Urgences : après le plan Buzyn, les grévistes votent pour la poursuite du mouvement

Ils se sont mis d’accord pour des « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer plus tard une « date de mobilisation nationale ».

Le collectif Inter-Urgences est à l’origine d’une grève inédite par sa durée – bientôt six mois – et son ampleur, avec 250 services d’urgence à ce jour.
Le collectif Inter-Urgences est à l’origine d’une grève inédite par sa durée – bientôt six mois – et son ampleur, avec 250 services d’urgence à ce jour. AURORE MESENGE / AFP

Le plan de « refondation » exposé par Agnès Buzyn, la ministre de la santé, n’a pas persuadé. Le collectif Inter-Urgences, réuni le 10 septembre en assemblée générale, l’a jugé insuffisant et a voté la continuation du mouvement de grève entamé il y a près de six mois et touchant 250 services d’urgence à ce jour.

Journée de mobilisation

Les représentants des grévistes, rassemblés à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont voté à main levée une motion rappelant leurs rebendications et ont acté le principe de « rassemblements locaux » le 26 septembre, en attendant de fixer par la suite une « date de mobilisation nationale ». La « participation aux autres actions » a aussi été approuvée, sans appel clair à rejoindre la manifestation de la CGT mercredi à Paris.

Le collectif Inter-Urgences poursuit sa demande des « réouvertures de lits », des « recrutements à la hauteur des besoins » et une « augmentation de 300 euros net mensuels pour tous les hospitaliers ».

750 millions sur trois ans

Le plan présenté la veille par la ministre de la santé, doté de 750 millions d’euros sur trois ans, met plus l’accent sur l’orientation des patients pour limiter l’afflux aux urgences, avec un nouveau « service d’accès aux soins » pour réguler les appels aux secours et des « admissions directes » sans passage aux urgences pour les personnes âgées.