En 2021, les employeurs sont invités à plus de générosité

Si les enveloppes budgétaires consacrées aux augmentations salariales risquent d’être plutôt minces cette année, plusieurs changements législatifs entrant en vigueur en 2021 (exonérations d’impôts et de cotisations) pourront bénéficier aux salariés si les employeurs s’en saisissent.

Augmentation des remises accordées aux salariés sur les invendus : nourriture, ameublement, véhicules de transport… les produits que l’entreprise vend à ses salariés à un tarif préférentiel ont toujours bénéficié d’une tolérance en matière de cotisations sociales, dans la mesure où la réduction ne dépassait pas 30 % du prix de vente public normal. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire entend développer cette pratique, permettant aux employeurs d’écouler leurs invendus au bénéfice de leurs salariés. Depuis le 1er janvier, la réduction peut atteindre 50 % du prix affiché tout en étant exonérée de cotisations sociales.

Extension du forfait « mobilités durables » : depuis mai 2020, les employeurs du secteur privé peuvent soutenir financièrement leurs salariés qui utilisent des transports « doux » pour se rendre au travail (vélo, trottinette, covoiturage…). S’ils se décident à verser une prime – qui était jusqu’alors exonérée d’impôts sur le revenu et de cotisations sociales jusqu’à 400 euros annuels, déduction faite de la prise en charge de l’abonnement aux transports en commun et des éventuels frais de carburant –, la loi des finances pour 2021 porte le plafond de cette exonération de 400 à 500 euros dès cette année.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Quelles revalorisations en 2021 pour les retraites, le smic, les allocations familiales, le RSA ?

De leur côté, les fonctionnaires d’Etat peuvent également bénéficier d’un forfait « mobilités durables » depuis mai dernier. Deux décrets parus en décembre 2020 sont venus préciser les modalités de versement aux agents territoriaux et hospitaliers.

Pour les trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière), le montant est limité à 200 euros annuels, en excluant le remboursement mensuel de leurs frais de transports publics ou d’abonnement à un service public de location de vélos.

Concernant les futurs parents : le congé paternité passera de 11 à 25 jours, dont 7 jours obligatoires dès le 1er juillet 2021. C’est la mesure phare de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021. Le congé pour adoption sera aussi allongé de 10 à 16 semaines pour les familles n’ayant pas d’enfant ou un seul enfant à charge. Enfin, le versement de la prime de naissance par la caisse d’allocations familiales sera avancé au septième mois de grossesse, au lieu du deuxième mois après l’accouchement.

Il vous reste 28.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.