Deux repreneurs pour le verrier Arc, les syndicats sont inquiets pour l’emploi

Deux repreneurs pour le verrier Arc, les syndicats sont inquiets pour l’emploi

Une chaîne de production de l’usine Arc France (anciennement Arc International), à Arques, en septembre 2022.

Il a pour lui le nom et, à Arques (Pas-de-Calais), ça pèse. Candidat à la reprise d’Arc France, Timothée Durand est le fils de Philippe Durand, PDG du verrier de 1997 à sa mort brutale en 2015 et le petit-fils de Jacques Durand, l’emblématique patron de 1950 à 1984. C’était le temps de la grandeur, l’époque qui a vu la verrerie créée en 1825 devenir le leader mondial des arts de la table. Agé de 49 ans, Timothée Durand connaît bien l’entreprise placée en redressement judiciaire le 7 janvier. Il y a fait le gros de sa carrière jusqu’à son départ en mai 2024 quand l’actionnaire américain Dick Cashin a fait entrer deux nouveaux investisseurs au capital.

Son offre de reprise ne va pas sans casse sociale. Il prévoit de supprimer près de 800 postes sur les quelque 3 500 que compte encore le site d’Arques – dont 500 départs volontaires et non-remplacements de départs à la retraite et 300 licenciements, selon les syndicats. Dans un territoire qui a encaissé récemment la perte de 320 emplois avec la fermeture de la cartonnerie RDM et du papetier Wizpaper, une telle saignée inquiète d’autant plus que les plans de refinancement à répétition que l’Etat a soutenus à coups de prêts (autour de 200 millions d’euros en dix ans) n’ont fait que « boucher les trous et gagner du temps », déplore un observateur du milieu économique régional. Il est de ceux, nombreux, qui déplorent que « les questions stratégiques n’aient pas été prises à bras-le-corps. On voit le résultat ».

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LJD

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