Pour soutenir l’emploi des jeunes, le Sénat défend une prime à l’embauche plus large

Pour soutenir l’emploi des jeunes, le Sénat défend une prime à l’embauche plus large

Le Sénat se place du côté des personnes affectées par la crise. Il a voté, dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 juillet, une prime à l’embauche, notamment des jeunes, plus large que celle défendue par le gouvernement, ainsi qu’en faveur de « bons d’achat » pour les foyers modestes utilisables dans les secteurs du tourisme et des loisirs.

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Ces deux amendements, présentés par le rapporteur Les Républicains (LR) Albéric de Montgolfier au nom de la commission des finances et adoptés contre l’avis du gouvernement, ont peu de chances de résister à la navette parlementaire. Mais ils alimentent le débat sur la réponse face à la crise, en plein examen du troisième projet de loi de finances rectificative.

Le premier dispositif, évalué à 400 millions d’euros, propose aux entreprises de moins de 250 salariés une prime à l’embauche pour tout CDI ou CDD de plus de six mois, d’un montant de 4 000 euros maximum sur deux ans. Avec une majoration de 50 % pour l’embauche de jeunes de moins de 26 ans en sortie de formation initiale, soit 6 000 euros.

Hormis pour les jeunes, pour lesquels il n’y aurait pas de plafond, le bénéfice d’une telle prime serait limité aux embauches de salariés jusqu’à 1,6 SMIC.

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Le ministre des comptes publics Olivier Dussopt a contesté une prime « trop large », attribuée « quel que soit l’âge » et a appelé les sénateurs à « se rallier à l’amendement » du gouvernement sur l’emploi des jeunes, attendu dimanche au Sénat.

Le gouvernement opposé aux bons d’achat

Albéric de Montgolfier (LR) a ensuite brièvement défendu une mesure de bons d’achat ou de chèques loisirs de 400 euros pour 6 millions de foyers modestes, dans leurs activités culturelles et touristiques, y compris pour des prestations hôtelières ou dans la restauration.

Le Sénat, à majorité de droite, a voté ce dispositif de 2,4 milliards d’euros contre l’avis du gouvernement.

« Pour les ménages les plus modestes, nous avons clairement préféré affecter les moyens dont nous disposons au financement de l’activité partielle et du fonds de solidarité avec l’objectif de préserver l’emploi et les compétences d’un maximum de Français », a réagi le ministre Olivier Dussopt, opposé à cet amendement.

Le Monde avec AFP

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LJD

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