Dans les PME américaines, les robots assurent peu à peu les tâches difficiles
« Quand vous devez porter des caisses de 9 kilos, dix fois en une minute, huit heures par jour, cela fait beaucoup de mouvements et pas mal de tensions sur votre dos », constate Patrick Henson, le directeur de Masters Gallery, un distributeur de fromages californien. La PME, installée à Willows, une ville de 6 000 habitants, n’arrivait pas à garder son personnel. L’entreprise de 165 salariés accueillait de deux à trois nouveaux venus par semaine pour remplacer les absents, découragés par le mal de dos et les tâches répétitives. « C’est une petite ville, poursuit M. Henson. Le pool de demandeurs d’emploi disponibles est limité. »
M. Henson a donc décidé d’utiliser un robot pour réaliser ces tâches si peu désirables. Mais pas question d’acheter. La compagnie n’avait pas les moyens de débourser d’un coup 500 000 dollars (430 000 euros). Le directeur s’est tourné vers Formic, une nouvelle entreprise, qui lui proposait un robot en location. L’automate lui coûte moins cher qu’un employé, rémunéré 25 dollars de l’heure.
Et, selon lui, il « protège » les salariés existants, libérés de pesantes missions. « Le turn-over a baissé, le moral est en hausse, se félicite M. Henson. Et nous orientons les employés vers des tâches plus intéressantes. » Les ouvriers ne soulèvent plus d’énormes fromages, ils veillent au bon fonctionnement du robot ou s’occupent de la maintenance. Au final, les employés de Masters Gallery sont tellement contents qu’ils ont organisé pour le nouveau robot une fête de bienvenue, avec boissons et snacks.
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