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Le gouvernement condamné à faire le ménage dans les autorisations d’absence des fonctionnaires

David Amiel, secrétaire d’Etat à la fonction publique, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 28 octobre 2025.

La loi est dure mais c’est la loi. Bien connu, l’adage s’applique aussi au gouvernement, vient de rappeler le Conseil d’Etat. Par une décision du 10 décembre, il a enjoint à l’exécutif de prendre enfin, et dans un délai de six mois, un décret pour harmoniser les autorisations d’absence au sein de la fonction publique. Un texte attendu depuis plus de six ans.

L’injonction découle d’un recours déposé par un juriste du ministère de la transition écologique qui s’est vu refuser une autorisation d’absence pour accompagner son épouse à un examen médical obligatoire dans le cadre de sa grossesse. L’administration mettait en avant le manque de précision réglementaire et le fait qu’une telle absence ne pouvait être accordée que pour les actes nécessaires à l’assistance médicale à la procréation.

Attaché à son rôle de futur père, ce fonctionnaire a aussi écouté ses instincts juridiques en renvoyant le gouvernement à son obligation constitutionnelle d’exécution des lois votées par le Parlement. Il réclamait ainsi la publication d’un décret prévu par la loi de transformation de la fonction publique de 2019 qui devait fixer la liste des autorisations spéciales d’absence rémunérées dont peuvent bénéficier les agents publics au titre de la parentalité (grossesse, garde d’enfants…) ou à l’occasion de certains événements familiaux (mariage, décès d’un proche…). Le tout autour d’un référentiel commun à l’ensemble de la fonction publique. Objectif affiché : remédier aux pratiques hétérogènes des administrations, l’octroi de ces autorisations étant en grande partie laissée à leur discrétion.

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Musée du Louvre : les salariés votent la reconduction de la grève mercredi matin

Les employés du Musée du Louvre en grève, devant l’entrée de la Grande Pyramide, à Paris, le 15 décembre 2025.

Le Musée du Louvre ne rouvrira pas ses portes mercredi 17 décembre. Les salariés, qui ont adopté « à l’unanimité » la grève lundi matin, ont voté une reconduction de la grève, au cours d’une assemblée générale (AG) réunie dans la matinée mercredi ont annoncé les syndicats de la CGT et de la CFDT. Le musée, qui est dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre, est resté clos mardi, son jour de fermeture hebdomadaire.

Les syndicats ont lancé un appel à la grève pour protester contre les problèmes de sous-effectif, la dégradation du bâtiment ou la hausse des tarifs pour les visiteurs non européens. Lundi, une réunion de crise a eu lieu avec les syndicats au ministère de la culture, en première ligne dans ce dossier, pour répondre à la colère des agents, également nourrie par la succession d’avanies depuis le cambriolage (fermeture d’une galerie, ouvrages anciens endommagés par une fuite…).

« Il y a une grande exaspération des agents », a affirmé à l’Agence France-Presse, Christian Galani, délégué CGT, syndicat majoritaire au Louvre, avant la réunion. « Ce n’est pas en donnant un petit os que ça va se régler. » Outre l’annulation de la baisse prévue de 5,7 millions d’euros de dotation au Louvre pour 2026, le ministère propose d’ouvrir des recrutements pour l’accueil et la surveillance du musée et une revalorisation indemnitaire que les syndicats voudraient pérenne.

Laurence des Cars auditionnée au Sénat

C’est dans ce contexte social tendu que la présidente du Louvre, Laurence des Cars, sera de nouveau auditionnée mercredi à 16 h 30 par la commission de la culture du Sénat, qui cherche à éclairer les failles sécuritaires du musée.

Le 22 octobre, trois jours après le vol des huit joyaux de la Couronne, Laurence des Cars avait déjà reconnu un « échec » devant les sénateurs mais défendu son action, en assurant notamment avoir « accéléré l’élaboration » du schéma directeur de sûreté. Depuis, des révélations embarrassantes ont toutefois affaibli la dirigeante, arrivée à la tête du musée à la fin de 2021.

Laurence des Cars a dû reconnaître n’avoir eu connaissance d’un audit sécuritaire alarmant de 2019 qu’après le vol et la Cour des comptes a récemment pointé le « report persistant » affectant le schéma directeur de sûreté, dont la mise en œuvre n’a pas encore débuté. La gestion de la sécurité du musée au cours des dernières années a également été étrillée par l’enquête administrative lancée après le cambriolage.

Sous pression, le Louvre a annoncé au début de novembre des mesures d’urgence, dont l’installation de dispositifs « anti-intrusion ». Mais, signe de désaveu, la ministre de la culture, Rachida Dati, a confié à Philippe Jost, chargé du chantier de Notre-Dame, une mission de deux mois pour réorganiser le musée au côté de Mme des Cars.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Depuis le cambriolage au Louvre, les musées français sous tension

Le Monde avec AFP

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Musée du Louvre : les salariés se réunissent en assemblée générale mercredi matin pour reconduire, ou non, la grève

Les employés du Musée du Louvre en grève, devant l’entrée de la Grande Pyramide, à Paris, le 15 décembre 2025.

Le Musée du Louvre va-t-il rouvrir ses portes mercredi 17 décembre ? Les salariés, qui ont adopté « à l’unanimité » la grève lundi matin, se retrouvent à 9 heures au cours d’une assemblée générale (AG) pour voter la reconduction du mouvement ou non. Puis le musée, qui est dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre, est resté clos mardi, son jour de fermeture hebdomadaire.

Les syndicats ont lancé un appel à la grève pour protester contre les problèmes de sous-effectif, la dégradation du bâtiment ou la hausse des tarifs pour les visiteurs non européens. Lundi, une réunion de crise a eu lieu avec les syndicats au ministère de la culture, en première ligne dans ce dossier, pour répondre à la colère des agents, également nourrie par la succession d’avanies depuis le cambriolage (fermeture d’une galerie, ouvrages anciens endommagés par une fuite…).

« Il y a une grande exaspération des agents », a affirmé à l’Agence France-Presse, Christian Galani, délégué CGT, syndicat majoritaire au Louvre. « On ne sait pas ce que ça va donner en AG, mais ce n’est pas en donnant un petit os que ça va se régler. » Outre l’annulation de la baisse prévue de 5,7 millions d’euros de dotation au Louvre pour 2026, le ministère propose d’ouvrir des recrutements pour l’accueil et la surveillance du musée et une revalorisation indemnitaire que les syndicats voudraient pérenne.

Laurence des Cars auditionnée au Sénat

C’est dans ce contexte social tendu que la présidente du Louvre, Laurence des Cars, sera de nouveau auditionnée mercredi à 16 h 30 par la commission de la culture du Sénat, qui cherche à éclairer les failles sécuritaires du musée.

Le 22 octobre, trois jours après le vol des huit joyaux de la Couronne, Laurence des Cars avait déjà reconnu un « échec » devant les sénateurs mais défendu son action, en assurant notamment avoir « accéléré l’élaboration » du schéma directeur de sûreté. Depuis, des révélations embarrassantes ont toutefois affaibli la dirigeante, arrivée à la tête du musée à la fin de 2021.

Laurence des Cars a dû reconnaître n’avoir eu connaissance d’un audit sécuritaire alarmant de 2019 qu’après le vol et la Cour des comptes a récemment pointé le « report persistant » affectant le schéma directeur de sûreté, dont la mise en œuvre n’a pas encore débuté. La gestion de la sécurité du musée au cours des dernières années a également été étrillée par l’enquête administrative lancée après le cambriolage.

Sous pression, le Louvre a annoncé au début de novembre des mesures d’urgence, dont l’installation de dispositifs « anti-intrusion ». Mais, signe de désaveu, la ministre de la culture, Rachida Dati, a confié à Philippe Jost, chargé du chantier de Notre-Dame, une mission de deux mois pour réorganiser le musée au côté de Mme des Cars.

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Le Monde avec AFP

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Santé mentale et handicap : mieux évaluer les dépenses publiques en calculant les « coûts évités »

Un patient et des membres du personnel médical dans la cour d’un hôpital psychiatrique, à Bondy (Seine-Saint-Denis), le 7 mai 2020.

Une « catastrophe annoncée », des « pertes de chance » et des « coûts indirects » en dizaines de milliards d’euros : tel est le bilan peu reluisant d’une commission d’enquête parlementaire sur « les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap, et les coûts de ces défaillances pour la société », dont le rapport doit être présenté mercredi 17 décembre au terme de dix semaines d’auditions et de visites de terrain.

Lancée par le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, cette commission a rapproché ces deux thématiques distinctes car « le constat de carence était convergent dans les difficultés d’accès aux soins et d’accompagnement », explique le rapporteur, Sébastien Saint-Pasteur (Parti socialiste, Gironde). Les besoins de la population augmentent fortement, alors que la prise en charge reste stable ou se dégrade, notamment par manque de personnel, ce qui entraîne un « effet ciseau » avec une baisse de la qualité de soins, des obstacles administratifs ou des droits non respectés.

« Dans les deux secteurs, on a des dispositifs pas toujours lisibles, accessibles ou en lien les uns avec les autres. Parfois, ce sont des expérimentations liées à des appels à projets, pas toujours évaluées ou pérennisées », complète la présidente de la commission d’enquête, Nicole Dubré-Chirat. La députée Renaissance du Maine-et-Loire avait déjà dressé un constat similaire dans un rapport sur les urgences psychiatriques, publié fin 2024. Mais ce nouveau rapport présente un autre prisme : comment mieux gérer les dépenses publiques et mesurer les « coûts évités », c’est-à-dire les économies potentielles générées par une prise en charge efficace, à court ou à long terme ?

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Retraites : la réforme de 2023 définitivement enterrée ?

Une manifestation contre la réforme des retraites, à Rennes, le 5 juin 2025.

Un coup d’arrêt synonyme de coup de grâce ? Sauf retournement de situation, l’Assemblée nationale devrait définitivement adopter, mardi 16 décembre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Sous réserve qu’elle soit respectée, la logique voudrait, en effet, que les députés votent dans ce sens, tout comme le 9 décembre en seconde lecture. Après deux mois de tractations au couteau, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, est parvenu à construire une majorité de circonstance sur ce texte en faisant plusieurs concessions de taille, dont l’une a joué un rôle déterminant dans le ralliement du Parti socialiste (PS) : la « suspension » de la réforme des retraites de 2023. Ceux qui, sur la scène politique comme dans le monde du travail, réclamaient cette décision y voient à la fois une victoire et l’amorce d’un processus susceptible, à terme, de jeter aux oubliettes une loi combattue – en particulier – par tous les syndicats et par la gauche, il y a un peu plus de deux ans et demi.

Une personnalité exprime avec netteté cette position : Marylise Léon. Dans un entretien publié, le 4 décembre, par le quotidien Les Echos, la secrétaire générale de la CFDT considère que la loi du 14 avril 2023, sur le report graduel de 62 à 64 ans de l’âge d’ouverture des droits à une pension, « est enterrée, finie ». Le relèvement de cette borne paramétrique, interrompu jusqu’en 2028, doit pourtant recommencer ensuite, en vertu d’un nouveau calendrier inscrit dans le PLFSS.

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Contre les fausses évidences, Thomas Snégaroff et Benjamin Stora signent un précis d’histoire sur l’Algérie française

Livre. Voici un petit livre éminemment salutaire par les temps qui courent. A l’heure où les agoras grondent de fausses évidences, la modeste pédagogie du savoir étayé et accessible au plus grand nombre tient de l’urgence citoyenne. En ce sens, le précis d’histoire signé par Thomas Snégaroff et Benjamin Stora France/Algérie. Anatomie d’une déchirure (Les Arènes/France Inter, 190 pages, 17 euros) est une heureuse surprise.

L’ouvrage ne s’adresse pas aux spécialistes, qui n’y trouveront nulle nouveauté historiographique. Il cible d’abord et avant tout le large public, néophytes avides de repères comme aînés aux souvenirs chancelants, qui disposeront là d’un outil didactique percutant sur ce sujet hautement inflammable, celui d’une relation franco-algérienne en crise perpétuelle, ainsi que le rappelle l’actualité. Au-delà d’un texte ramassé, le propos est servi par une infographie originale – cartes et frises chronologiques – et un appareillage de notes, fiches et verbatim, accroissant le confort de lecture.

« L’Algérie est une blessure, une obsession, un miroir déformant dans lequel la France n’a jamais cessé de se chercher. Et réciproquement. Un miroir à double face. » Radiologues de cette « blessure », Thomas Snégaroff et Benjamin Stora en dessinent les contours en remontant aux origines. Le choc inaugural de 1830 y est utilement documenté, lésion fondatrice dont tout découle.

Lire le décryptage (en 2021) : Article réservé à nos abonnés France-Algérie : la difficile quête d’une réconciliation des mémoires

L’étonnante polémique soulevée en février par les propos du journaliste Jean-Michel Aphatie, comparant la violence coloniale au massacre commis par les nazis en juin 1944 à Oradour-sur-Glane, aura montré combien cette période demeure mal connue du public français, mauvaise foi mise à part. Alors, il faut inlassablement rappeler les faits, fussent-ils dérangeants : les « enfumades » du maréchal Bugeaud (« Fumez-les à outrance, comme des renards ! ») ciblant les résistants algériens, les « colonnes infernales » du général de Saint-Arnaud (« Je vois brûler les villages arabes, j’espère que la leçon sera bonne et leur profitera »), etc.

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Au Louvre, la grève votée « à l’unanimité » par les salariés ; le musée fermé à partir de ce lundi matin

Des employés du musée du Louvre, en grève, à Paris, le 15 décembre 2025.

Les salariés du Musée du Louvre ont voté « à l’unanimité » en faveur d’un mouvement de grève, lundi 15 décembre, ont annoncé la CGT et la CFDT. Réunis en assemblée générale, les salariés se sont prononcés sur l’appel lancé par les syndicats à une « grève reconductible » contre des « conditions de travail toujours plus dégradées » et la détérioration de l’accueil du public dans le musée. e Musée, qui n’avait pas ouvert ses portes lundi matin en raison de l’assemblée générale, restera donc fermé pour une durée indéterminée.

« On se prépare lundi à une mobilisation puissante. On aura beaucoup plus de grévistes que d’habitude », avait prédit auprès de l’AFP, Christian Galani de la CGT, syndicat majoritaire au Louvre, qui dénonce, comme les autres organisations professionnelles, des problèmes de sous-effectifs.

Pour tenter d’éviter une fermeture du musée à l’approche des vacances de Noël, des réunions ont eu lieu la semaine dernière au ministère de la culture avec les syndicats, dont une avec Rachida Dati en personne.

Réorganisation à marche forcée

Face aux syndicats, la ministre s’était engagée à revenir sur la baisse de 5,7 millions d’euros de dotation publique au Louvre prévue dans le projet de loi de finances 2026, a appris l’AFP auprès de sources concordantes. En 2024, le musée a perçu 98,2 millions d’euros de subventions de l’Etat. Il n’y a eu « aucune autre avancée significative », selon la CGT, mais la CFDT assure que les discussions se sont déroulées de « façon intelligente et apaisée ». « Pas d’annonce tonitruante, pas de colère, chacun comprend les deux parties », a assuré sa déléguée Valérie Baud, interrogée la semaine dernière par l’AFP.

En parallèle de ce conflit social, le musée doit faire face à une réorganisation à marche forcée et continuer de répondre aux interrogations sur les failles qui ont permis à un commando, le 19 octobre, de s’emparer de huit joyaux de la Couronne, toujours introuvables.

Fragilisée, la présidente du Louvre Laurence des Cars devra, l’espace de quelques mois, travailler en tandem avec Philippe Jost, le haut fonctionnaire chargé du chantier de reconstruction de Notre-Dame, à qui Rachida Dati a confié vendredi la mission de « réorganiser en profondeur le musée ». « Des mesures indispensables sont à prendre, bien au-delà de la sûreté et de la sécurité », a déclaré la ministre, sans donner plus de détails.

« Toute réflexion sur l’avenir du Louvre ne saurait se limiter à une approche technico-organisationnelle », a réagi la CFDT, demandant de connaître le « périmètre exact » de cette mission.

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Le Monde avec AFP

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L’humoriste Guillaume Meurice aux prud’hommes face à son ancien employeur Radio France

Guillaume Meurice réagit à son arrivée au conseil des prud’hommes de Paris, mercredi 10 décembre 2025

Liberté d’expression ou devoir de fidélité à l’employeur ? Pendant plus de deux heures, le débat a été vif devant le conseil de prud’hommes de Paris, mercredi 10 décembre. Licencié par Radio France en juin 2024 pour « faute grave », l’humoriste Guillaume Meurice a, par la voix de son avocat, demandé l’annulation de sa rupture de contrat anticipée et près de 400 000 euros à son ancien employeur.

Tout était parti d’une blague de l’ancien trublion de France Inter, le 29 octobre 2023. Au cours d’un sketch portant sur « les déguisements qui font peur » pour Halloween, l’humoriste avait proposé celui du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il avait qualifié de « sorte de nazi mais sans prépuce ». Trois semaines après l’attaque du Hamas du 7-Octobre, la polémique avait rapidement enflé. La direction de Radio France avait alors demandé au salarié de présenter ses excuses, ce qu’il avait refusé de faire, avant de lui notifier un avertissement, au début de novembre. Quelques jours plus tard, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique avait adressé une mise en garde à l’entreprise publique.

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Avec la chute d’IKKS, la crise textile gagne la mode milieu de gamme

Devant une boutique de la marque IKKS, à Paris, le 3 octobre 2025.

A la veille de Noël, plus de 250 boutiques IKKS tirent le rideau. Le tribunal des activités économiques de Paris a décidé, vendredi 12 décembre, d’attribuer l’enseigne française de mode fondée en 1987 à deux entrepreneurs, Santiago Cucci, actuel président de la holding HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur du site Vente-privée, devenu Veepee en 2019.

Ces deux spécialistes de la mode et du commerce faisaient partie des trois candidats à avoir déposé un dossier définitif auprès des administrateurs judiciaires dans le cadre d’une procédure de cession. Une dizaine de candidats s’étaient initialement dits intéressés mi-novembre pour reprendre partiellement ou très partiellement la chaîne placée en redressement judiciaire à l’automne. Verdoso, fonds d’investissement qui a repris l’enseigne The Kooples début 2025, avait finalement jeté l’éponge peu avant la date butoir.

MM. Cucci et Benabou se sont engagés à reprendre une centaine de succursales et ont obtenu l’aval de 120 de ses boutiques affiliées, sur un total de 473 magasins IKKS. Et ils maintiendront les « postes d’environ 520 salariés », dont 400 titulaires de contrat à durée indéterminée, parmi les 1 094 emplois. Tous deux entendent relancer la marque sur le seul créneau de la mode pour hommes et femmes. Aux dépens donc de plus de la moitié du personnel IKKS en France.

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Budget 2026 : le Sénat vote un geste en faveur des fonctionnaires enceintes

La mesure aurait sans aucun doute été saluée par la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, Mylène Jacquot, décédée brutalement vendredi 12 décembre à l’âge de 60 ans. Fidèle entre autres à la défense des droits des femmes fonctionnaires, elle l’aurait toutefois certainement jugée insuffisante. Dans le cadre de l’examen du budget 2026, le Sénat a adopté un amendement, samedi, visant à compenser la baisse de l’indemnisation des arrêts maladie pour les femmes enceintes du service public. En partie seulement, regrettent les syndicats. La mesure doit encore être définitivement approuvée par le Parlement.

La baisse décidée début 2025 de l’indemnisation des arrêts de courte durée « a pu avoir des conséquences défavorables » pour les femmes enceintes contraintes de s’arrêter de travailler, a concédé le gouvernement Lecornu. Depuis la réforme et comme l’ensemble des agents publics, celles-ci ne bénéficient désormais que d’un maintien de rémunération à 90 % en cas d’arrêt maladie contre 100 % jusqu’alors. Cela « les fragilise pendant la période de grossesse où l’arrêt peut être nécessaire pour la santé de la femme comme de l’enfant à naître », a reconnu l’exécutif.

L’amendement adopté allonge ainsi de deux à trois semaines la durée maximale du « congé pathologique prénatal » que les fonctionnaires enceintes peuvent prendre dès la déclaration de leur grossesse jusqu’au début de leur congé de maternité et qui, lui, prévoit une indemnisation à 100 %. Le coût de la mesure est estimé à 4 millions d’euros en année pleine. « Cette disposition permet de mieux les protéger », a expliqué le ministre délégué chargé de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, David Amiel.

Tout en empêchant une perte de revenus, elle permet de mieux coller à la réalité, a-t-il ajouté : les fonctionnaires enceintes font en moyenne l’objet de sept jours d’arrêt en plus de leurs deux semaines actuelles de congé pré-accouchement. « Nous avons beaucoup travaillé avec les syndicats sur ce sujet », a ajouté la ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin, avant de rendre hommage à la leader de la CFDT Fonctions publiques. « La mesure est née d’un dialogue social approfondi que Mylène Jacquot apportait, elle lui doit beaucoup et les femmes de la fonction publique lui devront beaucoup », a-t-elle souligné.

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