Atos, la contestation monte contre le conseil d’administration

Le directeur général d’Atos, Rodolphe Belmer, a démissionné le 14  juin. Ici, à Paris, le 16  février. 

La présentation, le 14 juin, du nouveau plan stratégique par Rodolphe Belmer, directeur général démissionnaire et désavoué par son conseil d’administration moins de six mois après son arrivée, a été le coup de trop. Depuis, les actionnaires d’Atos, numéro deux européen des services informatiques, ne décolèrent pas face à un cours de Bourse divisé par deux en trois semaines. Selon les informations du Monde, plusieurs d’entre eux ont écrit au conseil d’administration pour demander le départ du président, Bertrand Meunier. « On n’a jamais vu un plan présenté par un directeur général sur le départ justement parce qu’il n’est pas d’accord avec ce plan », tonne Frédéric Genevrier, cofondateur d’OFG Recherche, une société d’analyse qui conseille de grands investisseurs sur les questions de gouvernance des entreprises, pour qui « la responsabilité du conseil, et en particulier celle de Bertrand Meunier, qui le préside, est immense. Tout vient de là ».

« Les discussions avec les actionnaires sont confidentielles », répond Bertrand Meunier, tout en ne s’étonnant pas que « dans une période comme celle qu’Atos connaît, les interrogations soient plus nombreuses. Comment pourrait-il en être autrement ? ». Le président d’Atos évoque un « dialogue permanent avec les actionnaires, qu’ils soient petits ou grands » et dit répondre « aux questions des fonds d’investissement avec le plus grand sérieux pour leur apporter les éclairages qu’ils n’ont pas ».

Devenu président d’Atos au moment du départ, en novembre 2019, à la Commission européenne de l’ancien PDG, Thierry Breton, M. Meunier se retrouve aujourd’hui en première ligne face aux critiques. Le choix de Rodolphe Belmer, débauché de la direction générale d’Eutelsat, pour prendre la tête du groupe en janvier sans processus de sélection interne a provoqué des vagues dans le groupe.

Edouard Philippe attentif la situation

Plusieurs cadres importants ont quitté la maison. Ce choix a surpris aussi à l’extérieur et alimenté le divorce avec le conseil. Lors de l’assemblée générale du 18 mai, les actionnaires ont exprimé leur grogne en votant à 31,6 % contre le luxueux package de rémunération accordé par le conseil à M. Belmer : 2,4 millions d’euros de rémunération annuelle (fixe et variable), plus des clauses d’indemnités de départ et de non-concurrence, pouvant représenter jusqu’à trois ans et demi de rémunération annuelle. M. Belmer a accepté de réduire à neuf mois ses indemnités de départ, contre deux ans autorisés, soit un montant de 1,8 million d’euros. Sa clause de non-concurrence ne sera pas activée.

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L’argot de bureau : « greendesking », le boulot est dans le pré

A l’aube d’un nouvel été caniculaire, un choix cornélien s’offre au travailleur hybride moderne : endurer un trajet suffocant en voiture ou par les transports en commun pour s’offrir le luxe d’une climatisation d’entreprise salvatrice ; ou alors, se risquer au télétravail dans un logement moins frais. Que nenni, répond Pierre, votre collègue agaçant : « Oh, que je serais bien dans mon jardin, je me ferais peut-être des grillades à la pause déjeuner. En plus avec les arbres, c’est parfait, je n’ai pas trop chaud. »

Pour certains penseurs de l’entreprise du futur, le travail se dessine en vert, et pour tout le monde : le « greendesking » (avec ou sans espace) consiste justement à travailler en plein air, mais dans des conditions techniques qui ne sont pas dégradées pour autant.

L’herbe étant toujours plus verte chez le voisin, il faut se tourner vers les pays nordiques et anglo-saxons pour trouver les précurseurs de cette tendance assez jeune, mais surtout vers le Québec – qui, très étonnamment, ne propose pas de traduction à l’expression dans son Grand Dictionnaire terminologique. A Montréal, on trouve un réseau de quarante espaces de travail extérieurs gratuits, avec parasols, Internet et électricité.

Etre connecté au vivant

Il existe pléthore de solutions farfelues : on peut, par exemple, louer un espace de travail partagé, mais situé à la campagne, « planté » n’importe où (les Allemands d’Outside Society proposent un module équipé de 34 mètres carrés), ou alors choisir une cabane individuelle préfabriquée imprimée en 3D (invention de l’américain Denizen), que l’on peut mettre dans son jardin, ou à défaut en forêt.

Au-delà du fait d’ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure, et de voir sa créativité nourrie par l’inspiration du chant lyrique des oiseaux (et autres blablatages), le « greendesking » est un outil de qualité de vie au travail (QVT). Il aiderait à réduire l’absentéisme et le stress, démontrent plusieurs études : le rapport Human Spaces de 2015 avance que les salariés ne bénéficiant pas de fenêtre donnant sur l’extérieur et un milieu naturel sont les plus stressés. C’est ce que les psychanalystes nomment « biophilie », le besoin fondamental qu’a l’humain d’être connecté au vivant. Avec le « greendesking », vous l’aurez compris, il s’agit aussi d’être connecté au Wi-Fi.

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L’entreprise peut financer de tels espaces pour ses salariés, près de ses locaux par exemple. Ou en leur sein, à condition que le bond en avant soit massif, et que cela dépasse la cour intérieure réaménagée façon jardin d’hiver (SNCF Connect propose cette solution), avec ses cinq tables dont seulement deux non loin d’une prise de courant. Quid, également, du fameux jardin potager sur le rooftop (toit-terrasse) d’une entreprise parisienne, qui offre chaque année dix-sept tomates cerises aux 1 000 salariés de l’immeuble ?

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En Chine, le chômage des jeunes au plus haut

Des demandeurs d’emploi recherchent des informations lors d’un salon, à Nantong (Chine), dans la province du Jiangsu, le 8 février 2022.

Un an après avoir reçu son diplôme, Alice Song cherche encore son premier travail. Cette diplômée d’anglais de l’Université agricole de Chine, un établissement prestigieux de Pékin, a tenté de décrocher un poste dans une grande entreprise, publique ou privée. Sans succès pour l’instant. « J’ai dû envoyer une centaine de CV et participer à une vingtaine d’entretiens d’embauche. » Découragée, elle s’est résolue à reprendre ses études.

Comme elle, 4,57 millions d’étudiants chinois ont passé un concours pour entrer dans un master en 2021, soit presque deux fois plus qu’en 2019. Un signe que le marché de l’emploi des jeunes est bouché. « Je me donne encore quelques mois, et, si je ne trouve pas, j’accepterai des offres moins payées, ou avec un seul jour de congé par semaine », dit-elle en soupirant.

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En mai, le chômage des 16-24 ans a atteint 18,4 % en Chine (contre 5,9 % pour l’ensemble de la population active, un chiffre qui intègre toutefois mal les 300 millions de travailleurs migrants des campagnes). Un record depuis que le Bureau national des statistiques a commencé à publier cet indicateur mensuel, en 2018. Ce niveau risque encore d’augmenter fortement en juillet, quand une partie des 10,76 millions de nouveaux diplômés – soit 14 % de plus qu’en 2021 – gonfleront les rangs des demandeurs d’emploi.

La pandémie de Covid-19 est la cause principale de cette situation. Car, là où le reste du monde connaît une reprise de l’activité depuis la fin des restrictions, l’empire du Milieu continue d’appliquer une politique zéro Covid stricte. Au printemps, un quart de la population a subi des confinements. A chaque fois, les usines sont mises à l’arrêt, les chaînes d’approvisionnement sont perturbées et les services sont suspendus.

La situation semble toutefois s’améliorer : après cent quinze jours à déclarer des cas quotidiens, Shanghaï a passé sa première journée sans nouveau cas de Covid-19, le 25 juin.

Secteur immobilier en crise

Mais d’autres facteurs, plus structurels, entrent en jeu : le secteur immobilier est en crise, les ventes ont plongé de 59,4 %, en juin, sur un an. Or, il assurait 25 % de la croissance du pays, en prenant en compte la construction et les matières premières (ciment, acier, verre…).

Et, depuis un an et demi, une campagne de régulation des plates-formes technologiques a coupé les ailes des géants chinois de la tech, poussant Tencent, Alibaba, JD.com et Meituan à tailler dans leurs effectifs. En mars, Alibaba envisageait de réduire de 15 % ses troupes, soit 39 000 salariés en moins, alors que Tencent et JD.com visaient une réduction de 10 % à 15 %, dans certains départements. Un coup dur pour les diplômés des grandes universités chinoises, les développeurs informatiques, les publicitaires ou les chefs de projet, qui appréciaient ces entreprises prestigieuses aux salaires attrayants.

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Jean Pisani-Ferry : « L’horizon d’une “coalition d’action” sera probablement court »

Emmanuel Macron a clairement annoncé que seuls les partis ayant déjà gouverné, ensemble ou séparément – Parti communiste (PC), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Parti socialiste (PS), Ensemble ! et Les Républicains (LR) –, pourront faire partie d’une possible « coalition d’action », tandis qu’en seraient exclus La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN), qui n’ont jamais gouverné. Le programme de gouvernement va devoir faire rapidement se confronter les protagonistes de la campagne électorale à la réalité. Il va falloir, en effet, prendre la mesure des investissements indispensables à brève échéance, que ce soit en matière de transition écologique, de résilience économique, de restructuration du système énergétique, d’éducation, de santé ou de défense. Dans l’immédiat, il va falloir, en outre, accepter qu’on ne pourra pas faire entendre raison à un agresseur – la Russie –, prêt à réduire ses revenus de 20 %, si on ne peut pas supporter que les nôtres baissent de 2 %. Ainsi, tout cela impliquera une ponction notable sur le pouvoir d’achat.

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C’est au gouvernement bientôt remanié qu’il appartiendra de fixer l’addition. Et il devra compter juste. La soudaine remontée des alarmes sur les taux d’intérêt publics est sans nul doute excessive, mais elle signale un risque de panique qu’il faut endiguer. La France, dans ce contexte, doit trouver le bon équilibre budgétaire : certainement pas replier bagage de manière précipitée, comme en 2011-2014. Pas non plus, cependant, oublier toute discipline, à la manière du « quoi qu’il en coûte » de la période 2020-2022, qui n’a en fait pas été si onéreux, mais qui a laissé une trace politique impérissable. La première ministre ne peut pas décemment exiger des partenaires potentiels de la « coalition d’action » de s’inscrire dans la seule logique du projet présidentiel, mais M. Macron a cependant fixé certaines limites à la possibilité de s’en affranchir.

Terrains de compromis

Quels sont alors les terrains du compromis ? Les écologistes seront jugés sur un seul sujet : l’ambition climatique et, au-delà, l’ambition écologique du programme. La France est gravement en retard sur l’horizon d’une réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, et elle ne peut rattraper ce retard qu’en accélérant le déploiement des renouvelables et en misant sur la sobriété. Le nucléaire n’est pas un sujet à l’horizon 2030, mais, compte tenu de la composition de la coalition, il n’y a pas de planification écologique acceptable pour Ensemble ! et pour la droite qui exclut le recours à cette énergie. Le compromis énergétique se joue en fait entre LR, à condition qu’ils acceptent les renouvelables pour aujourd’hui, et EELV, à condition qu’ils acceptent le nucléaire pour demain.

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Crise de l’hôpital : Elisabeth Borne retient toutes les 41 propositions de la mission Braun

La première ministre, Elisabeth Borne, visite un service du SAMU à l’hôpital René-Dubos de Pontoise (Val-d’Oise), le 1er juillet 2022.

Au lendemain de sa réunion avec les membres de la « mission flash » pour gérer la crise estivale de l’hôpital, et plus particulièrement des urgences, la première ministre, Elisabeth Borne, a confirmé, vendredi 1er juillet, retenir toutes les 41 propositions qui lui ont été faites par le président de SAMU-Urgences de France (SUDF), François Braun.

En déplacement au centre hospitalier de Pontoise (Val-d’Oise) avec la ministre de la santé, Brigitte Bourguignon, Mme Borne a insisté sur trois axes « à décliner dans chaque territoire ». Tout d’abord, « améliorer l’orientation et l’information des patients », en incitant notamment la population à appeler la plate-forme téléphonique du SAMU, le 15, en cas de problème et à ne pas se rendre systématiquement dans les services d’urgences.

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Ensuite, la première ministre a alerté sur la nécessité de « mobiliser tous les professionnels de santé », ce qui passera notamment par des incitations financières en direction des médecins libéraux – une majoration de 15 euros des consultations pour la prise en charge de personnes qui ne sont pas dans leur patientèle. Mme Borne veut aussi pouvoir permettre aux pharmaciens et kinésithérapeutes de faire des actes qu’ils ne faisaient pas jusque-là, comme renouveler des ordonnances pour des soins chroniques.

« Réponses de court terme »

La première ministre évoque également la possibilité d’ouvrir les maisons médicales de garde le samedi matin « pour avoir une offre de soins plus importante », la volonté de faciliter les démarches pour les médecins retraités qui voudraient se mobiliser cet été, ou encore encourager le recours à la télémédecine, jugée « une bonne solution dans les territoires où il y a une carence dans l’offre de soins ».

Enfin, à l’hôpital, Mme Borne dit vouloir « encourager et reconnaître les conditions difficiles du travail de nuit ». Pendant trois mois vont donc être expérimentés le doublement des majorations de rémunération pour garde des personnels soignants, ainsi qu’une augmentation de 50 % de la rémunération des personnels médicaux.

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« Il ne s’agissait pas de refaire un audit du système de santé, a insisté Elisabeth Borne face aux journalistes. Mais de voir les outils à disposition des professionnels de santé pour cet été. » Dès la semaine prochaine, les agences régionales de santé pourront décliner la « boîte à outils » de 41 propositions sur leurs territoires. Mais ces « réponses de court terme » ne font que préfigurer le « travail de fond » qui va devoir se mettre en place, territoire par territoire, pour tenter de répondre à la crise plus générale du système de santé français.

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Le trafic aérien perturbé par un mouvement de grève dans plusieurs aéroports, dont Roissy – Charles-de-Gaulle

Manifestation à l’aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle, le 1er juillet 2022.

Des vols annulés et d’autres retardés. Un nouveau mouvement de grève pour les salaires dans plusieurs aéroports, dont Roissy – Charles-de-Gaulle (CDG), perturbait, vendredi 1er juillet, le trafic aérien à l’orée des vacances scolaires d’été.

La direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies d’annuler préventivement 17 % des vols à l’arrivée ou au départ du premier aéroport français (CDG) vendredi matin, un mouvement social des pompiers ayant contraint à fermer des pistes depuis jeudi.

Cela représente 100 mouvements d’aéronefs sur les 1 300 prévus dans la journée, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le gestionnaire de la plate-forme, le Groupe ADP. Le trafic à Orly n’est en revanche pas affecté, selon la même source.

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Revalorisation salariale

Vendredi, les soldats du feu ont été rejoints par d’autres salariés d’ADP et de sous-traitants dans le cadre d’un mouvement intersyndical et interprofessionnel, dont le préavis court sur tout le week-end.

« Depuis la crise du Covid, il y a pas mal de collègues qui ont été licenciés. On se retrouve à faire le travail de trois personnes », témoigne Anissa Belabbas, régulatrice, salariée d’Alyzia (Groupe 3S) et représentante CGT. « On demande une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail. Il nous faut des gens qui connaissent le métier. Sinon on vous demande des cadences plus importantes », ajoute-t-elle.

« On est déjà à 6 % d’inflation, à la fin de l’année, ça sera combien ? La bataille ne fait que commencer (…). La seule garantie qu’on peut avoir, c’est indexer les salaires sur les prix », a lancé un délégué syndical CGT d’ADP avant le début d’une manifestation de quelque 300 personnes entre les terminaux.

Celle-ci bloquait ponctuellement les accès routiers de l’aéroport, selon ADP qui pointait aussi « quelques retards » d’avions au départ, mais « pas de zone de blocage » du fait de grévistes aux postes d’inspection ou à la manutention. A 11 h 30, sur l’ensemble des vols affichés au terminal 2E, moins de 10 étaient déclarés en retard.

Au total, « 208 000 passagers sont prévus » ce vendredi, a annoncé à l’AFP une source aéroportuaire, précisant que la situation était « plutôt calme ». Chez Air France, les annulations concernent des court et moyen-courriers, les long-courriers n’étant pas touchés.

Restructuration

A l’appel d’une intersyndicale FO-CGT-CFE-CGC, un préavis de grève a également été déposé de vendredi à lundi à l’aéroport Marseille-Provence, mais sa direction ne prévoyait ni annulation ni retard, des personnels ayant été réquisitionnés par arrêté préfectoral.

Les grévistes dénoncent une restructuration visant, selon le délégué syndical FO Olivier Traniello, à « diminuer drastiquement le personnel (…) alors qu’on revient à un trafic de 2019, voire supérieur, avec des équipes qui ne sont plus prêtes et armées pour y faire face ». Ils protestent aussi contre des diminutions de primes.

Les salariés d’ADP réclament des augmentations de salaires de 6 %, rétroactives au 1er janvier, tandis que la direction propose 3 % au 1er juillet, selon les syndicats. Le groupe n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce point.

ADP, touché comme l’ensemble du secteur aérien par la pandémie, a lancé un plan de départs volontaires et de réductions de salaires, assorties de la promesse d’un retour au même niveau de traitement une fois le trafic revenu au niveau d’avant-crise, ce qui est le cas sur certains faisceaux.

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Le Monde avec AFP

La revalorisation des allocations-chômage inférieure aux attentes des syndicats

L’assurance-chômage délie les cordons de sa bourse avec plus de retenue que l’Etat. A compter de ce vendredi 1er juillet, les allocations versées aux demandeurs d’emploi augmentent de 2,9 %. Cette revalorisation a été décidée, jeudi, lors d’une réunion du conseil d’administration de l’Unédic, l’association paritaire codirigée par les partenaires sociaux qui pilote le régime. La hausse est inférieure de 1,1 point à celle qui doit s’appliquer aux prestations sociales, dans le cadre du projet de loi pour la protection du pouvoir d’achat, dont l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale doit débuter le 18 juillet.

La mesure prise par les gestionnaires du dispositif concerne 2,1 millions de personnes, soit 95 % des demandeurs d’emploi indemnisés – 5 % en étant exclus, en vertu d’une disposition ayant pour effet d’écarter ceux qui bénéficient d’une couverture depuis moins de six mois. L’augmentation, qui représente un effort de l’ordre de 800 millions d’euros sur un an, est nettement plus élevée que précédemment : + 0,5 % en moyenne sur la période 2016-2021, selon l’Unédic. Une telle amélioration vise, évidemment, à tenir compte de l’accélération de l’inflation, observée depuis la mi-2021, mais elle ne compense pas l’évolution de l’indice des prix (+ 5,8 % sur un an, d’après la dernière estimation provisoire de l’Insee, réalisée à la fin juin). Hubert Mongon, administrateur Medef, met en avant le fait que le régime veille à contenir l’accroissement de ses dépenses, car son endettement est massif (63,6 milliards d’euros fin 2021).

Déception

Le montant de la revalorisation a donné lieu à d’âpres discussions entre les représentants du patronat et des syndicats qui gouvernent l’Unédic. Au départ, les organisations d’employeurs proposaient + 1,8 %. Inacceptable pour les confédérations de salariés. Suspension de séance, coups de téléphone entre leaders nationaux des deux « camps »… Les tractations ont finalement débouché sur une offre à + 2,9 % de la part du Medef, de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et de l’Union des entreprises de proximité (U2P). Ce geste était loin de correspondre aux attentes initialement exprimées par les centrales syndicales : jusqu’à + 8 %, s’agissant de la CGT. « Nous demandions une progression au moins équivalente à celle des prix sur les douze derniers mois », explique, pour sa part, Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO.

Finalement, la CFDT et la CFTC ont accepté de voter pour, afin d’éviter que le patronat ne revienne en arrière ou ne claque la porte. La CFE-CGC, la CGT et FO, elles, se sont abstenues, ce qui traduit, en réalité, un désaccord, mais assorti du souci de ne pas bloquer les négociations, car les demandeurs d’emploi risqueraient d’en faire les frais : en cas d’échec des pourparlers, c’est l’Etat qui reprendrait la main et nul ne sait combien il donnerait aux chômeurs.

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« Tu me vois à l’Ehpad, au balcon toute la journée ? Mon camion, c’est autre chose » : Claude Avril, 76 ans, catégorie poids lourds

ReportageUne fois par mois, Claude Avril, routier, fils et père de routier, conduit son semi-remorque, son 44-tonnes. Le septuagénaire raconte un métier difficile, qui peine à recruter, mais reste indispensable à la société de consommation.

Derrière le pare-brise immense, le ruban de l’A85, que l’aube rend à peine moins sombre, se déroule comme le générique d’un road-movie. Dans l’habitacle, la silhouette du chauffeur émerge peu à peu de l’obscurité elle aussi. Dos bien droit. Bras posés à plat sur le volant. Regard aux aguets, du haut d’un siège à suspension pneumatique perché à deux mètres du bitume. Sur la file de droite, le DAF XF 530 et sa semi-remorque, estampillés Transports Suzanne 49, filent vers l’horizon. Il est 5 h 30. Le péage de Vivy (Maine-et-Loire) n’est plus qu’un souvenir. Direction le Var. Vingt-quatre tonnes de pavés à livrer. Ensuite ce sera l’Italie. Pour quoi faire ? On verra. Souvent fret varie, bien fol qui s’y fie. Seule certitude : quatre jours de voyage. Mais d’abord, pause-café à Bourges (Cher). A 76 ans, Claude Avril a ses petites habitudes.

Au Relais du Chatelard, à Passy (Haute-Savoie) sur l’autoroute du Mont-Blanc, le 9 juin 2022.

Quelques minutes avant le départ, il avait ventousé au frontispice de son bahut une plaque d’immatriculation perso frappée de son surnom : « l’Ancien ». Au dépôt de Gennes (Maine-et-Loire), juste avant que les attelages ne s’éparpillent dans la nuit en un menuet de feux de croisement et de clignotants, tous les collègues étaient venus le saluer. « Je suis le plus vieux de la bande », avait-il soufflé, touché par l’affection de ces gaillards à grosse voix. Pour autant, il n’avait pas interrompu son rituel : approvisionnement du frigo de voyage en plats préparés par son épouse, Annick, mise en place du duvet et de l’oreiller de service sur la couchette, installation de la clé USB en vue de l’animation musicale – Reggiani, Sardou, Brel –, vérification de la paperasse réglementaire, introduction de la carte professionnelle dans le « mouchard » numérique. Moteur !

« Dès que je prends le volant, j’ai trente ans de moins, assure-t-il maintenant que le voyage est lancé. Je suis à la retraite depuis mes 58 ans. J’aime bien ma maison. Mais le camion, c’est autre chose. » Tous les mois, il accepte une ou deux missions longue distance. Les plus contraignantes. Celles des purs routiers. Il ajoute : « A mon âge, je dois valider mon permis de conduire chaque année. Jusqu’ici, RAS. » Disons que ça roule. Il enchaîne : « Sincèrement, tu me vois à l’Ehpad, me lever à 7 heures, au balcon toute la journée, avec les cheveux violets ?  » Non, sincèrement, on ne le voit pas.

Claude Avril, au Relais du Chatelard, à Passy (Haute-Savoie), sur l’autoroute du Mont-Blanc, le 9 juin 2022.

D’autant qu’il n’a plus un poil sur le caillou et que son profil, surligné par la lueur orangée du tableau de bord, n’est pas sans rappeler celui du colonel Kurtz dans Apocalypse Now (1979), de Francis Ford Coppola. Claude Avril raconte qu’à Marseille un employé du port annonce ainsi son arrivée : « Laissez passer l’ancêtre des transports ! Faites gaffe, c’est un fossile !  » Mais « l’Ancien » n’est pas un cas. Cinq des cinquante chauffeurs de la maison Suzanne dépassent les 70 ans. Age moyen : 50 ans. On vient d’embaucher un gars de 58 ans.

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Egalité professionnelle : « Il est primordial que les Etats se dotent des moyens de faire respecter la loi »

Mardi 7 juin, sous impulsion française et allemande, le Conseil de l’Union européenne et les eurodéputés sont parvenus à un compromis sur une directive visant à favoriser la représentation des femmes au conseil d’administration des entreprises cotées en Bourse. Elle dispose qu’au moins 40 % des sièges d’administrateurs non exécutifs soient réservés à chaque genre d’ici à 2026.

La France fut précurseuse, adoptant en 2010 la loi Copé-Zimmermann, qui contraint certaines entreprises (cotées en Bourse, ou employant plus de 500 salariés et faisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires) à compter au moins 40 % d’administrateurs de chaque genre à partir du 1er janvier 2017.

Les sanctions prévues par ce texte sont similaires aux préconisations de la directive européenne : une nomination irrégulière est considérée comme nulle et le versement des jetons de présence est suspendu jusqu’à ce que le quota soit appliqué.

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Auteurs d’une récente étudeanalysant les effets de cette loi en France, nous estimons important d’insister sur quelques points.

Pas de complaisance

Premièrement, la loi a eu un effet substantiel sur l’accès des femmes aux conseils d’administration des entreprises cotées. La proportion d’administratrices dans les entreprises de notre échantillon – 200 entreprises cotées avec plus de 30 salariés équivalents temps plein (ETP) sur la période 2006-2019 –est passée de 10,3 % en 2009 à 43 % en 2019, contrastant avec la stagnation observée au cours des années précédant la réforme.

Cette augmentation spectaculaire ne s’est pas faite au détriment de la compétence : par rapport aux administratrices de la période antérieure, les femmes nommées après le passage de la loi sont bien plus susceptibles d’avoir eu une expérience opérationnelle de haut niveau au moment de leur nomination (40 % en 2019, contre 29 % en 2009), ou d’être titulaires de diplômes prestigieux – Master of Business Administration (MBA), PhD (doctorat), diplômes de grandes écoles, 46 % en 2019 contre 36 % en 2009.

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Sur ces deux dimensions, l’écart avec leurs homologues masculins se réduit fortement voire disparaît.

En outre, leur profil varié contribue à la diversité au-delà du genre. Les nouvelles administratrices sont par exemple plus susceptibles d’être qualifiées de membres indépendants, ce qui est généralement considéré comme propice à une meilleure gouvernance d’entreprise. La part des femmes considérées comme tels passe ainsi de 30 % en 2009 à 56 % en 2019 (alors que celle des hommes décroît de 39 % à 32 %). De plus, la fraction d’administratrices de nationalité étrangère a doublé sur la même période, pour atteindre 20 % en 2019.

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Retraites, fonctionnaires, crédit immobilier, gaz, loyers : ce qui change le 1er juillet pour le budget des ménages

Campagnes électorales et contexte inflationniste obligent, de nombreuses revalorisations ont été annoncées ces dernières semaines et derniers mois, et c’est le 1er juillet qu’elles doivent entrer en vigueur.

Dégel du point d’indice des fonctionnaires

Alors qu’il était gelé depuis 2017, le point d’indice de la fonction publique va être revalorisé de 3,5 %, a annoncé le ministère de la transformation et de la fonction publiques le 28 juin. Ce qui va se traduire, pour les fonctionnaires, par une augmentation générale.

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Le gouvernement, qui estime le coût de la mesure à 7,5 milliards d’euros, a précisé que cette mesure était effective au 1er juillet mais avec un « effet rétroactif sur la feuille de paie du mois d’août ». Un décret est attendu.

Hausse des allocations-chômage

Environ 95 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance-chômage voient leur allocation revalorisée de 2,9 % ce 1er juillet, a indiqué le 30 juin l’Unédic, à l’issue d’un conseil d’administration, après négociation entre les partenaires sociaux. Le taux était en 2021 de 0,6 %. Cette décision a été prise en tenant « compte du contexte économique, notamment de l’inflation, et de l’équilibre financier du régime », explique l’organisme.

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Revalorisation des retraites et de nombreuses prestations

Rien n’a pour l’heure été traduit dans des textes, mais le gouvernement a annoncé, face à l’inflation galopante, toute une série de revalorisations exceptionnelles, qui seraient selon lui applicables de façon rétroactive au 1er juillet.

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Selon l’avant-projet de loi sur le pouvoir d’achat, auquel Le Monde a eu en partie accès, il projette ainsi d’augmenter de 4 % les pensions de base, les prestations familiales, le revenu de solidarité active, la prime d’activité, etc. Quant aux aides au logement, elles seraient augmentées de 3,5 % dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2022.

Crédit immobilier : les taux d’usure remontent

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C’est la question qui agitait le secteur de l’immobilier depuis des semaines : à combien se situeront, le 1er juillet, les désormais fameux taux d’usure, c’est-à-dire les taux maximaux auxquels les banques peuvent prêter ? La réponse est tombée le 30 juin au Journal officiel : pour les crédits immobiliers accordés sur vingt ans ou plus, durée la plus fréquente pour les prêts à l’habitat, ce taux est fixé à 2,57 %, contre 2,40 % le trimestre précédent.

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Ces taux doivent être revus chaque trimestre sur la base des taux des crédits constatés les trois mois précédents, majorés d’un tiers. Il s’agit d’un dispositif de protection de l’emprunteur contre des taux abusifs.

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