D’Apt à Sciences Po, le voyage d’une transfuge de classe
Dans « Illégitimes », Nesrine Slaoui, 26 ans, fille d’immigrés marocains, raconte son ascension sociale. Ce premier ouvrage intime pose un regard désabusé sur le principe de méritocratie.
Dans « Illégitimes », Nesrine Slaoui, 26 ans, fille d’immigrés marocains, raconte son ascension sociale. Ce premier ouvrage intime pose un regard désabusé sur le principe de méritocratie.
Soutien scolaire, marches pour le climat, collages féministes, aide aux migrants, prises de parole sur les réseaux sociaux… Loin des partis traditionnels, la jeunesse française invente d’autres formes d’engagement. Une tendance que la crise due au Covid-19 a renforcée.
L’étudiante sénégalaise, disparue depuis le 4 janvier, a fait savoir qu’elle allait bien, tout en prévenant qu’il ne fallait pas chercher d’« explication rationnelle » à son acte.
Répondant à Olivier Esteves qui dénonce, dans une tribune au « Monde », les privilèges des classes préparatoires sur l’université face à la crise sanitaire, le professeur de géopolitique Alain Joyeux dénonce un propos caricatural qui fait fi de la complémentarité de ces deux lieux d’enseignement.
Lors d’une rencontre avec des étudiants à l’université Paris-Saclay, jeudi dans l’Essonne, le chef de l’Etat a annoncé plusieurs mesures pour améliorer le quotidien et réduire la précarité des jeunes dans les universités.
Si les universités américaines ont réussi le pari d’une transition pédagogique en ligne, le système universitaire français fait au contraire les frais de son manque de souplesse, estime, dans une tribune au « Monde », Loriane Lafont, doctorante en langue et littérature françaises à l’université de Chicago.
Alors que débute le second semestre universitaire, élèves et enseignants vivent leur première rentrée en « distanciel ». Mais sans la dimension charnelle de l’expérience pédagogique, l’enseignement est dénaturé, déplore, dans une tribune au « Monde », Céline Letemplé, professeure d’anglais.
Privés depuis plus de deux mois de cours en « présentiel », contrairement aux élèves des lycées, des classes prépa ou des BTS, de nombreux étudiants éprouvent un sentiment d’injustice et entendaient le faire savoir mercredi.
Des élèves issus des couches les plus favorisées de la société et résidant en Ile-de-France : le vivier de recrutement de ces établissements n’a pas bougé, indique une vaste étude menée par un laboratoire de l’Ecole d’économie de Paris.
Les étudiants, plongés dans une profonde solitude depuis des mois, se mobilisent pour attirer le regard des pouvoirs publics, entre lettre ouverte à Emmanuel Macron et témoignages en ligne.