En 2024, la hausse des rémunérations a dépassé l’inflation

2,8 % : c’est l’augmentation du salaire mensuel de base (SMB, le salaire brut) dans le secteur privé en 2024, selon des chiffres publiés vendredi 21 mars par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du travail.

Après plusieurs années où les revalorisations de salaires n’ont pas pu suivre l’inflation, 2024 est celle du rattrapage : la hausse généralisée des prix à la consommation ayant chuté à 1,2 % l’an dernier, cela signifie que la hausse réelle des salaires est de 1,6 % en euros constants.

Passage en caisse.

Pour rappel, l’inflation a été supérieure au SMB durant sept trimestres consécutifs, entre mi-2021 et mi-2023 : au deuxième trimestre 2022, l’inflation atteignait 6 % sur un an, ce qui représentait alors le double de l’augmentation du SMB.

Si l’on s’intéresse aux catégories professionnelles et aux secteurs d’activité, le salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE), autre indicateur important de la Dares, augmente, lui, en 2024, de 2,9 %, avec des pics dans des secteurs comme la fabrication de produits informatiques (4,5 %) ou les industries chimique et pharmaceutique (4 %).

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« Toute nouvelle réforme doit reposer sur l’acceptation de l’allongement de la durée de vie active, de la prise en compte des carrières longues et de la pénibilité »

La réforme des retraites de 2023 a échoué sur deux fronts : elle a été perçue comme injuste et n’a pas résolu le déséquilibre financier du système. Pour tenter de surmonter ce double échec, laisser les partenaires sociaux se concerter sur une nouvelle réforme, sans intervention politique, était une bonne idée.

Mais, selon les travaux de notre chaire Transitions démographiques, transitions économiques, toute nouvelle réforme doit respecter certaines conditions. Elle doit reposer sur l’acceptation du choc démographique, de l’allongement juste et progressif de la durée de vie active, de la prise en compte réelle des carrières longues et de la pénibilité, accompagnée par l’amélioration des petites retraites. Le déséquilibre du système de retraite est d’environ 9 milliards d’euros en 2030. Nous affirmons que l’on peut rétablir l’équilibre à l’horizon 2030, dans le cadre d’un système plus juste, en se basant sur les préconisations qui suivent.

Le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, remet le rapport sur les retraites à François Bayrou, Astrid Panosyan-Bouvet et Catherine Vautrin, à Paris, le 20 février 2025.

Il faut d’abord abandonner tout âge légal de départ à la retraite. Ceci ne conduit en aucun cas à renoncer à l’idée d’un âge plus tardif de départ, mais il convient d’aller dans ce sens de manière moins clivante et plus juste. Il faut donc donner la priorité absolue aux annuités.

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« Pirater l’entreprise » : les clés d’une « gestion subversive » en 20 leçons

A la croisée des XXe et XXIe siècles, une « nouvelle proposition » émerge au sein du mouvement coopératif : la coopérative d’activité et d’emploi (CAE). Elle se veut une réponse au développement que connaît alors l’entrepreneuriat individuel, et aux risques de précarité et d’isolement qui lui sont associés. La CAE souhaite apporter un cadre sécurisant en proposant une hybridation du salariat et du travail indépendant. C’est la voie qu’emprunte à Paris Coopaname dès 2004.

Une voie menée avec succès, en dépit des crises que la structure a dû traverser : la coopérative a fêté en 2024 ses 20 ans, et ses chevilles ouvrières évoquent avec fierté le fait qu’« environ 2 800 personnes ont été ou sont toujours coopanamiennes » – on comptait 450 sociétaires en 2024, pour un chiffre d’affaires d’environ 12 millions d’euros.

Graphiste, paysagiste, prestations de conseil, microbrasseurs… Des profils divers ont ainsi rejoint la CAE – une « auberge espagnole du travail » –, attirés par les « protections » qu’elle offrait (couverture sociale, formation professionnelle…), mais aussi, bien souvent, par le projet plus politique porté par Coopaname. C’est cette histoire, et les multiples enjeux qui l’accompagnent, que nous expose Stéphane Veyer dans son ouvrage Pirater l’entreprise (Les Petits Matins, 2024).

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Coopérateur à Coopaname et ancien codirecteur général, l’auteur présente avec enthousiasme ce modèle qui permet aux porteurs de projet de devenir des « entrepreneurs salariés », et de bénéficier des atouts d’une structure collective (une équipe prend par exemple en charge les questions administratives, fiscales et juridiques) tout en restant autonomes dans l’exercice de leur activité professionnelle – le salaire étant généré depuis le chiffre d’affaires de l’activité.

Ambitions multiples

Au-delà, l’ouvrage a surtout pour objet de montrer comment ce modèle coopératif va servir de matrice à une expérience de « gestion subversive », « prenant le contre-pied de la doxa managériale ». Car la visée profonde de Coopaname est bien, aux yeux de l’auteur, de « pirater l’entreprise ». Pour y parvenir, M. Veyer met en avant 20 « gestes » au fil des pages. Elire à la direction générale des plus novices, décentraliser la prise de parole au nom du collectif, placer « la confiance comme clé de voûte de l’accompagnement », « déconnecter le travail et l’emploi »… Les ambitions sont multiples, certaines assumées comme « utopiques ».

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RSA : les départements dirigés par la droite et le centre refusent d’appliquer la hausse de 1,7 % prévue au 1er avril

France, Normandie, Eure, Evreux, CAF, caisse d'allocations familiales

Les départements dirigés par la droite et le centre ont annoncé, mercredi 26 mars, qu’ils n’appliqueront pas l’augmentation de 1,7 % du Revenu de solidarité active (RSA) prévue au 1er avril, afin de protester contre des décisions de l’Etat non compensées financièrement.

« Les départements du groupe “droite, centre et indépendants” [DCI] s’engagent à ne pas payer l’augmentation du RSA à la Caisse d’allocations familiales (CAF) prévue au 1er avril », écrivent-ils dans un communiqué à l’issue d’un séminaire de travail.

Les exécutifs départementaux refusent également de payer « toute dépense nouvelle ou supplémentaire décidée unilatéralement par le gouvernement et non compensée intégralement », estimant que le modèle social français « a un prix » et que « chacun doit bien comprendre que son coût ne peut pas être assumé par les seuls départements ».

Cette décision, qui concerne 72 des 104 départements et collectivités à compétence départementale de France, intervient à quelques jours d’un comité des financeurs qui doit réunir les acteurs des solidarités autour de Catherine Vautrin, ministre du travail et des solidarités.

Un contexte financier tendu

Mi-novembre, les départements du groupe DCI avaient déjà menacé de suspendre le versement du RSA au 1er janvier, mais y avaient renoncé après les promesses faites par l’ex-premier ministre, Michel Barnier, de réduire significativement l’effort d’économies qui leur était demandé.

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Les départements, confrontés à une explosion de leurs dépenses sociales et à une chute de leurs recettes issues de l’immobilier, après des années d’embellie, restent vent debout contre les ponctions prévues dans le budget 2025 alors que leur situation est critique pour au moins un tiers d’entre eux. Ils évaluent par ailleurs à « près d’un milliard d’euros » les dépenses supplémentaires à venir en 2025.

Dans une note relative aux finances des collectivités publiée mercredi, le député Renaissance du Gers Jean-René Cazeneuve, confirme que les départements « connaissent une période de grande difficulté liée à la chute des droits de mutation à titre onéreux [DMTO] et une hausse de leurs dépenses sociales ».

En 2024, les DMTO enregistrent selon lui « une nouvelle baisse de -13,2 % » avec « dans des cas extrêmes, comme la Haute-Marne et la Seine-Saint-Denis, une baisse qui dépasse -20 % et même -30 % pour la Haute-Vienne et l’Allier ».

La revalorisation du RSA au 1er avril prend en compte l’inflation. Selon la Caisse nationale des allocations familiales, le nombre de bénéficiaires du RSA a atteint près de 1,83 million de foyers au dernier trimestre 2024, soit 3,6 millions de personnes.

Le Monde avec AFP

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En Champagne, un procès révèle le sort de vendangeurs sans papiers, sans contrat ni salaire

Vendanges en Champagne, en septembre 2021.

Le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne doit examiner mercredi 26 mars des faits de traite d’être humains survenus dans le prestigieux vignoble, une affaire emblématique des conditions de travail de certains vendangeurs et de la tension dans le secteur. Un viticulteur, une prestataire de services et deux intermédiaires sont sur le banc des prévenus.

En septembre 2023, l’affaire éclate suite au signalement de simples nuisances sonores, pour lesquelles les gendarmes sont appelés par des habitants du village de Nesles-le-Repons (Marne). Dans une maison insalubre, ils découvrent alors une trentaine de vendangeurs qui partagent une pièce exiguë où des matelas s’entassent. Les sanitaires et l’installation électrique sont hasardeux, la cuisine est à l’extérieur. Leurs repas sont composés uniquement de riz ou de sandwichs avariés. La plupart de ces travailleurs sont originaires de pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Mauritanie, Sénégal…), ne possèdent pas de titre de séjour et ont été recrutés en région parisienne.

Ils sont arrivés quelques jours seulement avant l’intervention des gendarmes et amenés depuis la porte de la Chapelle à Paris jusqu’au pied des vignes de Champagne par Temuri M. et Abdoulaye C., deux hommes qui travaillent pour le compte d’une certaine Svetlana G. Tous les trois sont jugés pour traite d’êtres humains envers des personnes vulnérables, un délit puni de sept ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende.

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A La Reliure du Limousin, les aides gouvernementales sont indispensables au succès de l’apprentissage

Une prime de 5 000 ou de 2 000 euros par apprenti ? Voilà la drôle de question que se pose Théophile de Bonnaventure en ce début de printemps. C’est que le directeur général de La Reliure du Limousin a créé, en 2022, un centre de formation pour former des apprentis dans son entreprise, spécialisée dans la reliure administrative et la restauration de documents anciens. Cette aide financière s’élevait alors à 8 000 euros pour tous les employeurs, avant de diminuer à 6 000 euros en 2023. Et, depuis février, elle recule encore à 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés.

Le jeune directeur a même eu des sueurs froides quand il a cru que, malgré les 90 salariés de son entreprise située à Malemort (Corrèze), son appartenance au groupe international de déménagement, d’archivage et de préservation du patrimoine Mobilitas (4 500 collaborateurs) allait avoir pour effet d’abaisser ce coup de pouce à 2 000 euros, montant qui s’applique désormais aux entreprises de plus de 250 salariés. Un tel niveau aurait signifié l’arrêt de cette activité. « La prime change tout », indique-t-il.

Le haut niveau de soutien public à l’apprentissage avait joué un rôle-clé dans sa décision d’accueillir des apprentis chaque année, mais aussi de les former en interne au certificat d’aptitude professionnelle (CAP) arts de la reliure. Cette entreprise artisanale a rejoint le petit club des 114 centres de formation d’apprentis dits « d’entreprise » recensés en 2023 par le ministère du travail, composé de poids lourds comme BNP Paribas, Transdev, Hermès ou McDonald’s… Une stratégie adoptée dans l’intention de peser lourdement sur le contenu de la formation.

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Deux formateurs internes assurent la partie technique de la formation, qui représente environ 60 % du temps hors périodes de travail des apprentis. Le reste des cours théoriques, consacrés par exemple aux arts appliqués ou au module de prévention-sécurité-environnement, est dispensé par des enseignants de l’éducation nationale.

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SUD-Rail dépose un préavis de grève couvrant les vacances scolaires et les jours fériés du printemps pour les contrôleurs SNCF

Des employés grévistes de la SNCF, à la gare de Lyon, à Paris, le 21 novembre 2024.

SUD-Rail a déposé un préavis de grève allant du 17 avril au 2 juin, période couvrant les vacances scolaires et les jours fériés du printemps, mais n’appelle pas à la grève à ce stade, a précisé une source du syndicat à l’Agence France-Presse (AFP) mardi 25 mars.

SUD-Rail, troisième syndicat de la SNCF et deuxième chez les contrôleurs, a déposé un préavis de grève de six semaines pour dénoncer la dégradation des conditions de travail des contrôleurs, a-t-il annoncé dans un communiqué lundi. « Avec la mise en place d’un nouveau logiciel informatique, le planning des contrôleurs se trouve modifié sans arrêt, sans avis préalable », pointe en particulier le communiqué.

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A ce stade, il s’agit seulement d’un avertissement adressé à la direction et pas d’un appel à la grève, sur lequel les instances internes de SUD-Rail se prononceront « prochainement », a précisé la source syndicale à l’AFP. SUD-Rail regrette dans son communiqué de n’avoir obtenu « aucune avancée » de la direction sur sa demande d’« augmentation de la prime de travail liée à un durcissement des conditions d’exercice du métier ».

« On est dans la phase de dialogue », a réagi la direction de SNCF Voyageurs. « Il y a un préavis auquel nous sommes, comme tous les préavis, extrêmement attentifs », a ajouté la compagnie. Interrogée mardi sur RTL, la ministre du travail, de la santé et des solidarités, Catherine Vautrin, a appelé « chacun à ses responsabilités ». « Il faut laisser les Français pouvoir vivre leur vie. Je pense que les Français ont aussi besoin de ces moments », a insisté Mme Vautrin, insistant sur l’incompréhension que susciterait une grève des cheminots au printemps.

Climat social tendu

Aucun syndicat n’appelle, à ce stade, à la grève pour la période des vacances scolaires et des ponts du printemps et « il y a (…) déjà eu des préavis ces derniers mois mais qui n’ont pas eu d’impact », souligne la direction de la SNCF. La dernière grève des contrôleurs, pendant un week-end de congés de février 2024, avait entraîné l’annulation de nombreux TGV, affectant 150 000 personnes.

La situation actuelle à SUD-Rail reflète un climat social tendu au sein de la SNCF. Les tensions autour des conditions de travail et des préavis de grève soulignent les défis auxquels l’entreprise est confrontée. Les discussions entre la direction et les syndicats se poursuivent, mais l’issue reste incertaine.

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Les contrôleurs, en première ligne des revendications, expriment leur mécontentement vis-à-vis des changements imposés par la mise en place du nouveau logiciel informatique. Ce dernier modifie régulièrement leurs plannings respectifs sans consultation préalable, ce qui complique leur organisation personnelle et professionnelle.

La direction de la SNCF, tout en reconnaissant l’importance des préavis, insiste sur la nécessité de maintenir un dialogue ouvert avec les syndicats pour éviter des perturbations majeures. Les négociations en cours visent à trouver un terrain d’entente qui satisferait à la fois les attentes des employés et les impératifs de service public de l’entreprise.

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Les précédentes grèves ont déjà montré l’impact significatif que peuvent avoir de telles actions sur les voyageurs. La direction espère donc parvenir à un accord avant que la situation ne dégénère en un mouvement de grève effectif, surtout en période de vacances scolaires et de jours fériés.

Le Monde avec AFP

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Le double effet de la réforme des indemnités maladie

Droit social. A l’ombre du nouveau débat sur la retraite et des interrogations plus générales sur les finances sociales, le décret 2025-160 du 20 février 2025 a réformé la prise en charge par le régime général de Sécurité sociale du revenu de remplacement, pour les salariés incapables de travailler du fait d’une maladie.

Le salaire est la somme allouée par l’employeur en contrepartie d’un travail effectué à son profit par un salarié. Il existe, en droit civil, une règle dite « d’exception d’inexécution » qui permet à chaque partie à un contrat de refuser d’exécuter son obligation tant qu’elle n’a pas reçu la prestation qui lui est due : ici pas de travail, pas de salaire.

Cette règle est toutefois largement atténuée par le droit social. Le salarié qui a été malade retrouve notamment son emploi, ou un emploi similaire. De plus, durant ce temps suspensif, le salarié bénéficie de certains droits.

Ainsi, sous condition d’affiliation au régime général pendant un certain temps avant sa maladie, et avec une attestation d’incapacité de travail émise par un professionnel de santé habilité, tout salarié bénéficie d’indemnités journalières d’assurance-maladie non professionnelle (IJ maladie), souvent dénommées « indemnités journalières de sécurité sociale » (IJSS), versées par la caisse primaire d’assurance-maladie de son lieu de résidence.

Des règles plus favorables

Elles sont égales à 50 % d’un salaire journalier de base qui correspond, pour le cas général des salariés mensualisés, à 1/91,25 du salaire soumis à cotisations des trois derniers mois civils antérieurs à l’arrêt de travail. Ce salaire s’entend de la rémunération mensuelle brute dans une limite d’un plafond égal à 1,8 smic calculé sur la base de la durée légale du travail. Ce plafond a été abaissé par le décret de février 2025 à 1,4 fois le smic, soit 2 522,57 euros, à compter du 1er avril 2025 (code de la Sécurité sociale, art. R.323-4, R.382-34 et R.382-34-1 modifiés). Au résultat, les IJ maladie diminuent pour ceux qui dépassent ce nouveau et modeste plafond.

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Appel à témoignage : demandeur d’emploi ou chef d’entreprise, face à la dégradation du marché du travail, faites-nous part de votre expérience

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La CFDT dénonce l’inertie patronale face à la prévention de l’usure professionnelle

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, à Paris, le 17 janvier 2025.

La négociation sur les retraites, entre partenaires sociaux, ne se résume pas à des portes qui claquent. Si les défections de Force ouvrière (FO), puis de l’Union des entreprises de proximité (U2P) et de la CGT ont bousculé le processus engagé le 27 février, elles n’empêchent pas – complètement – les cinq organisations encore autour de la table d’aborder le fond des sujets. Démonstration vient d’en être apportée avec la quatrième séance de discussions, le 20 mars, durant laquelle la CFDT affirme avoir critiqué le manque d’élan chez les patrons pour améliorer le sort des salariés exerçant des métiers pénibles. « L’usure professionnelle n’est pas une préoccupation du côté des chefs d’entreprise, a fustigé Yvan Ricordeau, le numéro deux de la centrale cédétiste, à l’issue de la rencontre. Il faut inverser la donne. »

Le syndicaliste a étayé son propos sur une note récente des services de l’Etat qui dresse le bilan du « fonds d’investissement » destiné à prévenir la pénibilité dans le monde du travail. Mis en place en 2023, ce dispositif a été doté d’une enveloppe légèrement supérieure à 200 millions d’euros pour l’exercice 2024. Sur ce montant, « il n’y a même pas un quart des [sommes] qui sont consommées », a dénoncé M. Ricordeau, y voyant un « non-sens total ». Pour lui, le recours au fonds d’investissement se diffuse de manière « très très lente », parce que « les branches professionnelles et, notamment, les organisations patronales ne s’en saisissent pas ».

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