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A Zhengzhou, en Chine, les saisonniers précaires de l’« iPhone City »

En ce début octobre, la nuit tombe sur Zhengzhou, la capitale du Henan, au centre de la Chine. La passerelle qui enjambe la route pour rejoindre le secteur K du gigantesque complexe d’usines, jusque-là quasi déserte, s’emplit soudainement. Bientôt, le flux d’ouvriers quittant les chaînes d’assemblage de l’iPhone à la fin du shift de jour est tel que l’endroit ressemble aux couloirs bondés d’une gare à l’heure de pointe. Ils se dispersent ensuite entre les gargotes stratégiquement installées là, étalant nouilles sautées et pains farcis sous les néons. D’autres travailleurs font le chemin inverse, pour prendre le relais de la production de nuit.

Leurs heures terminées, Liu et Ma, tous deux 18 ans, se dirigent vers les barres d’immeubles dortoirs. Le Monde a choisi de n’utiliser que les noms de famille des personnes interviewées (elles ne peuvent ainsi pas être identifiées, ces noms étant très fréquents), car des agents du gouvernement local et des policiers en civil nous ont suivis à la trace, et ont intimidé certains de nos interlocuteurs.

Liu et Ma, donc, se sont rencontrés début septembre quand ils ont été affectés à la production de l’iPhone 17 Pro Max, sur une ligne où le processeur central et ses circuits sont fixés dans le smartphone. Là, ils serrent des pièces à la visseuse automatique. Lui a compté par curiosité : chaque jour, il répète les mêmes gestes environ 1 300 fois.

Devant une usine Foxconn, à Zhengzhou (Henan, Chine), le 8 octobre 2025.

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Le service international de RFI se met en grève

Au siège du groupe audiovisuel national français France Médias Monde, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), le 9 avril 2019.

De mémoire syndicale, jamais un service de la rédaction de Radio France Internationale (RFI) s’était mis en grève seul, sans associer les autres métiers de l’antenne dans sa protestation. La première fois se profile : mardi 18 novembre, les journalistes du service international de la radio de France Médias Monde (FMM) cesseront le travail pour une durée indéterminée.

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« Les salariés de ce service dénoncent depuis plusieurs mois une dégradation préoccupante de leurs conditions de travail, alors même que leurs missions demeurent essentielles dans la couverture de l’actualité mondiale », font valoir les organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGT, FO et SNJ) dans le préavis déposé le 7 novembre. « Depuis la guerre en Ukraine, déclenchée il y aura bientôt trois ans, ou la guerre à Gaza, depuis maintenant plus de deux ans, nous partons davantage en reportage, plus longtemps, et sur des zones compliquées, explique l’un des journalistes mobilisés. Or notre service perd des effectifs. »

Le service international serait passé, selon les salariés concernés, de 16 personnes à 12 ces derniers mois, avant de remonter à 15. Si un seizième journaliste vient d’être affecté à une chronique quotidienne, son poste ne permet pas de décharger ses collègues d’une partie des permanences et week-ends travaillés − en constante augmentation ces derniers temps. Motif d’irritation supplémentaire : les primes qui accompagnent ces astreintes ne sont pas versées quand les journalistes partent en reportage, moments où ils ne comptent pourtant pas leurs heures. « Cela signifie que leurs salaires sont moins élevés quand ils vont sur le terrain que lorsqu’ils restent au siège », résume Patricia Blettery, déléguée syndicale CGT.

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Nokia veut supprimer 427 postes en France

Lors du Mobile World Congress, le plus grand rassemblement annuel de l’industrie des télécommunications, à Barcelone (Espagne), le 26 février 2024.

Pour Nokia, tailler dans ses effectifs français est désormais une habitude. Selon nos informations, le géant finlandais des équipements télécoms, qui vend des antennes relais aux opérateurs de téléphonie mobile, compte une énième fois supprimer des postes dans l’Hexagone. La direction détaillera ce plan de réduction des coûts aux syndicats, mercredi 19 novembre, au matin, lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique central, précise une lettre de la direction des ressources humaines aux représentants du personnel datée du 12 novembre, à laquelle Le Monde a eu accès.

Nokia France souhaite, selon nos informations, supprimer 427 postes en utilisant la procédure de rupture conventionnelle collective. D’après une source syndicale, cela représente près d’un cinquième des effectifs de Nokia dans l’Hexagone, qui compte environ 2 300 employés sur ses sites de Massy (Essonne) et de Lannion (Côtes-d’Armor).

Pour ces derniers, c’est un nouveau coup de massue : ce sera la septième fois que Nokia sabre dans ses troupes depuis qu’il a racheté Alcatel-Lucent en 2016. « On va passer sous la barre symbolique des 2 000 employés en France », déplore la même source syndicale. Celle-ci se « réjouit » malgré tout qu’il s’agisse d’une rupture conventionnelle collective plutôt que de coupes sèches : cette procédure, doit, de fait, « être négociée avec les organisations syndicales », et est basée sur le volontariat. « C’est aux salariés de choisir » s’ils veulent partir, insiste la source. Celle-ci fustige toutefois l’ampleur du plan : « Jusqu’où Nokia veut réduire la France ? », se demande-t-elle. Interrogé, Nokia n’a pas répondu à nos sollicitations.

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Les Etats-Unis ne connaîtront « probablement » jamais les chiffres de l’inflation et de l’emploi en octobre

Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, s’adresse à la presse, le 12 novembre 2025.

Les chiffres officiels concernant l’évolution des prix et du marché du travail en octobre aux Etats-Unis ne seront probablement jamais publiés, en raison de la paralysie budgétaire qui a entraîné la suspension de la collecte des données, a déploré la Maison Blanche, mercredi 12 novembre.

« Les démocrates ont peut-être causé des dommages irréversibles au système statistique fédéral, les rapports sur les prix à la consommation (CPI) et l’emploi du mois d’octobre ne devant probablement jamais être publiés », a déclaré la porte-parole de l’exécutif, Karoline Leavitt, en conférence de presse. Initialement, les chiffres de l’emploi devaient être publiés le 7 novembre et le CPI, ce jeudi.

« Toutes ces données économiques seront définitivement endommagées, laissant nos décideurs monétaires de la Fed [Réserve fédérale, banque centrale des Etats-Unis] dans le flou à un moment charnière », a ajouté la porte-parole, sans préciser le sort d’un autre indice d’inflation, le PCE, attendu le 26 novembre.

Le plus long shutdown de l’histoire des Etats-Unis, qui a commencé le 1er octobre et semble en passe d’arriver à son terme, a contraint de nombreux fonctionnaires fédéraux, notamment ceux chargés des indicateurs économiques phares, à des congés forcés.

Des experts s’attendaient à un trou dans les statistiques, et tenter de collecter ces éléments a posteriori induirait une importante marge d’erreur. Cela rend le décryptage de la première économie mondiale plus difficile, alors qu’elle a été secouée par l’offensive protectionniste tous azimuts du président Donald Trump.

Les dernières données officielles sur le marché du travail montraient que les créations d’emploi étaient quasiment au point mort, tandis que les droits de douane n’avaient pas entraîné une hausse des prix aussi importante qu’on pouvait le redouter.

Le Monde avec AFP

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Retraites : des pistes chocs pour transformer les droits familiaux et conjugaux

Au banc, la rapporteure Sandrine Runel, le président de la commission des affaires sociales, Frédéric Valletoux, le ministre du travail et des solidarités, Jean-Pierre Farandou, et la ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin, lors de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, à l’Assemblée nationale, le 12 novembre 2025.

Qui serait gagnant et qui serait perdant ? Cette question traverse en permanence le rapport que le Conseil d’orientation des retraites (COR) vient de réaliser sur les « droits conjugaux » – c’est-à-dire la pension de réversion – et les « droits familiaux », destinés à atténuer les inégalités causées par la naissance et l’éducation d’enfants. Le document, encore non rendu public et dont une mouture quasi définitive a pu être consultée par Le Monde, propose des scénarios d’évolution de ces deux dispositifs « dans un domaine sensible qui concerne l’ensemble des Français », comme le rappellent les auteurs. Le but n’est pas de fournir des « réformes clé en main », mais de « nourrir la réflexion ». Les pistes mises en avant vont cependant faire du bruit car si elles entraient en vigueur, certains assurés se verraient appliquer des règles plus favorables qu’aujourd’hui tandis que d’autres subiraient le sort inverse.

Le COR s’est penché sur cette thématique à la suite d’une demande exprimée en mai 2023 par Elisabeth Borne, alors première ministre. Celle-ci souhaitait que les droits familiaux et conjugaux soient minutieusement passés en revue, car ils reposent sur des dispositions touffues, sources d’iniquités, tout en étant décalées avec les transformations de la société.

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Devoir de vigilance des entreprises : au Parlement européen, droite et extrême droite s’unissent pour vider la directive de sa substance

Le président du Parti populaire européen, Manfred Weber, lors de la session plénière du Parlement européen, à Bruxelles, le 13 novembre 2025.

Ensemble, la droite et l’extrême droite européennes ont fait tomber un totem, jeudi 13 novembre. Elles se sont alliées au Parlement européen pour vider de sa substance la directive sur le devoir de vigilance des entreprises. Si cette majorité avait déjà montré ses muscles, elle s’était jusqu’ici contentée de le faire, pour l’essentiel, sur des textes non contraignants.

Cette fois, le Parti populaire européen (PPE) a, de manière aussi réfléchie qu’assumée, passé le cap et œuvré avec les nationalistes de tous horizons – du Rassemblement national (RN) français à Fratelli d’Italia, le parti postfasciste de Giorgia Meloni, en passant par le Fidesz hongrois – pour arriver à ses fins.

Par 382 voix contre 249, le Parlement européen a largement réduit le nombre d’entreprises concernées par cette loi, qui les oblige à prévenir les violations de droits humains (travail des enfants, travail forcé, sécurité…) comme les dommages environnementaux tout au long de leur chaîne de valeur. Elles doivent désormais compter plus de 5 000 salariés (contre 1 000) et afficher un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros (contre 450 millions).

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Le groupe industriel Urgo annonce la construction d’une nouvelle usine en France

Devant la plateforme logistique d'Urgo, à à Ouges (Haute-Saône), le 9 octobre 2024.

Le groupe industriel français Urgo, marque emblématique du pansement, a annoncé vendredi 14 novembre la construction d’une nouvelle usine dans la Loire, avec l’ambition de devenir le premier producteur mondial de bandes de compression médicale.

Implantée à Andrézieux-Bouthéon (Loire), cette usine de 35 000 mètres carrés, fruit d’un investissement de 60 millions d’euros d’ici à 2029, devrait générer « 200 emplois directs et 115 indirects à horizon 10 ans » dans la région, selon un communiqué de l’entreprise familiale forte de trois générations.

« Cette usine va nous permettre d’atteindre notre ambition de devenir le leader mondial de la compression médicale » tout en maintenant 100 % de sa production en France, a déclaré à l’Agence France-Presse Guirec Le Lous, l’un des dirigeants du groupe et petit-fils du fondateur Jean Le Lous. Cet ancêtre, ancien pharmacien des armées qui a vécu la pénurie de pansements pendant la guerre, a créé la marque Urgo en 1958, alors qu’il était à la tête des Laboratoires Fournier à Dijon.

Cadeaux illicites aux pharmaciens

Désormais présente dans plus de 60 pays, l’entreprise, qui emploie 3 800 personnes, a triplé son chiffre d’affaires au cours de la dernière décennie, atteignant 890 millions d’euros en 2024 dont la moitié à l’international. Elle fabrique plus de 80 % de ses produits en France, où elle compte 1 100 employés.

Outre son activité historique dans les pansements, le groupe a développé une offre de santé du quotidien (baume à lèvres, solutions contre les aphtes, les verrues, etc.), qui représente aujourd’hui 50 % des ventes. Son deuxième métier est consacré au traitement médical des plaies, avec des bandes de compression pour soigner les ulcères de la jambe d’origine veineuse, des lésions cutanées longues à cicatriser. « Ce sont des bandes de compression qu’on applique sur la jambe et qui permettent de restaurer le retour veineux », un segment où Urgo est numéro deux mondial, souligne M. Le Lous.

Situé à 5 kilomètres de l’usine historique de Veauche (130 collaborateurs), le futur complexe, qui a bénéficié de 600 000 euros de subventions publiques, rassemblera « sur un même lieu une production de pointe et la logistique de distribution ».

Le groupe est également présent dans la technologie laser pour optimiser le processus de cicatrisation, des traitements esthétiques et un projet de production de peau artificielle. Il a été mis en cause ces dernières années pour des cadeaux illicites aux pharmaciens, une affaire dans laquelle l’ex-ministre de la santé, Agnès Firmin Le Bodo, elle-même pharmacienne, a notamment été condamnée à une amende.

Le Monde avec AFP

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Un seul des sites de NovAsco pourrait être repris, trois quarts des emplois sont menacés

Des syndicalistes manifestent devant le tribunal judiciaire de Strasbourg, lors d’une audience concernant l’avenir du sidérurgiste français NovAsco, le 31 octobre 2025.

Pour l’ex-Ascometal, le quatrième redressement judiciaire traversé en onze ans sera celui de trop. Voilà ce qui ressort de l’audience tenue mercredi 12 novembre, au sein de la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg. Elle visait à examiner dans le détail les deux seules candidatures à la reprise de ce groupe spécialisé dans les aciers spéciaux, rebaptisé « NovAsco » par le fonds de retournement britannique Greybull, qui lui a tourné le dos en début d’été, seulement un an après l’avoir repris.

Au dire de plusieurs observateurs, l’offre d’Europlasma n’a pas convaincu. Le fabricant landais de corps d’obus souhaitait reprendre les quatre sites : le Marais à Saint-Etienne, Custines (Meurthe-et-Moselle), Leffrinckoucke près de Dunkerque (Nord) et Hagondange (Moselle), mais en ne conservant que 75 des 441 emplois de ce dernier. Ce qui signifiait la fin de l’aciérie mosellane, dotée d’un four électrique, mais trop coûteuse à rénover. Et celle des grands bureaux de la holding. « Leur plan d’affaires n’est pas clair. Les financements ne sont pas là. Plus on fouille, plus on sent qu’on va vers une nouvelle galère avec Europlasma. Leurs dernières reprises d’entreprises n’inspirent pas confiance. On a assez donné », lâche dépité Yann Amadoro, secrétaire CGT du conseil social et économique (CSE).

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Le recours croissant à l’externalisation dégrade les conditions de travail des agents de nettoyage, note l’Anses

Sur un immeuble du quartier d’affaires de la Défense (Hauts-de-Seine), le 9 octobre 2025.

Gestes répétitifs, machines lourdes, mise en contact avec des produits chimiques ou des virus, les agents de nettoyage sont surexposés aux risques pour leur santé. Ceux-ci, propres à leur activité, sont accentués par l’organisation du travail et les réalités économiques du secteur, notamment le recours croissant à l’externalisation par les entreprises comme par les institutions publiques, constate une étude publiée, jeudi 13 novembre, par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

On compte entre 1,2 million et 1,4 million d’agents de nettoyage, ce qui représente près de 5 % de l’emploi salarié en France. Parmi eux, 600 000 sont des agents publics, 350 000 travaillent dans des entreprises dont ce n’est pas l’activité principale et 500 000 pour des sociétés prestataires qui se consacrent à la propreté. Les femmes y sont surreprésentées (73,5 %) ainsi que les travailleurs immigrés (20 %).

Ce sont les travailleurs les plus concernés par des troubles musculo-squelettiques. Ils connaissent plus d’accidents du travail et des accidents plus graves ; ils sont deux fois plus nombreux à s’être vu reconnaître une maladie professionnelle, et deux fois plus souvent licenciés pour inaptitude.

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La santé des agents de nettoyage est fortement affectée par leur travail, selon une étude de l’Anses

Une femme de ménage, à Strasbourg, en novembre 2016.

Dans un rapport, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a alerté, jeudi 13 novembre, que les agents de nettoyage sont exposés à un cocktail de risques délétères pour leur santé, ces risques découlant de la nature de leur travail mais aussi pour bonne part de son organisation, notamment la sous-traitance.

Cette étude pluridisciplinaire sur ce secteur dont les travailleurs représentent 1,2 million à 1,4 million de personnes porte exclusivement sur les agents de nettoyage intervenant dans des environnements professionnels, bureaux ou halls d’immeubles.

Elle souligne qu’ils, ou plutôt elles − car il s’agit à 73 % de femmes − sont « exposées à une combinaison de risques professionnels qui pèsent lourdement sur leur santé, liés à la nature même du travail exercé − des efforts physiques, des expositions à des produits chimiques, à des agents biologiques − mais aussi à [son] organisation, en horaire décalé, [effectué de façon] isolée, avec des cadences importantes », résume le directeur scientifique santé et travail de l’Anses, Henri Bastos.

Des conditions de travail qui aggravent les risques

Plus souvent d’origine étrangère que l’ensemble des salariés, ces agents sont fréquemment précaires, peu syndiqués et réalisent généralement des horaires décalés et fragmentés, qui leur font subir des journées de travail à rallonge. Le secteur se distingue par la fréquence des accidents du travail, un taux de travailleurs ayant une maladie professionnelle reconnue deux fois plus élevé que la moyenne et des licenciements pour inaptitude près de deux fois plus fréquents que pour l’ensemble des CDI, pointe ainsi l’étude.

Quelque 35 % de ces personnels travaillent pour des entreprises de sous-traitance, une part qui s’est fortement accrue ces dernières années. Cette tendance conduit à une diminution des volumes horaires dédiés au nettoyage et à une intensification du travail, qui entraîne une augmentation des risques de TMS (troubles musculosquelettiques) et d’accidents du travail, notent les auteurs du rapport. Parmi les maladies les plus fréquentes figurent aussi les pathologies respiratoires et dermatologiques.

Le rapport recommande de mieux étudier l’impact des activités de nettoyage sur certaines maladies chroniques et les grossesses. Il préconise aussi de développer la formation sur la prévention à travers des supports visuels adaptés à la population concernée et de faire évoluer l’organisation du travail pour promouvoir le travail en journée.

Le Monde avec AFP

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