Ubisoft, le géant français du jeu vidéo, confronté à trois jours de grève

« Assassin’s Creed : Shadows », jeu d’aventure d’Ubisoft dont l’action se situe au Japon à l’époque médiévale, est sorti le 20 mars 2025.

Les syndicats français d’Ubisoft appellent à une grève « massive et internationale », du 10 au 12 février, touchant l’ensemble des salariés du spécialiste français des jeux vidéo. L’appel a été lancé le 27 janvier, après l’annonce par la direction d’une vaste réorganisation jugée brutale par les représentants du personnel. Au cœur des tensions : l’annulation de projets, la remise en cause du télétravail et un plan de départs volontaires de 200 employés de son siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne), soit 5 % de ses effectifs en France.

Le mouvement commencera mardi 10 février, devant les studios de Montpellier, Bordeaux, Lyon et d’Annecy. Les salariés franciliens grévistes se rassembleront ensuite à Saint-Mandé, devant le siège du groupe fondé en 1986 par cinq frères bretons et toujours dirigé par l’un d’entre eux, Yves Guillemot. En revanche, les syndicats n’ont pas communiqué sur les actions prévues dans d’autres entités à l’étranger.

L’action est coordonnée par la CGT, la CFE-CGC, Solidaires-Informatique, Printemps écologique et le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo. Tous déplorent des décisions prises sans concertation réelle ainsi qu’une direction jugée sourde au dialogue social.

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Lutte contre la fraude sociale : le gouvernement veut durcir sa réforme

 Jean-Pierre Farandou, ministre du travail, à l’Assemblée nationale, le 4 février 2026.

Le gouvernement envisage de renforcer un peu plus l’arsenal contre ceux qui trompent le système de solidarité. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 8 février, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, se dit « favorable » à la suspension du versement des allocations-chômage en cas de « suspicion sérieuse de fraude » – « c’est-à-dire avec des éléments probants ». Son propos signifie que l’exécutif entend durcir le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, débattu depuis l’automne 2025 au Parlement et sur lequel les députés doivent se pencher, en séance, à partir du 24 février.

Par rapport à la version initiale du texte, une mesure nouvelle – au moins – serait ajoutée, reprenant, en partie, un amendement voté au Sénat en novembre 2025. Il s’agit de compléter « le droit en couvrant la situation des allocataires en recherche d’emploi », précise-t-on au cabinet de M. Farandou, qui affirme que la législation prévoit déjà cette possibilité d’interrompre momentanément le paiement pour d’autres prestations. « Si des allocataires ne répondent pas aux mises en demeure de France Travail [l’opérateur qui verse les indemnisations] ou s’il existe des éléments probants de fraudes, nous pourrons désormais suspendre jusqu’à trois mois », poursuit l’entourage du ministre. Celui-ci fait valoir que les personnes concernées auront « la possibilité d’apporter des éléments qui viennent contredire les preuves de France Travail et dans ce cas la suspension sera levée rapidement ».

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