Transparence salariale : le gouvernement dévoile son projet

Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, lors d’une conférence sur le travail et les retraites, au ministère du travail, à Paris, le 4 novembre 2025.

La France est en retard, mais le gouvernement avance enfin sur la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale. Deux jours avant la Journée internationale des droits des femmes, dimanche 8 mars, pour laquelle la CGT a appelé à manifester, le ministère du travail a envoyé une première version du projet de loi aux partenaires sociaux et aux parlementaires. Le texte fera encore l’objet d’une dernière réunion de concertation avec les organisations patronales et celles de salariés le 19 mars.

Afin de lutter contre les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes, une directive européenne pour la transparence salariale a été adoptée en mai 2023. Les pays de l’Union européenne (UE) ont jusqu’au 7 juin pour la transposer. Il est d’ores et déjà acquis que la France ne pourra pas tenir les délais. Compte tenu de la pause liée aux élections municipales de mars et d’un calendrier parlementaire particulièrement embouteillé, aucune date n’a encore été communiquée pour le début de l’examen du projet de loi au Parlement. « On essaie de trouver un créneau pour être au plus proche des échéances de transposition de la directive », rapporte l’entourage du ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou.

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Avec plusieurs dizaines de milliers d’emplois détruits, la santé de l’économie américaine inquiète

UN cabinet de recrutement Workforce Solutions, à Plano (Texas), le 30 octobre 2025.

Donald Trump a beau focaliser toute son attention sur la guerre contre l’Iran, l’économie américaine ne cesse de le rattraper par la manche. Le Bureau des statistiques du travail (Bureau of Labor Statistics, BLS) a publié, vendredi 6 mars, de très mauvais chiffres de l’emploi pour le mois de février : 92 000 « jobs » ont été détruits par rapport à janvier, quand les analystes tablaient sur 50 000, et le taux de chômage a légèrement progressé, pour atteindre 4,4 %. La nouvelle est inquiétante pour l’administration américaine, alors que l’inflation, aujourd’hui de 2,4 %, pourrait remonter dans les semaines à venir, avec l’augmentation du baril de pétrole liée au conflit.

Ce plongeon de l’emploi en février suit un net rebond en janvier, qui avait été salué par la Maison Blanche comme une reprise annoncée du marché du travail, après une année 2025 plus que morose. Le président et son entourage ne se sont pas précipités vendredi pour commenter ce contrecoup. D’autant plus que les données des deux mois précédents sont revues nettement à la baisse. De 48 000 créations d’emplois en décembre, on passe désormais à 17 000 destructions de postes (soit une correction de 65 000 postes). L’excellent mois de janvier est revu plus modestement à la baisse, passant de 130 000 à 126 000 créations d’emplois (– 4 000).

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