En 2025, les femmes cadres gagnent toujours 16 % de moins que les hommes

En 2025, les femmes cadres gagnent toujours 16 % de moins que les hommes

Dans les bureaux du lunetier français Henry Jullien, à Lons-le-Saunier, le 29 janvier.

Le combat pour l’égalité salariale entre cadres des deux sexes est loin d’être gagné. En 2025, les femmes gagnaient encore 16 % de moins que leurs collègues masculins (en brut, variable inclus, en équivalent temps plein), et cet écart se maintient à ce niveau depuis 2018. A profil équivalent – c’est-à-dire en neutralisant les effets du métier, du secteur, de l’âge, de la taille d’entreprise, etc. –, les femmes percevaient toujours 6,8 % de moins que les hommes. Là encore, le différentiel se maintient depuis sept ans. Quarante pour cent des femmes cadres estiment avoir, dans leur entreprise, moins de chances de réussite que leurs collègues masculins.

Tels sont les principaux constats de l’étude, publiée le 3 mars, de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), menée auprès d’un échantillon de 2 000 cadres et de 1 000 entreprises du secteur privé en décembre 2025. Les raisons de cette persistance des inégalités salariales sont bien connues. L’écart brut, à savoir le différentiel de 16 % précité, tient pour une bonne part à la division genrée des métiers. Les femmes cadres sont sous-représentées dans les fonctions les plus rémunératrices (production industrielle, informatique…) et au sommet des organigrammes. A l’inverse, elles sont surreprésentées dans les secteurs moins lucratifs (santé, social, culture, formation, communication, ressources humaines…) et dans les échelons inférieurs.

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LJD

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