La vaccination anti-Covid fait son entrée en entreprise

Alors que la vaccination contre le Covid-19 en entreprise n’était pas envisagée avant le printemps, avec l’ensemble de la population, le ministère du travail accélère le calendrier. La direction générale du travail (DGT) a informé les médecins du travail qu’ils pourraient, dès le jeudi 25 février, lancer la campagne au moyen du vaccin d’AstraZeneca pour une première catégorie de personnel : les salariés de 50 à 64 ans « atteints de comorbidité » (hypertension compliquée, diabète non équilibré, obésité, cancers sous traitement, etc.). Cette tranche d’âge compte au total près de 8 millions de salariés, selon l’Insee.

La vaccination ne peut s’organiser que sur la base du volontariat et dans le strict respect de la confidentialité « vis-à-vis des employeurs », indique la DGT. Les entreprises doivent informer l’ensemble des salariés de la possibilité de se faire vacciner, y compris ceux qui sont en chômage partiel ou en télétravail, mais aucune « convocation individuelle » ne peut être « transmise sous couvert du chef d’entreprise ».

Organisation « transversale »

Le choix est à l’initiative du salarié. « Les personnes de plus de 50 ans concernées par les pathologies ciblées devront effectuer d’elles-mêmes la démarche de se rapprocher du SST [service de santé au travail] en vue d’une vaccination. » Et la non-vaccination ne peut pas devenir un motif d’exclusion de l’entreprise : « Aucune décision d’inaptitude ne peut être (…) tirée du seul refus du salarié de se faire vacciner », précise la DGT.

Toutes les entreprises sont concernées. Les services de santé au travail présents sur tout le territoire sont implantés soit au sein d’une entreprise, soit dans des centres extérieurs. A titre d’exemple, le service aux entreprises pour la santé au travail (SEST) d’Ile-de-France, qui compte 6 500 entreprises adhérentes pour 100 000 salariés, est déployé dans neuf centres d’Ile-de France, des Hauts-de-Seine au Val-de-Marne.

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La campagne de vaccination est envisagée de préférence « dans les locaux du service [de santé au travail] et non dans des locaux sis au sein des entreprises », écrit la DGT, qui conçoit que l’organisation soit « transversale » avec les médecins disponibles qui vaccineraient tous les salariés volontaires, « plutôt que de demander à chaque médecin de gérer les demandes des travailleurs de l’effectif qu’il a en charge ». C’est le médecin du travail qui indiquera au salarié dans quel centre il doit se rendre.

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