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Ce qui change en 2026 pour les salariés et les directions des ressources humaines

L’adoption définitive du budget de la Sécurité sociale, le 16 décembre 2025, amène plusieurs modifications pour les salariés et les entreprises. Ainsi, le coût des ruptures conventionnelles va augmenter pour l’employeur, le taux de la contribution patronale passant de 30 % à 40 % de l’indemnité perçue par le salarié. Une hausse que regrette Audrey Richard, présidente de l’Association nationale des DRH : « La rupture conventionnelle est un outil très utilisé et qui permet une séparation apaisée. Certaines entreprises vont désormais hésiter à y avoir recours. »

« Cette hausse est un frein à un outil qui a de nombreuses vertus, renchérit Joëlle Muchada, avocate associée au cabinet Voltaire Avocats. Les entreprises craignent que cela ne mène à des situations conflictuelles. »

En revanche, elle approuve le plafonnement des arrêts maladie : la première prescription sera d’une durée maximale d’un mois, et de deux mois en cas de renouvellement, et ce, à compter du 1er septembre 2026. « Ce plafonnement va offrir aux entreprises une meilleure visibilité et faciliter la gestion des remplacements », estime l’avocate.

Autre nouveauté : le congé supplémentaire de naissance, qui sera effectif au 1er juillet prochain. Il concernera les parents d’enfants nés à compter du 1er janvier 2026. Il pourra être pris par chacun des parents, simultanément ou séparément. Il offre jusqu’à deux mois supplémentaires de congé après la naissance de l’enfant et il s’ajoute aux congés maternité ou paternité existants.

La rémunération s’élèverait à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Les montants doivent être précisés par décret. « C’est une bonne mesure, car elle encourage une répartition plus équilibrée des responsabilités familiales et professionnelles, contribuant ainsi à l’égalité hommes-femmes, apprécie Audrey Richard. Reste que les entreprises vont devoir anticiper l’organisation du travail pour assurer la continuité de l’activité. »

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Pouvoir d’achat : les syndicats sceptiques sur le déblocage anticipé de l’épargne salariale

Le ministre des petites et moyennes entreprises, Serge Papin, après le conseil des ministres à l’Elysée, le 5 janvier 2026.

L’objectif poursuivi est consensuel, mais les modalités pour l’atteindre ne font vraiment pas l’unanimité. Lundi 5 janvier, le cabinet du ministre des petites et moyennes entreprises (PME), Serge Papin, a mené une série d’entretiens avec des syndicats et des organisations patronales afin d’examiner un projet de mesure qui vise à améliorer le pouvoir d’achat d’une partie des salariés. A ce stade, le mécanisme à l’étude inspire du scepticisme, voire de vives critiques, parce qu’il est jugé insuffisamment ambitieux ou assimilé à de la poudre aux yeux.

L’hypothèse a émergé cinq jours après la nomination de M. Papin au sein du gouvernement. Le 17 octobre 2025, sur RTL, l’ancien PDG du groupe de distribution Système U avait plaidé pour que des décisions soient prises afin d’octroyer un « complément » de rémunération, ciblant en particulier les « classes moyennes », avec l’idée qu’il soit immédiatement « disponible pour la consommation ». Il était alors question de jouer sur « l’intéressement », un dispositif de partage de la valeur instauré dans de nombreuses sociétés qui attribuent ainsi des primes à leurs personnels en fonction des résultats réalisés. Le schéma mis en avant demeurait cependant très vague.

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