Lancement d’une licence récemment créée en France

Ils sont venus pour au moins trois ans à Carcassonne, en provenance de l’Aude (un tiers), des P.-O. et de l’Hérault, et dans une moindre mesure de Haute-Garonne, de Gironde et… de l’Indre, afin de faire une formation récemment créer en France : une licence pluridisciplinaire des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation.

L’objectif des inscrits : devenir professeur des écoles (primaires). La faculté d’éducation de l’université de Montpellier vient de lancer cette formation, «dans le but de renforcer la maîtrise et la connaissance scientifique et mathématique des nouveaux enseignants», comme l’a expliqué Jean-Paul Udave, directeur de l’université de Montpellier. «Le but, au niveau national, est de monter le niveau des enseignants, habitués jusqu’ici à faire une licence mono-disciplinaire, puis le master 1 et 2. Ce cursus préfigure ce qui sera demandé demain».

Retrouver le niveau en maths et en sciences
La licence carcassonnaise (également proposée à Nîmes et Montpellier) est rattachée à la mention «sciences et technologie». Et si la désaffection est «réelle» pour devenir enseignants du second degré, «il y a beaucoup de jeunes qui ont envie de devenir prof de primaire en sortant du lycée», assure le directeur de l’université de Montpellier. La huitième université de France a choisi de maintenir ses sites décentralisés et de les renforcer. La ville s’apprête à signer des conventions avec l’université de Perpignan. «C’est un moyen d’attirer des jeunes, dont les parents n’ont pas nécessairement les moyens de payer des études dans des villes aux loyers élevés», a reconnu le maire Gérard Larrat, très sollicité, selon ses dires, par les différentes universités pour développer le site carcassonnais (essentiellement basé dans l’ancienne école normale de filles, avenue du Général-Leclerc).

Les demandes
L’université de Montpellier a établi un programme pour traiter une vie universitaire, avec ses activités sportives universitaires et, à terme, peut-être une offre de restauration et d’hébergement. «D’autres licences seront lancées», promet Jean-Paul Udave.
Pour Gérard Larrat, ce n’est que le début d’une opération séduction auprès des jeunes de l’Aude et de l’extérieur pour dynamiser la ville. L’ouverture du nouveau cursus (qui peut être poursuivi en master à Carcassonne) a été possible grâce au soutien financier de la ville. Jusqu’en 2021, 135 étudiants supplémentaires rejoindront Carcassonne. Le succès est indéniable : l’inscription à cette licence, par le biais de Parcours Sup, a généré 315 vœux formulés, 275 confirmés… pour 45 places à pourvoir.

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