Rachat de SFR : la perspective d’une offre améliorée fait surface, les salariés des boutiques s’inquiètent

Devant une boutique de l’opérateur de téléphonie SFR, à Paris, le 15 octobre 2025.

La vente de SFR est relancée. Orange, Bouygues Telecom et Free passent désormais au crible les comptes de l’opérateur au carré rouge, qu’ils rêvent de racheter afin de le faire disparaître pour réduire la concurrence et doper leurs profits. Préalable indispensable à toute offre ferme, cette analyse minutieuse des informations commerciales, financières, contractuelles et fiscales d’Altice France, la maison mère de SFR, a débuté début janvier, a précisé le trio, jeudi 22 janvier, dans un communiqué commun.

Cette étape témoigne, au minimum, d’un certain réchauffement des relations entre Patrick Drahi, le propriétaire du numéro deux français des télécoms, et ses rivaux : le milliardaire franco-israélien s’était refusé, jusqu’alors, à leur ouvrir ses comptes, après avoir balayé leur première offre, non engageante, de 17 milliards d’euros, le 14 octobre 2025, jugée très en deçà de ses attentes. Or, selon une source proche des négociations, Orange, Bouygues Telecom et Free (dont le propriétaire, Xavier Niel, est actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde) ont toujours considéré ce travail d’analyse comme essentiel pour envisager une éventuelle offre améliorée. L’objectif de ces audits : se rassurer – ou se protéger – de la présence d’éventuels « contrats, litiges ou autres éléments comportant des risques », faisait valoir cette même source, en novembre 2025.

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Le congé de paternité plébiscité par les hommes

Un père et sa fille, quelques instants après la naissance, dans le service de maternité d’un hôpital parisien, le 29 juin 2022.

Créé en 2002 et passé de onze à vingt-cinq jours en juillet 2021, le congé de paternité est très populaire chez les hommes. Un nombre croissant d’entre eux y a recours, et encore plus depuis son allongement, conclut une étude de l’Institut national d’études démographiques publiée, mercredi 28 janvier, dans la revue Population et sociétés.

Plus de huit hommes sur dix (81 %) le prennent au-delà de la part obligatoire de quatre jours – qui s’ajoutent aux trois jours obligatoires du congé de naissance prévus au moment de l’arrivée de l’enfant. Autrement dit, « plus de quatre enfants sur cinq nés entre juillet 2021 et décembre 2023 ont vu leur père prendre tout ou partie de leur congé de paternité au-delà de la semaine obligatoire », relèvent les auteurs de l’article, qui se sont appuyés sur des données de l’enquête « Familles et employeurs » menée en 2024.

« Les trois quarts des pères utilisateurs le prennent pour vingt jours ou plus », explique au Monde la chercheuse Anne Solaz, l’une des auteurs. Et ils sont 59 % à y recourir pleinement, pendant les vingt-cinq jours prévus par la loi, ce qui les conduit à passer vingt-huit jours de congé auprès de leur nourrisson lors de ses six premiers mois. L’allongement du dispositif n’a donc pas eu d’effet dissuasif ; au contraire, le taux de recours est même plus élevé qu’avant la réforme.

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