Chez Michelin, un PDG alarmiste, un flux de cash record et des syndicats ulcérés

Chez Michelin, un PDG alarmiste, un flux de cash record et des syndicats ulcérés

Florent Menegaux, PDG de Michelin, lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe, à Clermont-Ferrand, le 17 mai 2024.

Peut-on fermer des usines en France lorsqu’on dégage de bons résultats ? C’est le dilemme du PDG de Michelin, Florent Menegaux, qui a annoncé en novembre 2024 l’arrêt des sites de Cholet (Maine-et-Loire) et de Vannes d’ici à 2026, tout en présentant des comptes qu’il qualifie de « solides ». Malgré une baisse de 5 % des ventes et du résultat, le cru 2024, dévoilé mercredi 12 février, reste l’un des trois meilleurs du groupe, historiquement. A 12,4 %, « la marge opérationnelle est stable », indique le communiqué. Le « cash-flow libre », l’argent disponible une fois payés les investissements nécessaires à la croissance de l’activité, se maintient à 2,2 milliards d’euros (contre 2,3 milliards en 2023). Le bénéfice net est à 1,9 milliard d’euros.

Conscient du décalage entre ces chiffres et les plus de 1 200 emplois sacrifiés à Cholet et Vannes, le dirigeant du groupe de Clermont-Ferrand a pris, dès septembre 2024, son bâton de pèlerin pour faire une leçon d’économie industrielle aux ministres, députés, sénateurs, journalistes… « Le contexte français et européen est très délicat, explique-t-il sans relâche. Nous avons une arrivée massive des pneus à bas coûts d’Asie ces dernières années qui nous a fait perdre des parts de marché considérables. »

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LJD

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