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Surendettement : les jeunes de plus en plus concernés

La timide amélioration de la conjoncture économique n’y a rien fait : s’ils restent en nette baisse (− 32 %) sur dix ans, les dépôts de dossiers de surendettement auprès de la Banque de France ont continué d’augmenter en 2025, pour remonter à leur niveau de 2019.

L’institution a annoncé, mardi 17 février, avoir enregistré 148 013 dossiers en 2025, un nombre en hausse de 9,8 % sur un an, confirmant la remontée enregistrée depuis la mi-2023.

Ces demandes concernent en majorité des personnes vivant sous le seuil de pauvreté (62 %), pour lesquels des « accidents de vie » (perte d’emploi, séparation, problèmes de santé…) constituent le plus souvent le point de bascule dans le surendettement. Au total, les commissions de surendettement ont clos 122 670 dossiers en 2025, avec un effacement total des dettes dans un peu plus d’un tiers des cas.

Parmi les points saillants du bilan 2025 figure la montée du surendettement chez les jeunes, avec un bond de 36 % des dossiers déposés par des 18-29 ans par rapport à 2024 et un quasi-triplement depuis 2022. La hausse atteint même 65 % chez les 18-25 ans, qui ne représentent toutefois qu’un nombre de cas relativement limité (8 205 en 2025).

« Dettes à la consommation »

Les efforts de communication entrepris par la Banque de France ces dernières années sur la procédure de surendettement, à travers les réseaux sociaux entre autres, ne suffisent pas à expliquer ces progressions. Le chômage reste en revanche un facteur déterminant puisque 37 % des jeunes surendettés sont sans emploi, contre 26 % pour l’ensemble des personnes dans cette situation.

La faible part de propriétaires parmi les jeunes surendettés (2 % seulement, quatre fois moins que dans l’ensemble des personnes surendettées) a deux conséquences : un endettement médian réduit, à 13 790 euros contre 17 951 euros pour l’ensemble des catégories, et un poids bien plus important des crédits à la consommation dans leurs dettes, à 57 % contre 44 %.

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A Aubagne, rassemblement des salariés d’Alinea, menacée de liquidation

Des employés d’Alinea, à Aubagne, le 14 février 2026.

Plusieurs dizaines de salariés de l’enseigne d’ameublement Alinea se sont rassemblés, samedi 14 février, à Aubagne (Bouches-du-Rhône), où se trouve le siège social de l’entreprise en redressement judiciaire et menacée de liquidation.

Les quelque 250 salariés du site, employés du magasin Alinea et du siège social, étaient appelés à débrayer pendant deux heures à l’appel de l’intersyndicale. Un appel relayé dans plusieurs enseignes à travers le pays.

Dans un message adressé jeudi aux salariés, la direction de l’enseigne avait annoncé le retrait du principal candidat à la reprise, le groupe roumain SDC Holding, douchant ainsi les espoirs de sauvetage. « C’est la marque qui s’éteint avec le retrait de cette offre », a expliqué Margaux Palvini représentante Force ouvrière à Aubagne, à l’Agence France-Presse, précisant que les autres offres ne concernent que « les murs des magasins ».

« On nous a annoncé jeudi que le repreneur ne reprenait rien, qu’il retirait son offre, on a tous été envahis de tristesse », déclare Gilda Rodriguez, 58 ans, employée chez Alinea depuis vingt-six ans. « Ensuite, on s’est dit qu’il fallait se battre pour de bon, pour les 1 200 employés qui vont sûrement perdre leur emploi, pour avoir les droits qu’amène un PSE correct et digne », ajoute-t-elle.

« Merci, au revoir »

« A 59 ans et demi, en ayant des difficultés de santé, à quatre ans de la retraite, on vous dit : “Ben voilà, merci, au revoir.” Je le vis mal », confie Pierre Jacquot, salarié depuis quatorze ans chez Alinea. « Aujourd’hui, on demande une indemnité en rapport avec les efforts que l’on a fournis, à tout ce qu’on a apporté à cette enseigne et à la famille Mulliez. Ce qu’on attend aussi, c’est des reclassements dans l’ensemble du groupe », dit-il.

L’enseigne de mobilier de la galaxie Mulliez (Auchan, Decathlon, Leroy Merlin…) emploie encore quelque 1 200 salariés dans 36 magasins. Seulement 240 emplois pourraient être sauvés dans le cadre des offres restantes, estime Mme Palvini.

Le 5 mars, le tribunal des affaires économiques de Marseille va recevoir les offres définitives des candidats à la reprise et devrait rendre une décision dans un délai de deux semaines. Il avait placé, le 20 novembre, l’enseigne en redressement judiciaire alors qu’elle présentait, pour l’exercice 2024, 47 millions d’euros de pertes pour 162 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Fondée en 1988 à Avignon, Alinea avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2020, en pleine pandémie due au Covid-19.

Lire l’enquête | Article réservé à nos abonnés D’Auchan à Alinea, l’empire Mulliez fragilisé par les déboires du commerce

Le Monde avec AFP

La fin d’année mouvementée du média vidéo « Neo » : licenciements économiques, changement actionnarial, déménagement…

Le nombre de vues des médias 100 % vidéo a beau grimper, leurs finances ne suivent pas nécessairement le même chemin. Le pure player Neo, le concurrent conservateur de Brut – un qualificatif refusé par ses fondateurs, qui préfèrent « populaire et local » –, a traversé une période de turbulence en 2025. L’entreprise, qui réunit désormais Neo et son pendant féminin, Lou, a été confrontée au repli des investissements dans la publicité : un problème alors que la société est très dépendante des revenus dégagés par le brand content (« contenu de marque »), dont elle tire la très grande majorité de ses près de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Au fil des trimestres, la trésorerie s’est creusée de manière alarmante, et la société a frôlé les 200 000 euros de pertes fin 2025.

Constatant l’ampleur de cette situation financière structurellement déséquilibrée, la direction de l’entreprise a annoncé, fin septembre 2025, la mise en place d’un plan de licenciements économiques visant quatre des huit journalistes titulaires de la rédaction et d’un monteur. Leur départ a eu lieu en fin d’année. Désormais, la rédaction de Neo est constituée de trois rédacteurs en chef adjoints, d’un journaliste titulaire, de pigistes, de trois alternants et d’un stagiaire. A la même période, la trentaine de collaborateurs (qui comprend aussi des commerciaux) a changé de quartier dans Paris, la direction choisissant d’opter pour des locaux moins dispendieux.

« Cela nous permet d’être plus en phase avec la cyclicité qui est inhérente à notre modèle économique », affirme Anne-Henri de Gestas, un des cofondateurs de Neo. Sans contester les difficultés financières traversées, certains des partants estiment que le plan de licenciements a aussi permis aux dirigeants de pousser vers la sortie ceux qui avaient tendance à exprimer leurs désaccords éditoriaux avec une direction portant une vision nostalgique d’une France des terroirs. D’autant que ces départs faisaient déjà suite au limogeage d’un rédacteur en chef et de son adjoint début 2025, vus par d’anciens salariés comme étant en mesure de rééquilibrer le contenu éditorial. Depuis septembre 2025, Anne-Henri de Gestas est officiellement devenu directeur des rédactions de Neo et Lou, nouvelle preuve, selon leurs contempteurs, d’une mainmise éditoriale assumée de la direction.

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Le laboratoire français Sanofi, menacé de relégation, évince son patron

Paul Hudson, au siège social de Sanofi, à Paris, le 21 octobre 2024.

Remaniement au sommet de Sanofi. Le laboratoire français a annoncé, jeudi 12 février, le départ de son directeur général, Paul Hudson, à la tête du groupe pharmaceutique depuis 2019. Réuni la veille, le conseil d’administration a décidé de ne pas renouveler son mandat d’administrateur, qui arrivait à échéance. Mis à la porte de l’entreprise, le Britannique de 58 ans quittera ses fonctions le 17 février.

Paul Hudson sera remplacé par l’Espagnole Belen Garijo, actuellement directrice générale du laboratoire allemand Merck KGaA. Première femme à diriger une entreprise du DAX, l’équivalent outre-Rhin du CAC 40, lors de sa nomination en 2021, elle prendra officiellement les rênes de Sanofi le 29 avril, à l’issue de l’assemblée générale du groupe prévue à cette date. L’ex-sanofienne âgée de 65 ans, qui avait occupé diverses fonctions au sein du laboratoire, l’avait quitté en 2011 pour rejoindre Merck KGaA. Elle avait également siégé de 2014 à 2024 au conseil d’administration de L’Oréal, premier actionnaire de Sanofi.

En attendant son arrivée aux commandes du paquebot tricolore, Olivier Charmeil, vice-président exécutif chargé de la médecine générale et membre du comité exécutif de Sanofi, assurera les fonctions de directeur général par intérim du groupe.

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« Les patrons de la tech prédisent la fin du travail grâce à l’IA, mais peinent à imaginer ce monde d’après »

Ce n’est pas une baisse, c’est un effondrement. L’immigration aux Etats-Unis, qui était de 2,7 millions en 2024 a chuté de moitié en 2025 et devrait atteindre environ 320 000 en 2026 si la tendance se poursuit, indique le Bureau du recensement dans une note du 27 janvier. Normalement, le pays devrait être pris de panique, privé de sa main-d’œuvre bon marché et de ses jeunes ambitieux voulant vivre le rêve américain. Pas l’administration Trump, ravie de masquer ses faibles créations d’emplois. Pas les « tech bros », qui prédisent la fin du travail grâce à l’intelligence artificielle (IA) et les robots, en tout cas celui des moins qualifiés. Mais ils peinent à imaginer ce que serait ce monde d’après.

« Ces tendances rendent vraiment difficile de comprendre pourquoi nous devrions avoir une immigration à grande échelle, à moins d’avoir une compétence très spécialisée », a lancé au Forum de Davos (Suisse) Alex Karp, PDG de Palantir. Caissier, comptable, cariste, clerc de notaire, journaliste, tout ou presque est menacé.

Elon Musk est l’un des plus extrêmes dans sa vision de l’avenir. « L’intelligence artificielle et les robots remplaceront tous les emplois. Travailler deviendra facultatif, comme cultiver ses propres légumes au lieu de les acheter au supermarché », déclarait à l’automne 2025 l’entrepreneur qui reconvertit son usine californienne de Tesla en fabrique à humanoïdes. Bill Gates le dit plus sobrement, mais prévoit une révolution plus vertigineuse que celle de l’ordinateur personnel. « Les capacités de l’IA nous permettront de produire beaucoup plus de biens et de services avec moins de main-d’œuvre », écrivait le cofondateur de Microsoft sur son blog en janvier.

Elon Musk, au Forum économique mondial, à Davos (Suisse), le 22 janvier 2026.

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Lutte contre la fraude sociale : le gouvernement veut durcir sa réforme

 Jean-Pierre Farandou, ministre du travail, à l’Assemblée nationale, le 4 février 2026.

Le gouvernement envisage de renforcer un peu plus l’arsenal contre ceux qui trompent le système de solidarité. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 8 février, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, se dit « favorable » à la suspension du versement des allocations-chômage en cas de « suspicion sérieuse de fraude » – « c’est-à-dire avec des éléments probants ». Son propos signifie que l’exécutif entend durcir le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, débattu depuis l’automne 2025 au Parlement et sur lequel les députés doivent se pencher, en séance, à partir du 24 février.

Par rapport à la version initiale du texte, une mesure nouvelle – au moins – serait ajoutée, reprenant, en partie, un amendement voté au Sénat en novembre 2025. Il s’agit de compléter « le droit en couvrant la situation des allocataires en recherche d’emploi », précise-t-on au cabinet de M. Farandou, qui affirme que la législation prévoit déjà cette possibilité d’interrompre momentanément le paiement pour d’autres prestations. « Si des allocataires ne répondent pas aux mises en demeure de France Travail [l’opérateur qui verse les indemnisations] ou s’il existe des éléments probants de fraudes, nous pourrons désormais suspendre jusqu’à trois mois », poursuit l’entourage du ministre. Celui-ci fait valoir que les personnes concernées auront « la possibilité d’apporter des éléments qui viennent contredire les preuves de France Travail et dans ce cas la suspension sera levée rapidement ».

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Ubisoft, le géant français du jeu vidéo, confronté à trois jours de grève

« Assassin’s Creed : Shadows », jeu d’aventure d’Ubisoft dont l’action se situe au Japon à l’époque médiévale, est sorti le 20 mars 2025.

Les syndicats français d’Ubisoft appellent à une grève « massive et internationale », du 10 au 12 février, touchant l’ensemble des salariés du spécialiste français des jeux vidéo. L’appel a été lancé le 27 janvier, après l’annonce par la direction d’une vaste réorganisation jugée brutale par les représentants du personnel. Au cœur des tensions : l’annulation de projets, la remise en cause du télétravail et un plan de départs volontaires de 200 employés de son siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne), soit 5 % de ses effectifs en France.

Le mouvement commencera mardi 10 février, devant les studios de Montpellier, Bordeaux, Lyon et d’Annecy. Les salariés franciliens grévistes se rassembleront ensuite à Saint-Mandé, devant le siège du groupe fondé en 1986 par cinq frères bretons et toujours dirigé par l’un d’entre eux, Yves Guillemot. En revanche, les syndicats n’ont pas communiqué sur les actions prévues dans d’autres entités à l’étranger.

L’action est coordonnée par la CGT, la CFE-CGC, Solidaires-Informatique, Printemps écologique et le Syndicat des travailleurs et travailleuses du jeu vidéo. Tous déplorent des décisions prises sans concertation réelle ainsi qu’une direction jugée sourde au dialogue social.

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Le plein-emploi en 2027, le pari perdu d’Emmanuel Macron

Lors d’une journée de mise en relation entre demandeurs d’emploi et entreprises, organisée à l’initiative de France Travail et de la ville de Rouen, au gymnase Nelson Mandela de Rouen (Seine-Martime), le 10 octobre 2024.

L’avantage, pour un président de la République, d’annoncer un objectif en début de second mandat, c’est de n’en être jamais vraiment comptable en cas de revers. Contrairement à François Hollande (2012-2017), qui avait en partie lié une nouvelle candidature en 2017 à « l’inversion de la courbe du chômage » – d’autres facteurs le pousseront finalement à renoncer en 2016 –, Emmanuel Macron pourra assumer sans conséquence politique d’avoir échoué à atteindre le plein-emploi – un engagement pris lors de la campagne de 2022, réaffirmé en 2024 – puisqu’il ne peut pas être candidat en 2027.

Selon les statistiques diffusées, mardi 10 février, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le nombre de chômeurs, au sens du Bureau international du travail (BIT), a augmenté de 56 000 au dernier trimestre de 2025 par rapport aux trois mois antérieurs, pour se situer à 2,5 millions de personnes. Le taux de chômage, lui, a atteint 7,9 % de la population active – contre 7,7 % au trimestre précédent et 7,3 % un an plus tôt. L’ambition du chef de l’Etat de ramener le taux de chômage à 5 % en 2027 n’est plus qu’un lointain souvenir. Sur ce point, la France reste à la traîne de ses voisins européens. En Allemagne, le taux de chômage est stable, à 3,8 %, l’Italie est récemment passée sous le seuil historique des 6 % et la moyenne de l’Union européenne est de 5,9 %.

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« The Washington Post », déjà dans la tourmente après une vague massive de licenciements, voit le départ de son directeur général

Will Lewis alors directeur du « Washington Post », à Washington, le 5 novembre 2023.

La tempête souffle toujours sur The Washington Post. Quelques jours après un vaste plan de suppressions d’emplois dans ce pilier du journalisme américain détenu par Jeff Bezos, c’est au tour du directeur général et directeur de la publication, le Britannique Will Lewis, de quitter l’entreprise.

Dans un courriel adressé au personnel et révélé sur les réseaux sociaux par l’un des journalistes du quotidien, Will Lewis déclare qu’« après deux années de transformation du Washington Post, c’est le bon moment » pour lui de « se retirer ». Il est remplacé immédiatement par Jeff D’Onofrio, directeur financier du journal depuis 2025 après une carrière dans les plateformes et la publicité numériques, a annoncé le média américain.

Will Lewis, ancien journaliste qui avait obtenu un scoop à la fin des années 2000 sur les dépenses des parlementaires au Royaume-Uni, avait été nommé en novembre 2023 avec la mission de redresser la barre du quotidien historique (il prit ses fonctions en janvier 2024). The Washington Post, qui a à son actif la révélation du scandale du Watergate et de multiples prix Pulitzer, est en crise depuis plusieurs années.

L’annonce, mercredi, d’un plan de suppression de postes, d’environ 300 journalistes sur 800, a créé un choc, dans un contexte de rapprochement du propriétaire du journal et fondateur d’Amazon avec Donald Trump, qui attaque la presse traditionnelle depuis son retour au pouvoir.

Plusieurs services affectés voire supprimés

Durant le premier mandat du républicain, le journal s’était plutôt bien porté grâce à sa couverture jugée sans concession. Cependant, au départ de Donald Trump de la Maison Blanche, l’intérêt des lecteurs s’était émoussé et les résultats avaient commencé à dégringoler.

Le journal perd de l’argent depuis plusieurs années, selon la presse. Il avait subi une grande perte d’abonnés lorsque sa direction avait refusé de prendre parti avant la présidentielle de 2024, remportée par Donald Trump. Beaucoup y ont vu la main de Jeff Bezos, qui, trois mois plus tard, s’est affiché au premier rang lors de la cérémonie d’intronisation de Donald Trump, et dont le groupe, Amazon, a financé le documentaire Melania, consacré à l’épouse du président américain. Ses entreprises ont d’importants contrats avec l’Etat fédéral, du stockage de données à l’espace.

« Sous ma direction, des décisions difficiles ont été prises, pour assurer un avenir durable au Post, pour qu’il puisse, pendant de nombreuses années, continuer à publier des informations de haute qualité non partisanes à des millions de clients chaque jour », a écrit Will Lewis.

Une grande partie des correspondants à l’étranger, dont l’intégralité de ceux couvrant le Moyen-Orient ainsi que ceux en Russie et en Ukraine, ont été licenciés. Les services des sports, des livres, des podcasts, des pages locales ou de l’infographie sont presque intégralement supprimés.

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« C’est l’un des jours les plus sombres de l’histoire » du journal, avait regretté, sur Facebook, Martin Baron, ancien rédacteur en chef du journal et figure du journalisme américain.

Aux Etats-Unis comme ailleurs, les médias historiques sont en difficulté du fait de la baisse de leurs revenus publicitaires – les recettes en ligne restent faibles par rapport à ce que rapportait autrefois la publicité imprimée – et des abonnements, dans un contexte de concurrence des réseaux sociaux.

Selon The Wall Street Journal, The Washington Post a perdu 250 000 abonnés numériques après s’être abstenu d’apporter son soutien à la candidate démocrate et le journal a perdu environ 100 millions de dollars en 2024 en raison de la baisse des revenus publicitaires et des abonnements. Cependant, certains quotidiens nationaux américains comme The New York Times et The Wall Street Journal ont réussi à se redresser, ce que le « Post », même avec un mécène milliardaire, n’a pas réussi à faire.

Le Monde avec AFP

Dans les banques françaises, la course à la rentabilité continue

Avec plus de 35 milliards d’euros de bénéfices cumulés, l’année 2025 a été historique pour les cinq plus grandes banques françaises, qui ont à la fois profité d’une conjoncture favorable et récolté les fruits des efforts des années précédentes. Le résultat net annuel de BNP Paribas a dépassé 12,2 milliards d’euros, celui de la Société générale a atteint 6 milliards et le Crédit mutuel Alliance fédérale annonce 4,2 milliards d’euros. Et ce, malgré 377 millions d’euros de surtaxe d’impôt sur les sociétés. La Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE) se classe juste derrière avec 4,1 milliards d’euros de profits. Le Crédit agricole doit, quant à lui, se contenter d’une progression symbolique (+ 1,3 %) de son résultat, à 8,75 milliards d’euros, principalement en raison des conséquences comptables de sa participation dans le groupe italien Banco BPM.

Tous les acteurs du secteur ont bénéficié, en 2025, d’une conjonction de vents porteurs : les revenus ont progressé dans toutes les principales activités, de la banque de détail à celle d’investissement en passant par la gestion d’actifs. Les marges de crédit aux particuliers et aux entreprises ont poursuivi leur redressement après la remontée des taux d’intérêt, et la volatilité des marchés financiers a dopé les volumes dans la banque d’investissement. Parallèlement, le « coût du risque » – les montants à provisionner pour couvrir d’éventuels défauts de remboursement des crédits – est resté contenu malgré la montée des défaillances d’entreprise.

Les trois groupes cotés, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, peuvent donc continuer de récompenser leurs actionnaires en augmentant leurs dividendes. La Société générale, dont 2025 a confirmé le redressement salué par un bond de 153 % de sa valeur boursière, a, en outre, annoncé des plans de rachats d’actions exceptionnels de 2 milliards d’euros, une autre manière de distribuer des capitaux aux porteurs d’actions. De plus, le groupe de la Défense et BNP Paribas ont revu à la hausse certains de leurs objectifs de rentabilité et de solidité financière, très surveillés par les marchés.

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