KLM compte supprimer de 800 à 1 000 emplois supplémentaires

Des avions sous pavillon KLM, le 2 avril 2020.

Six mois après avoir annoncé la suppression de 5 000 emplois, la compagnie aérienne néerlandaise KLM veut supprimer de 800 à 1 000 emplois supplémentaires. La branche néerlandaise d’Air France-KLM justifie ces suppressions d’emplois par la crise que traverse le secteur du fait de l’épidémie de Covid-19, a annoncé la compagnie, jeudi 21 janvier, dans un communiqué.

« KLM se voit dans l’obligation d’ajuster d’avantage la taille de l’entreprise », écrit la compagnie néerlandaise. « La réalité est que la relance prend beaucoup plus de temps que prévu, en particulier sur les destinations long-courriers, notamment en raison des restrictions internationales de voyage, récentes ou encore en cours », a-t-elle ajouté. « Cela veut dire que KLM doit encore supprimer 800 à 1 000 emplois supplémentaires. »

Il s’agit, selon la compagnie, de 500 postes de personnel de cabine, 100 postes d’équipage de cockpit et entre 200 et 400 postes de personnel au sol.

3,4 milliards d’euros d’aide du gouvernement néerlandais

Cité dans le communiqué, le PDG de KLM, Pieter Elbers, a déclaré que les récentes restrictions annoncées par le gouvernement néerlandais sur les vols vers les Pays-Bas « s’ajoutent » aux problèmes de la compagnie aérienne, sans pour autant être la cause directe des nouvelles suppressions d’emplois.

Les mesures comprennent une interdiction des vols vers les Pays-Bas depuis la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud et l’Amérique du Sud. Selon les médias néerlandais, KLM a également été contrainte de suspendre certains itinéraires long-courriers car de nouveaux tests Covid-19 obligatoires annoncés par le gouvernement néerlandais rendraient difficiles les déplacements de ses équipages.

En 2020, KLM a enregistré d’énormes pertes, en dépit d’un soutien du gouvernement néerlandais à hauteur de 3,4 milliards d’euros. Afin d’obtenir l’aide du gouvernement, les pilotes de la compagnie avaient été contraints en novembre d’accepter une réduction de leur salaire sur les cinq prochaines années.

Le Monde avec AFP