{"id":969,"date":"2018-10-02T11:19:35","date_gmt":"2018-10-02T09:19:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5363274\/"},"modified":"2018-10-02T11:19:35","modified_gmt":"2018-10-02T09:19:35","slug":"avec-le-depart-de-son-pdg-cest-tout-le-systeme-general-electric-qui-semble-ronge-par-la-rouille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/avec-le-depart-de-son-pdg-cest-tout-le-systeme-general-electric-qui-semble-ronge-par-la-rouille\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Avec le d\u00e9part de son PDG, c\u2019est tout le syst\u00e8me General Electric qui semble rong\u00e9 par la rouille\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"
\"John
<\/figcaption><\/figure>\n

Il y a d\u00e9cid\u00e9ment quelque chose de pourri au royaume de General Electric. Tel Marcellus dans Hamlet,<\/em> l\u2019observateur un peu avis\u00e9 pourrait arriver \u00e0 ce constat d\u00e9sabus\u00e9 apr\u00e8s le d\u00e9barquage surprise du tout r\u00e9cent patron de la plus c\u00e9l\u00e8bre soci\u00e9t\u00e9 industrielle de la plan\u00e8te. Et cette pourriture ronge tous les \u00e9tages de la v\u00e9n\u00e9rable maison de Boston.<\/p>\n

En septembre, des d\u00e9fauts de qualit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts sur les ailettes d\u2019une turbine \u00e0 gaz toute neuve en fonctionnement chez Exelon, un producteur d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 de la r\u00e9gion de Chicago. Les pi\u00e8ces se sont mises \u00e0 rouiller soudainement sur cet engin suppos\u00e9 signer le renouveau de GE dans le domaine \u00e9nerg\u00e9tique. Mauvais pr\u00e9sage.<\/p>\n

Avec le d\u00e9part de John Flannery, le PDG de l\u2019entreprise, c\u2019est tout le syst\u00e8me GE qui semble rong\u00e9 par la rouille. Durant des d\u00e9cennies, la firme a incarn\u00e9 l\u2019excellence manag\u00e9riale au service de la puissance industrielle am\u00e9ricaine. Au premier rang de laquelle la promotion de ses PDG. Depuis 129\u00a0ans, la soci\u00e9t\u00e9 a mis un point d\u2019honneur \u00e0 choisir ses leaders dans ses rangs, et \u00e0 leur donner le temps n\u00e9cessaire pour d\u00e9velopper leur vision strat\u00e9gique.<\/p>\n

Jack Welch est rest\u00e9 20\u00a0ans \u00e0 la t\u00eate de la soci\u00e9t\u00e9, devenant \u00e0 son \u00e9poque le patron le plus connu et le plus respect\u00e9 au monde. Puis, en\u00a02001, il a transmis le t\u00e9moin \u00e0 Jeffrey Immelt, soigneusement choisi par ses soins. Ce dernier, \u00e0 son tour, a lanc\u00e9 le choix de son successeur d\u00e8s 2011. Et au terme de six ans de s\u00e9lection, il a arr\u00eat\u00e9 son choix sur John Flannery, un v\u00e9t\u00e9ran, entr\u00e9 en\u00a01987 dans l\u2019entreprise.<\/p>\n

Investissements \u00e0 contre-cycle<\/p>\n

Et voil\u00e0 que tout d\u00e9rape. Un an apr\u00e8s sa nomination, John Flannery est \u00e9ject\u00e9 par le conseil d\u2019administration et remplac\u00e9 par Larry Culp, dont le principal m\u00e9rite est d\u2019avoir spectaculairement redress\u00e9 un petit concurrent de GE, le groupe Danaher. Un camouflet d\u2019autant plus cinglant que Flannery n\u2019a m\u00e9nag\u00e9 ni sa peine ni son audace en un an.<\/p>\n

Il a carr\u00e9ment…<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Il y a d\u00e9cid\u00e9ment quelque chose de pourri au royaume de General Electric. Tel Marcellus dans Hamlet, l\u2019observateur un peu avis\u00e9 pourrait arriver \u00e0 ce constat d\u00e9sabus\u00e9 apr\u00e8s le d\u00e9barquage surprise du tout r\u00e9cent patron de la plus c\u00e9l\u00e8bre soci\u00e9t\u00e9 industrielle de la plan\u00e8te. Et cette pourriture ronge tous les \u00e9tages de la v\u00e9n\u00e9rable maison<\/p><\/div>\n