Quand les nouvelles technologies reconstruisent la profession

L’économiste Michèle Debonneuil décrit, dans son livre « La Révolution quaternaire », ce nouveau mode de fonctionnement qui rend possible le passage de la propriété à l’usage.

NBIC : nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives. Ces quatre lettres embarquent le monde dans une nouvelle expérience. La carence de croissance, la fin programmée de l’emploi et le remplacement des qualifications humaines par l’intelligence artificielle « sont inscrits dans le marbre si nous ne décidons pas, collectivement, de modifier le cours des choses et de reprendre notre destin en main », alerte Michèle Debonneuil.

Le nouveau paradigme économique s’organise autour de quelques monopoles mondiaux en passe de devenir plus puissants que les Etats eux-mêmes. « Espérer les contraindre par les voies d’intervention nationale habituelles serait à la fois incertain et insuffisant », estime l’administratrice de l’Insee et inspectrice générale des finances. L’objet de son livre, La Révolution quaternaire, est de montrer qu’une autre solution existe.

Nous croyons être toujours dans la troisième révolution industrielle, où les nouvelles technologies automatisent la production de biens et services. Nous sommes en réalité dans la quatrième, où les technologies du numérique permettent d’inventer de nouveaux produits, les solutions quaternaires, qui intègrent à la fois le travail de l’homme et la puissance organisationnelle des nouvelles technologies.

Développement des outils connectés

Les solutions quaternaires diffèrent des solutions à coût marginal nul (CMN). Prenons le cas de l’autopartage et du covoiturage. Dans le cas de l’autopartage, par exemple à Paris l’Autolib, une entreprise prend en charge la mise à disposition de voitures dont elle reste propriétaire et embauche des salariés pour les entretenir et les déplacer.

Dans le cas du covoiturage, une entreprise, par exemple Blablacar, organise simplement la rencontre entre particuliers en traitant des données, mais laisse aux internautes la charge de gérer leur voiture partagée….

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