SNCF : la direction veut faire accepter aux syndicats des augmentations très en deçà de leurs revendications

Au terme de plusieurs semaines de négociations annuelles obligatoires (NAO), les premières depuis l’arrivée de Jean Castex à sa tête, la SNCF a proposé, mardi 13 janvier, aux organisations syndicales une augmentation pour 2026 qu’elle évalue à 2,56 % en moyenne. Ce chiffre est certes bien supérieur à l’inflation (1,3 %) mais il est très en deçà des revendications exprimées.
Les quatre centrales représentatives des cheminots (CGT, CFDT, SUD-Rail et UNSA) ont jusqu’au mardi 27 janvier pour se prononcer. L’accord entrera en vigueur si – et seulement si – deux d’entre elles le paraphent, prévient Philippe Bru, directeur des ressources humaines de la compagnie ferroviaire. Dans le cas contraire, aucune des mesures ne s’appliquera, à l’exception de la promesse qu’aucun salaire ne soit inférieur au smic plus 10 % (un peu plus de 2 000 euros brut mensuels).
A prendre ou à laisser, donc. Mais avant cela, les organisations doivent étudier en détail l’addition de mécanismes divers, certains déjà prévus par les grilles de salaires, permettant à la direction d’avancer ce chiffre de 2,56 %. Car, en guise d’augmentation générale, les cheminots ne pourront compter que sur 0,25 % en juillet et 0,25 % en octobre. Soit, selon les calculs de SUD-Rail, une hausse de 0,2 % lissée sur l’année complète.
Il vous reste 70.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.