Le PDG d’Orange prêt à lâcher la direction générale mais pas la présidence du groupe

Le patron d’Orange, Stéphane Richard, le 3 février 2016 à Paris.

Le président-directeur général (PDG) d’Orange, Stéphane Richard, dont le mandat à la tête de l’opérateur téléphonique arrive à son terme à la mi-2022, a formulé dans Le Journal du dimanche le « souhait personnel » de rester président du groupe après cette date, en dissociant la fonction de directeur général. « Rester dans le groupe en tant que président dans une gouvernance renouvelée et dissociée est mon souhait personnel, mais ce sera bien sûr au conseil d’administration d’en décider », a-t-il déclaré dans l’hebdomadaire.

« Assurer la présidence du conseil est une fonction qui me prend de plus en plus de temps », ajoute-t-il.

« J’observe parallèlement que les évolutions récentes dans la gouvernance des sociétés du CAC 40 ont conduit à scinder les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général. Je pense que c’est une bonne chose, si le tandem fonctionne. Il reviendra naturellement aux actionnaires d’Orange d’en décider le moment venu. »

Le géant français des télécoms, qui a accusé une perte nette de 2,76 milliards d’euros au premier semestre, en raison principalement d’une dépréciation d’actifs en Espagne, a pour premier actionnaire l’Etat français, qui détient 23 % du capital du groupe et 29,43 % des droits de vote en Assemblée générale.

Sérénité face à l’affaire Tapie

Orange s’est récemment retrouvé pointé du doigt par le gouvernement à la suite d’un vaste dysfonctionnement du système des numéros d’urgence en France le 2 juin, rendant pour beaucoup de Français inaccessibles ou joignables seulement après de multiples tentatives les 15, 17, 18 et 112.

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Stéphane Richard, PDG d’Orange depuis 2011, a en outre affiché sa sérénité avant que la cour d’appel de Paris ne rende sa décision, au début d’octobre, dans l’affaire Bernard Tapie, dans laquelle il est accusé de « complicité d’escroquerie » et « complicité de détournement de fonds publics ».

« J’espère être relaxé, comme en première instance », a-t-il déclaré au JDD. « S’il devait y avoir condamnation, le conseil d’administration et moi-même examinerions immédiatement la situation et nous prendrions les décisions qui s’imposent dans l’intérêt d’Orange. »

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Le Monde avec AFP