Une pénibilité insuffisamment prise en compte à la tête des entreprises

Soixante-quinze pour cent des représentants du personnel et 49 % des salariés estiment que la direction de leur entreprise n’a pas « suffisamment conscience de la pénibilité et de l’usure professionnelle en son sein », selon le Baromètre Syndex sur l’état du dialogue social en France publié jeudi 22 janvier par le cabinet de conseil spécialisé dans l’accompagnement des comités sociaux et économiques (CSE).
Cette enquête tripartite réalisée par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) à l’automne 2025 auprès de représentants du personnel, salariés et dirigeants, qui prenait le pouls des relations sociales en entreprise, a réaffirmé la confiance des salariés dans leurs représentants du personnel et « témoigne de la montée de tensions au sein des directions dans un contexte économique morose peu propice au dialogue social apaisé », explique Jérôme Fourquet, de l’IFOP.
Risques d’accident du travail élevés
Ainsi, 68 % des salariés ont une bonne image de leur CSE, mais 58 % des représentants du personnel estiment que leur direction est tendue. « Cinquante-neuf pour cent des salariés ont le sentiment d’être bien représentés, mais l’influence du CSE est limitée », commente Nicolas Weinstein, membre du comité de direction de Syndex.
La santé, la sécurité et les conditions de travail sont toujours en tête des sujets prioritaires pour l’ensemble du panel de l’enquête, devant le pouvoir d’achat et les salaires. Pour plus de quatre représentants du personnel sur dix, les risques d’accident du travail sont élevés dans leur entreprise (64 % dans l’agriculture, 56 % dans l’industrie, 55 % dans le BTP et 40 % dans le tertiaire).
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