Contrats d’insertion, service civique… quatre nouvelles mesures pour l’emploi des jeunes

Contrats d’insertion, service civique… quatre nouvelles mesures pour l’emploi des jeunes

Tout mettre en œuvre pour conjurer le risque d’une génération sacrifiée. Durant son entretien télévisé, Emmanuel Macron a dévoilé, mardi 14 juillet, quatre nouvelles mesures en faveur de l’emploi des jeunes. Une thématique que le chef de l’Etat a placée au faîte de ses préoccupations. « Notre jeunesse, ça doit être la priorité de cette relance », a-t-il martelé.

L’objectif est de ne laisser aucun individu de moins de 25 ans sans solution à la rentrée. Un tel volontarisme tient au fait qu’ils seront environ 700 000, en septembre, à postuler pour un emploi, dans un contexte sinistré – les opportunités de recrutements s’étant contractées sous l’effet de la récession. Voulant prévenir une flambée du chômage chez ceux qui commencent leur vie active, le président de la République et son gouvernement prennent donc des décisions, qui s’ajoutent à celles déjà annoncées, début juin, en faveur des apprentis.

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Premier axe : diminuer le coût du travail pour que les entreprises fassent appel à des jeunes. Dans cette optique va être instauré « un dispositif exceptionnel d’exonération des charges (…), en particulier pour les faibles qualifications et les emplois [rémunérés] jusqu’à 1,6 smic », a promis le chef de l’Etat. Ce mécanisme « durera un à deux ans » et fera l’objet d’évaluations, a-t-il ajouté. Une autre option – la prime à l’embauche – avait été envisagée, mais elle a donc été abandonnée au profit d’une exemption de cotisations, qui présente le mérite, selon une source au sein de l’exécutif, d’être simple et « automatique » dans l’esprit des patrons.

Cet allégement des prélèvements s’appliquera-t-il à des salariés de moins de 25 ans ou un peu plus âgés ? Concernera-t-il ceux qui exercent déjà une activité ou seulement ceux qui signeront un contrat de travail prochainement ? De larges zones d’ombre demeurent, ce qui inspire des réactions prudentes dans le monde patronal. « Nous attendions une mesure qui produise un effet-choc, confie Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef. A ce stade, il est difficile d’apprécier l’impact de l’annonce faite par le président de la République, ce qui nous inquiète un peu. Il faudra que des précisions soient données pour que nous puissions nous prononcer. »

M. Roux de Bézieux regrette, par ailleurs, que l’exonération cesse de jouer pour les rémunérations supérieures à 1,6 smic car un tel paramètre « va exclure les plus hauts diplômés du supérieur » – ceux-ci percevant bien souvent un salaire supérieur au seuil fixé. Président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin exprime une forme de réserve : l’emploi, souligne-t-il, est tributaire de « l’activité des entreprises » – donc de leurs carnets de commandes. Le plus important est d’offrir des « perspectives » claires aux dirigeants de sociétés, ce qui n’est pas encore tout à fait le cas, à ses yeux.

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LJD

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