et Vodafone qui demandent à leurs clients de prioriser les applications de télétravail pendant la journée. Les réseaux seraient actuellement confrontés à une hausse de 40% du trafic.

Malgré la forte hausse du trafic liée au confinement, il est peu probable que le réseau s’effondre. Par exemple, la plateforme de switching de DE-CIX Frankfurt a une capacité de 54,1 Tbps ce qui représente 9 fois le pic de trafic de la semaine dernière.

De même, BT déclare que le trafic en journée, malgré l’augmentation massive, est toujours inférieur de moitié par rapport à l’usage en soirée et très loin de la capacité maximale du réseau. Vodafone et TalkTalk se montrent également rassurés auprès de BBC News. Pour l’heure, une panne de réseau ou un ralentissement n’est donc a priori pas à craindre en Europe

Qu’est-ce que la Business Intelligence? Transformer les données en informations commerciales

La Business Intelligence (BI) utilise des logiciels et des services pour transformer les données en informations exploitables qui éclairent les décisions commerciales d’une entreprise.

Définition de la Business Intelligence

La Business Intelligence (BI) utilise des logiciels et des services pour transformer les données en informations exploitables qui éclairent les décisions commerciales stratégiques et tactiques d’une organisation. Les outils de BI accèdent et analysent les ensembles de données et présentent les résultats analytiques dans des rapports, des résumés, des tableaux de bord, des graphiques, des graphiques et des cartes pour fournir aux utilisateurs des informations détaillées sur l’état de l’entreprise.

Le terme intelligence d’affaires fait également souvent référence à une gamme d’outils qui fournissent un accès rapide et facile à digérer aux informations sur l’état actuel d’une organisation, en fonction des données disponibles.

Exemples d’intelligence d’affaires

Le reporting est un aspect central de la Business Intelligence et le tableau de bord est peut-être l’outil de BI archétypique. Les tableaux de bord sont des applications logicielles hébergées qui rassemblent automatiquement les données disponibles dans des tableaux et des graphiques qui donnent une idée de l’état immédiat de l’entreprise.

Bien que la Business Intelligence ne dise pas aux utilisateurs métier quoi faire ou ce qui se passera s’ils suivent un certain cours, la BI ne concerne pas uniquement la génération de rapports. Au contraire, la BI offre aux utilisateurs un moyen d’examiner les données pour comprendre les tendances et obtenir des informations en rationalisant les efforts nécessaires pour rechercher, fusionner et interroger les données nécessaires pour prendre de bonnes décisions commerciales.

Par exemple, une entreprise qui souhaite mieux gérer sa chaîne d’approvisionnement a besoin de capacités BI pour déterminer où se produisent les retards et où existent des variabilités dans le processus d’expédition, explique Chris Hagans, vice-président des opérations de WCI Consulting, un cabinet de conseil axé sur la BI. Cette entreprise pourrait également utiliser ses capacités de BI pour découvrir quels produits sont le plus souvent retardés ou quels modes de transport sont le plus souvent impliqués dans les retards.

Selon Cindi Howson, vice-présidente de la recherche chez Gartner, une société de recherche et de conseil en informatique, les cas d’utilisation potentiels pour la BI vont au-delà des mesures de performance commerciale typiques, à savoir une amélioration des ventes et des coûts réduits. Elle souligne le système scolaire de Columbus, Ohio, et son succès en utilisant des outils de BI pour examiner de nombreux points de données – des taux de fréquentation aux performances des élèves – pour améliorer l’apprentissage des élèves et les taux de diplômés du secondaire.

Les fournisseurs de BI Tableau et G2 offrent également des exemples concrets de la façon dont les organisations peuvent utiliser les outils de Business Intelligence:

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Une organisation coopérative pourrait utiliser la BI pour garder une trace de l’acquisition et de la rétention des membres.

Les outils de BI peuvent générer automatiquement des rapports de vente et de livraison à partir des données CRM.

Une équipe commerciale pourrait utiliser la BI pour créer un tableau de bord indiquant où se trouvent les prospects de chaque représentant dans le pipeline des ventes.

Stratégie d’intelligence d’affaires

Dans le passé, les professionnels de l’informatique étaient les principaux utilisateurs des applications BI. Cependant, les outils de BI ont évolué pour devenir plus intuitifs et conviviaux, permettant à un grand nombre d’utilisateurs dans une variété de domaines organisationnels de puiser dans les outils.

Howson de Gartner différencie deux types de BI. Le premier est la BI traditionnelle ou classique, où les professionnels de l’informatique utilisent des données transactionnelles internes pour générer des rapports. La seconde est la BI moderne, où les utilisateurs professionnels interagissent avec des systèmes intuitifs et agiles pour analyser les données plus rapidement.

Howson explique que les organisations optent généralement pour la BI classique pour certains types de rapports, tels que les rapports réglementaires ou financiers, où la précision est primordiale et les questions et ensembles de données utilisés sont standard et prévisibles. Les organisations utilisent généralement des outils de BI modernes lorsque les utilisateurs métier ont besoin de comprendre des dynamiques en évolution rapide, telles que les événements marketing, dans lesquels la rapidité est plus importante que l’obtention de données 100% correctes.

Mais alors qu’une solide intelligence économique est essentielle pour prendre des décisions commerciales stratégiques, de nombreuses organisations peinent à mettre en œuvre des stratégies de BI efficaces, en raison de mauvaises pratiques en matière de données, d’erreurs tactiques et plus encore.

Logiciels et systèmes de Business Intelligence

Différents types d’outils entrent dans le cadre de la Business Intelligence. Le service de sélection de logiciels SelectHub décompose certaines des catégories et fonctionnalités les plus importantes:

Tableaux de bord

Visualisations

Rapports

Exploration de données

ETL (extraction-transfert-chargement – outils qui importent des données d’un magasin de données dans un autre)

OLAP (traitement analytique en ligne)

Parmi ces outils, SelectHub indique que les tableaux de bord et la visualisation sont de loin les plus populaires; ils offrent des résumés de données rapides et faciles à digérer qui sont au cœur de la proposition de valeur de BI.

Il y a des tonnes de fournisseurs et d’offres dans l’espace BI, et les parcourir peut devenir écrasant. Certains des principaux acteurs comprennent:

Tableau, une plateforme d’analyse en libre-service fournit une visualisation des données et peut s’intégrer à une gamme de sources de données, y compris Microsoft Azure SQL Data Warehouse et Excel

Splunk, une «plate-forme d’analyse guidée» capable de fournir une intelligence d’affaires et une analyse de données de niveau entreprise

Alteryx, qui mélange des analyses à partir d’une gamme de sources pour simplifier les flux de travail et fournir une multitude d’informations BI

Qlik, qui est basé sur la visualisation de données, la BI et l’analyse, fournissant une plateforme de BI étendue et évolutive

Domo, une plateforme basée sur le cloud qui propose des outils de business intelligence adaptés à diverses industries (telles que les services financiers, les soins de santé, la fabrication et l’éducation) et à des rôles (y compris les PDG, les ventes, les professionnels de la BI et les informaticiens)

Dundas BI, qui est principalement utilisé pour créer des tableaux de bord et des tableaux de bord, mais peut également effectuer des rapports standard et ad hoc

Google Data Studio, une version suralimentée de l’offre familière de Google Analytics

Einstein Analytics, la tentative de Salesforce.com d’améliorer la BI avec l’IA

Birst, un service basé sur le cloud dans lequel plusieurs instances du logiciel BI partagent un backend de données commun.

JavaScript contre Ruby contre Python. Qui gagne?

Pendant des années, JavaScript a été relégué au développement frontal, mis en cage dans nos navigateurs clients. Avec l’introduction de Node, JavaScript et toute sa gloire asynchrone ont pu se déplacer librement dans le monde du développement back-end, faisant du langage une véritable menace double.

Si vous envisagez de créer votre startup entièrement en JavaScript, vous devez tenir compte de ces avantages et inconvénients.

Avantages:

Grâce au moteur V8 hautement optimisé de Google et à la conception asynchrone intrinsèquement non bloquante de JavaScript, certaines tâches gérées par Node sont, dans certains cas, 20 fois plus rapides que les tâches gérées par Rails. Il suffit de demander à LinkedIn, qui a supprimé Rails et l’a remplacé par Node pour de meilleures performances selon leur étude de cas.

Les développeurs JavaScript sont une équipe de destruction d’une femme / homme. Pourquoi paralyser votre startup en plein essor avec des frais généraux lorsque vous pouvez embaucher un développeur JavaScript qui peut écrire à la fois votre application Web principale et frontale en JavaScript. Une fois que vous êtes prêt à créer votre application mobile, le développeur JavaScript peut utiliser React Native pour créer une application pleinement fonctionnelle. Aucun Swift ou Java requis.

Node est l’avenir. Vous voulez être en mesure de vendre le VC de l’évolutivité de votre entreprise et la popularité croissante de Node fournit un modèle de croissance stable.

Les inconvénients:

JavaScript peut se transformer en monstre spaghetti s’il n’est pas utilisé correctement. Juste Google « enfer de rappel » et vous verrez à quel point JavaScript peut devenir illisible lorsque les programmeurs ne programment pas de manière fonctionnelle. Cela peut entraîner une base de code difficile à maintenir.

Le nœud vient de sortir de la presse. De nombreux développeurs sont encore en train de passer de l’idée que JavaScript fait que les choses s’amusent sur le Web à l’idée que JavaScript est suffisamment robuste pour être implémenté en back-end. Ensuite, vous devez prendre en considération que Node, contrairement à Rails et Django, est simplement une plate-forme qui permet à JavaScript de s’exécuter en dehors du client. Les dépendances comme Express, MongoDB et Mongoo se doivent également être apprises. Cela signifie une pénurie de développeurs Node-savvy qualifiés.

Ruby sur les stéroïdes

Avec la montée en puissance de la super équipe Node / Express / React, le framework Ruby on Rails semble avoir diminué aux yeux des développeurs. Cela n’aide pas que Ruby lui-même soit récemment tombé au 8e rang du classement linguistique de RedMonk, le plus bas jamais atteint. Ensuite, vous avez l’essor du Machine Learning, du Big Data et de l’A.I., seuls quelques-uns des nombreux mots clés futuristes ont été répétés ad nauseam lors des événements clés de Google. Python a monopolisé ce domaine de recherche axé sur les données, ce qui a à son tour nui à la popularité de Ruby.

Cela étant dit, examinons les avantages et les inconvénients de Ruby.

Avantages:

Ruby possède l’une des communautés de développeurs les plus actives, ce qui signifie une excellente documentation et des dépendances open source incroyables, ou «gemmes». Vous voulez utiliser une bibliothèque React dans votre application Rails? Il y a un petit bijou pour ça!

Le code Ruby est simple, mais expansif. La philosophie rubyiste «il y a plus d’une façon de résoudre un problème» peut être un peu écrasante au début, mais une fois que vous maîtriserez quelques méthodes, vous serez impressionné par les outils apparemment innombrables à votre disposition. Dites adieu aux polyfills.

Je le jure, Harry Potter a inventé Rails. Avec une seule commande d’échafaudage de rails g, Rails générera votre modèle, les migrations pour ce modèle, le contrôleur et une vue. Pas besoin de créer manuellement des fichiers. Le routeur de Rails est excellent en raison de son niveau d’abstraction. Par exemple, vous pouvez imbriquer des itinéraires à l’aide d’un pseudo-langage hautement sémantique sans avoir à taper une longue chaîne époustouflante. Une fois que vous aurez appris toutes les nuances de Rail, vous dimensionnerez rapidement les projets.

Les inconvénients:

Ruby a une kryptonite majeure: les performances lentes.

L’écran rouge de la mort de Rails peut vous faire arracher les cheveux. Souvent, le débogage d’une application Rails peut provoquer des cauchemars en raison de sa nature abstraite. Une fois que la magie s’est dissipée, il vous reste de longs appels de pile et des dossiers imbriqués à parcourir.

Tango de Python avec Django Unchained

Jeff Knupp, un programmeur Python, a publié un excellent article qui explique habilement pourquoi Python gagne en popularité. Bref, le langage est un outil pour les statisticiens et a donné lieu à la description de poste de «data scientist». Les développements récents de l’apprentissage en profondeur, une technique qui modèle l’apprentissage automatique des réseaux neuronaux du cerveau, a ouvert le domaine de l’IA. Si votre startup va présenter toute forme d’intelligence, avoir une base de code Python peut être la voie à suivre.

Voici quelques avantages et inconvénients de Python:

Avantages:

Comme Ruby, Python est lisible. Il est également typé dynamiquement afin que les exceptions soient déclenchées, ce qui conduit à des processus de débogage plus indolores.

Python est idéal pour les tâches de calcul en raison de son protocole tampon, qui permet de construire des extensions C à partir de Python, qui peuvent ensuite être utilisées pour créer de puissantes bibliothèques de calcul.

Le framework Django est similaire à Rails dans la mesure où un développeur obtient tout ce dont il a besoin pour mettre à l’échelle une application web prête à l’emploi. L’avantage, cependant, est que le principe de Python selon lequel «explicite vaut mieux qu’implicite» signifie qu’il y a moins d’abstractions dans Django que Rails.

Les inconvénients:

En raison de sa concentration sur le calcul, Python n’est pas un démon de la vitesse. En fait, c’est une fraction plus lente que Ruby… de 0,7%

Python est restrictif. La frappe dynamique est à double tranchant en ce qu’elle provoque plus d’erreurs, dont la plupart n’apparaissent qu’au moment de l’exécution. Cela signifie un processus de développement plus long. Le compilateur applique également son propre style aux programmeurs, les forçant à indenter et à espacer correctement de peur qu’ils ne soient frappés par des messages d’erreur forts.

Coronavirus : au ministère du travail, la CGT menacée de poursuites pénales

Le torchon brûle entre la haute hiérarchie du ministère du travail et les représentants de la CGT implantés dans cette administration. Dans un courrier en date du jeudi 19 mars, dont Le Monde a eu connaissance, Yves Struillou, le responsable de la direction générale du travail (DGT), écrit à l’organisation syndicale pour lui indiquer qu’il saisira le parquet si elle ne retire pas des documents en relation avec « la gestion de la crise » sanitaire. Diffusés à l’attention des inspecteurs du travail, ces « modèles » posent un double problème, aux yeux de M. Struillou : ils véhiculent une « analyse gravement erronée » des règles relatives au droit de retrait et « sont assortis de l’en-tête officielle du ministère du travail », ce qui expose leurs utilisateurs à des poursuites pénales pour « contrefaçon (…) d’imprimés officiels ».

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Tout commence par un courriel envoyé mercredi par la CGT aux agents de l’inspection du travail. Il contient un tract intitulé « Protégeons les salarié-es avant les entreprises », ainsi que deux autres pièces – l’une qualifiée de « lettre type » tandis que l’autre porte la mention « constat d’exercice du droit de retrait coronavirus/Covid-19 ». En haut de chaque page, le logo de Marianne, sur fond tricolore. Pour la CGT, le but est de mettre à disposition des documents de référence qui pourront être employés afin d’« attester de l’insuffisance de mesures de protection mises en œuvre » par les employeurs. Il y a également un « modèle de courrier d’observations visant à solliciter » les entreprises sur « les mesures de protection » du personnel.

« Appel irresponsable »

Ces écrits sont de nature à induire en erreur les inspecteurs du travail, d’après M. Struillou. « L’appel que vous avez formulé à destination des agents “pour accompagner” les salariés est irresponsable », tonne-t-il. « Laisser croire à tout salarié que le document qui leur serait remis par un agent de contrôle sécuriserait juridiquement (…) l’exercice de leur droit de retrait n’est pas admissible au regard des conséquences », un usage abusif de ce droit pouvant se solder, notamment, par une « retenue » sur la fiche de paye. En outre, « la responsabilité personnelle » des fonctionnaires recourant à ces documents « pourrait être mise en cause », car ils sont susceptibles de se voir reprocher un « délit » – la « contrefaçon », donc. Les auteurs du tract « s’exposent également à des poursuites pénales », précise le patron de la DGT. C’est pourquoi celui-ci exhorte la CGT de « rapporter officiellement (…) les modèles » mis en circulation, faute de quoi le procureur de la République sera saisi.

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Les « accusations » lancées par M. Struillou sont « un peu ridicules », réagit Simon Picou, responsable du syndicat CGT au ministère du travail. Elles montrent, selon lui, que « les priorités de la DGT ne sont pas les nôtres » et débouchent sur des « menaces de sanctions disciplinaires et pénales ». Cet épisode illustre aussi « la stratégie jusqu’au-boutiste » du gouvernement, qui vise à « maintenir coûte que coûte les salariés au travail », en empêchant, au passage, les inspecteurs du travail « d’aider les salariés à faire valoir leur droit de retrait », dans un contexte de crise sanitaire sans précédent. Pour autant, la CGT ne souhaite pas engager de « bras de fer » : elle invite les agents à « ne pas reprendre tels quels » les documents incriminés, sachant que rien ne les empêche de s’en inspirer dans l’exercice de leurs missions.

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Coronavirus : « Le droit de retrait peut-il être un bouclier pour les travailleurs ? »

Le Louvre est resté fermé dimanche 1er mars en raison d’un droit de retrait du personnel, inquiet de l’épidémie causée par le coronavirus.
Le Louvre est resté fermé dimanche 1er mars en raison d’un droit de retrait du personnel, inquiet de l’épidémie causée par le coronavirus. Francois Mori / AP

Tribune. Hier, les personnels du Musée du Louvre et des chauffeurs de bus ; aujourd’hui, les facteurs mais aussi des CRS et des salariés de diverses entreprises… Tous veulent faire valoir leur droit de retrait en invoquant le non-respect des règles sanitaires dans le cadre de leur travail. Le droit de retrait peut-il effectivement jouer ce rôle de bouclier que les travailleurs espèrent mobiliser en période d’épidémie sanitaire ?

Pour rappel, ce droit procède de la loi du 23 décembre 1982 codifiée à l’article L.4131-1 du code du travail. Tout travailleur est en droit d’alerter son employeur « d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection ».

Il peut alors exercer son droit de retrait sans qu’aucune sanction, ni retenue sur salaire ne puisse lui être appliquée si les motifs qui fondent le retrait sont avérés. Initialement créé pour les salariés du secteur privé, le droit de retrait a été progressivement étendu aux agents de la fonction publique dans des conditions similaires.

La particularité de ce droit est de confronter les intérêts du travailleur à ceux de son employeur, de sorte qu’en cas d’échec de consensus entre les parties, l’issue finale ne peut reposer que sur la décision souveraine du juge.

Quatre conditions cumulatives sont nécessaires à sa mise en œuvre.

Menace d’un accident

« L’alerte » doit d’abord avoir été préalablement donnée à l’employeur pour que celui-ci ait la possibilité de remédier à la situation décrite. Ce n’est que si l’alerte a été actionnée que le retrait peut être effectué au risque de ne pas être reconnu, dans le cas contraire, et ultérieurement, par les tribunaux.

Il convient de noter que la deuxième condition est subjective, puisque le salarié ou l’agent doit avoir un « motif raisonnable de penser » le danger. Cette formule souple est à l’avantage du travailleur, elle signifie que le danger n’a pas besoin d’être caractérisé ou de s’être révélé, mais seulement d’être ressenti comme tel par celui qui l’invoque.

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Le danger doit enfin être « grave et imminent » : ces deux dernières conditions supposent d’abord que la survenance du danger soit très proche, puis que le degré de gravité du danger puisse être distingué du risque habituel mais aussi des conditions normales d’activité, et ce même si l’exercice du travail est pénible ou dangereux.

« Comment allons-nous payer les charges reportées ? » : des petits patrons rassurés par les mesures mais angoissés par l’avenir

Dans le quartier d’Oberkampf à Paris, un bar ferme ses portes dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars.
Dans le quartier d’Oberkampf à Paris, un bar ferme ses portes dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars. Benjamin Girette pour Le Monde / Benjamin Girette pour Le Monde

Empêcher le bateau de couler tout en cherchant le mode d’emploi des canots de sauvetage. Pour les patrons de toutes petites entreprises, de PME, les indépendants ou les commerçants, le quotidien ressemble depuis quelques jours à un remake du Titanic. Si les nombreuses mesures instaurées dans des délais record par le gouvernement ont plutôt rassuré dans un premier temps, leur mise en œuvre sur le terrain se heurte à des questions auxquelles les chefs d’entreprise ont parfois du mal à trouver des réponses.

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Preuve des multiples interrogations qui les assaillent, une webconférence, organisée le 12 mars, par la chambre de commerce des Hauts-de-France a réuni 80 000 participants. « A ce jour, sur les 3 millions d’entreprises présentes sur le territoire, plusieurs dizaines de milliers d’entre elles ont pris contact avec nous », confirme Pierre Goguet, président de CCI France, dont le réseau des chambres de commerce a été désigné par l’exécutif pour être l’interlocuteur de premier plan des entreprises sur le terrain. « D’ailleurs, aujourd’hui, dans les chambres de commerce, nous ne faisons plus que cela. »

Bugs informatiques

Les demandes de chômage partiel ont elles aussi flambé en quelques jours : les services du ministère du travail avaient été sollicités, mardi 17 mars, en fin de journée, par 21 000 entreprises pour un total de 400 000 salariés concernés. Mal dimensionné pour une crise de cette ampleur, le dispositif a d’ailleurs connu quelques bugs informatiques qui ont ralenti le traitement des dossiers et donné des sueurs froides aux chefs d’entreprise.

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« Nous n’avons pas reçu les codes nécessaires pour nous inscrire sur le site, relate ainsi Karine Gallet, propriétaire de deux hôtels à La Rochelle et à la tête d’une équipe de sept personnes. Je m’inquiète, car si cela prend du retard, il faudra que je fasse l’avance des salaires en fin de mois… alors que mes deux hôtels sont fermés et que je n’ai aucune recette. »

« Les problèmes informatiques ont été circonscrits et la difficulté est en train de se débloquer », a assuré Pierre Goguet, à l’issue de la réunion de la task force économique, jeudi 19 mars, réunie autour du président de la République et du premier ministre. Mme Gallet n’est pas seule dans sa situation. « La première inquiétude porte sur les trésoreries », rapporte Pierre Minodier, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD), au lendemain d’une réunion de ses adhérents, « très angoissés », selon lui. De l’avis général, sur le terrain, les banques « jouent le jeu » de la renégociation des crédits, alors que les services fiscaux et sociaux enregistrent sans ciller les demandes de report des échéances.