« C’est difficile d’admettre qu’il ne se fera bientôt plus de papier ici » : en Dorgogne, les Papeteries de Condat reprises par le groupe français SPB

« C’est difficile d’admettre qu’il ne se fera bientôt plus de papier ici » : en Dorgogne, les Papeteries de Condat reprises par le groupe français SPB

Une manifestation devant les Papeteries de Condat, au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), le 4 février 2026.

A l’entrée des Papeteries de Condat, au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), l’agent de sécurité est toujours à son poste, mais il n’a plus souvent l’occasion d’en relever les barrières de sécurité. Les dernières bobines de papier glassine, qui servaient à fabriquer les étiquettes adhésives, ont quitté l’usine le 27 février, quelques heures avant que le tribunal de commerce de Bordeaux n’acte la reprise du site, pour 1 million d’euros, par la Société de participation de la Braye (SPB). Le groupe basé à Evreux a une activité qui s’apparente à celle d’un courtier en immobilier industriel.

Deux entreprises étaient en lice pour reprendre les Papeteries de Condat, mises en vente le 13 octobre 2025 par Lecta, un groupe papetier européen, dont le siège est à Barcelone, en Espagne : SPB, donc, et le groupe international Finesta. Cette holding tchèque, spécialisée dans le développement d’activités industrielles et énergétiques, avait été approchée par Condat Papers, la société coopérative d’intérêt collectif lancée par la CGT trois jours après l’annonce de Lecta. Elle envisageait de maintenir la production de papier glassine sur le site et de reprendre les 200 salariés qui y travaillaient. Et évoquait même la possibilité de relancer la ligne 4, sur laquelle était fabriqué le papier couché jusqu’à sa fermeture en décembre 2023.

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LJD

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