La clôture de huit magasins de Gap en France

La marque américaine d’habillement s’apprête à quitter sa palce phare de l’avenue des Champs-Elysées.

Gap diminue sa présence en France. La marque américaine d’habillement est en train de clôturer 8 de ses 28 points de vente en France. Après avoir fermé son magasin de Créteil-Soleil fin août, la chaîne va faire de même avec trois adresses parisiennes, rue de Rivoli, dans le centre commercial du passage du Havre, près de la gare Saint-Lazare, et boulevard Saint-Michel à proximité de la Sorbonne, fin septembre. Puis, ce sera au tour du point de vente du centre commercial des 4-Temps, à La Défense, de tirer le rideau, fin octobre.

Début de l’année prochaine, les magasins parisiens de la rue Saint-Denis, du boulevard des Capucines et de l’avenue des Champs-Elysées clôturant à leur tour, selon le calendrier fourni aux instances représentatives du personnel. L’enseigne abandonnera alors un cadre- clé qu’elle avait obtenu à grands frais et ouvert en grande pompe il y a vingt ans, au 36, de l’avenue, sur 1 700 m², à la place de l’ancien magasin de tissus Rodin.

Ce programme des clôtures relève d’un plan de restructuration annoncé en février, déclare la direction de l’enseigne. Art Peck, son PDG, avait alors déclaré vouloir scinder le groupe, Gap Inc., en deux unités, en distinguant The Old Navy, son magasin d’habillement bon marché, de ses chaînes Gap, Banana Republic, Athleta et Hill City. Ce projet de scission, dont les détails doivent être présentés, jeudi 12 septembre à New York, s’accompagne de mesures drastiques de réduction de coûts comprenant la fermeture de 230 magasins dans partout dans le monde dans les deux ans. L’opération doit, à terme, générer 90 millions de dollars (82 millions d’euros) d’économies par an.

Le groupe de San Francisco veut ainsi se relancer et optimiser sa rentabilité. En 2018, dans ses 3 666 magasins, les ventes ont stagné, arrivant à 16,6 milliards de dollars sur l’exercice clos en février 2019. Celles de son enseigne historique se sont repliées de 5 %. Et l’année a fort mal débuté : le chiffre d’affaires a baissé de respectivement 10 % et 7 %, au cours des deux premiers trimestres de l’exercice 2019.

Concurrence des prix

Les problèmes du groupe, fondé en 1969 par Doris et Don Fischer, n’existent pas d’hier. Dans les années 2000, l’enseigne, connue pour ses jeans et ses sweat-shirts, n’est pas arriver à résister à la concurrence des prix du suédois H&M et de l’espagnol Inditex connu pour ses magasins Zara. Puis, plus récemment, Primark, gros fabricant de jeans, lui a fait du tort. La vente en ligne de mode, surtout par Amazon, lui a aussi compliqué la tâche partout dans le monde.