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Formation des chômeurs : la Cour des comptes étrille le bilan de François Hollande

La Cour des comptes vient, une fois de plus, de démontrer sa capacité à étriller l’Etat quand son action donne de piètres résultats. Dans un rapport rendu public mercredi 4 juillet, la haute juridiction porte une appréciation extrêmement sévère sur une des initiatives-phares en matière d’emploi de François Hollande, lorsqu’il était à l’Elysée : le plan de 500 000 formations supplémentaires en faveur des chômeurs.

Lancé début 2016 en grande pompe, ce programme « concentre, à maints égards, de nombreux exemples de ce qui ne devrait pas être fait », écrivent les magistrats. Rien ou presque ne trouve grâce à leurs yeux, entre le « calendrier irréaliste », les « cofinancements incertains » et les « besoins mal définis ».

Pourtant, le « plan 500 000 » affichait des ambitions inégalées. Il s’agissait de parvenir à un million d’entrées en formation pour les demandeurs d’emploi, en 2016, soit deux fois plus qu’en 2015. Une « attention particulière » devait être accordée aux personnes peu ou pas qualifiées ainsi qu’aux chômeurs de longue durée. Et les stages étaient censés mettre l’accent sur les « nouveaux métiers » liés à la transition énergétique et à la transformation numérique.

Objectifs « atteints »

Sur le plan quantitatif, les objectifs ont été « atteints », constate le rapport : un peu plus d’un million d’actions de formation ont été dénombrées en 2016, au prix parfois d’artifices puisque dans deux régions, « ce sont les inscriptions, et non les entrées en stage, qui ont été comptabilisées à fin 2016 ». En outre, le pourcentage de chômeurs accédant à la formation s’est accru, cette année-là, de 4,6 points. Et les personnes âgées d’au moins 45 ans, à la recherche d’un poste, ont, « comparativement [aux autres] un peu plus bénéficié » du programme.

Pour autant, enchaîne la Cour, « le taux d’insertion dans l’emploi ne s’est pas amélioré avec le plan…

Conditions de travail dans le transport : les Européens incapables de se mettre d’accord

A Chamonix (Haute-Savoie), en direction de l’Italie, en avril 2017.

S’il fallait encore une preuve du fossé qui s’est creusé entre l’Est et l’Ouest, le Parlement européen en a donné une démonstration éclatante, mercredi 4 juillet, en rejetant trois textes, pourtant issus d’un long travail de négociation au sein de la commission spéciale sur le transport de l’hémicycle strasbourgeois.

Les eurodéputés avaient à se prononcer sur des propositions de loi de l’Union remettant à plat les conditions de travail dans le transport, envisageant notamment les modalités d’application de la directive révisée sur le travail détaché (même salaire sur un même lieu de travail) à ce secteur où, par essence, les travailleurs sont ultramobiles.

Mais, entre les élus de l’Ouest, davantage soucieux des intérêts et des conditions de travail des chauffeurs, et ceux de l’Est, du Nord, mais aussi d’Espagne et du Portugal, obnubilés par la compétitivité de leurs routiers, la discussion a, ces derniers mois, tourné au dialogue de sourds. « Même sur la migration, nous parvenons à adopter des positions communes, ici, au Parlement, c’est dire ! », soulignait une source parlementaire, mercredi.

Début juin, à l’issue d’un vote préliminaire très serré en commission transport, l’Est et les Etats « périphériques » étaient parvenus à prendre l’avantage d’une très courte tête. Ils avaient obtenu qu’un conducteur effectuant une livraison « internationale » (traversant plusieurs pays de l’Union) soit totalement exempté du détachement.

Reprendre tout le travail à zéro

Rien n’obligerait, donc, son employeur à le rémunérer selon les normes des différents pays traversés durant son temps de trajet sur ces territoires. Le repos des chauffeurs « en cabine » était autorisé, à condition que les parkings soient « de qualité », alors que les élus français s’opposaient totalement à une telle flexibilité.

Outrés (et pratiquement tous partis politiques confondus), les élus français ou allemands ont travaillé à renverser…