{"id":892,"date":"2018-09-26T11:43:00","date_gmt":"2018-09-26T09:43:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5360445\/"},"modified":"2018-09-26T11:43:00","modified_gmt":"2018-09-26T09:43:00","slug":"une-solution-sesquisse-pour-les-salaries-de-lacierie-dascoval","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/une-solution-sesquisse-pour-les-salaries-de-lacierie-dascoval\/","title":{"rendered":"Une solution s\u2019esquisse pour les salari\u00e9s de l\u2019acierie d\u2019Ascoval"},"content":{"rendered":"
\"Le
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C\u2019est un r\u00e9pit de courte dur\u00e9e, mais peut-\u00eatre cela suffira-t-il \u00e0 assurer<\/a> un avenir<\/a> aux 281\u00a0salari\u00e9s de l\u2019aci\u00e9rie d\u2019Ascoval. Mercredi 26\u00a0septembre, les administrateurs judiciaires de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 la demande du gouvernement, ont obtenu aupr\u00e8s du tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg, un sursis de quatre semaines pour consolider<\/a> le projet de reprise de l\u2019aci\u00e9rie de Saint-Saulve, dans le Valenciennois. Les syndicats esp\u00e8rent d\u00e9sormais un \u00e9pilogue positif apr\u00e8s de longs mois d\u2019attente.<\/h2>\n

En f\u00e9vrier, Ascometal, le propri\u00e9taire \u00e0 60\u00a0% d\u2019Ascoval avait \u00e9t\u00e9 repris \u00e0 la barre de la chambre commerciale du TGI de Strasbourg par le groupe Schmolz + Bickenbach. Cependant, l\u2019aci\u00e9riste suisse avait refus\u00e9 de prendre<\/a> possession de l\u2019usine des Hauts-de-France, cod\u00e9tenue par Vallourec \u00e0 40\u00a0%. Afin d\u2019assurer un premier sursis d\u2019un an, le groupe parap\u00e9trolier et le sid\u00e9rurgiste helv\u00e8te avaient accept\u00e9 de maintenir<\/a> jusqu\u2019au 31\u00a0janvier 2019 un volume de commandes suffisantes \u00e0 un prix au-dessus du march\u00e9 pour lui permettre<\/a> de se trouver<\/a> un avenir.<\/p>\n

Lire aussi : \u00a0 Sid\u00e9rurgie\u00a0: l\u2019usine de Saint-Saulve gagne un an de sursis <\/a>\n<\/p>\n

Seul Altifort a d\u00e9pos\u00e9 un dossier ferme<\/h2>\n

En juillet, trois candidats se sont manifest\u00e9s aupr\u00e8s des magistrats strasbourgeois pour reprendre<\/a> l\u2019usine, mais seul Altifort, une soci\u00e9t\u00e9 franco-belge a finalement d\u00e9pos\u00e9 un dossier ferme. Cr\u00e9\u00e9 en\u00a02013, ce groupe industriel a repris neuf sites, notamment \u00e0 Vallourec et ArcelorMittal. \u00ab\u00a0A la fin de l\u2019ann\u00e9e, nous devrions compter<\/a> 1\u00a0500 salari\u00e9s et r\u00e9aliser<\/a> 200\u00a0millions d\u2019euros\u00a0\u00bb<\/em>, avance Bart Gruyaert, son directeur g\u00e9n\u00e9ral. \u00ab\u00a0Notre volont\u00e9 est d\u2019installer \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019aci\u00e9rie un train \u00e0 fil pour transformer<\/a> l\u2019acier en filin afin de pouvoir<\/a> s\u2019adresser \u00e0 divers clients, au lieu du seul Vallourec\u00a0\u00bb,<\/em> d\u00e9taille-t-il.<\/p>\n

Altifort propose au tribunal d\u2019investir quelque 140\u00a0millions d\u2019euros, financ\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 des fonds propres, des pr\u00eats bancaires, des fonds d\u2019investissement ainsi que diverses aides publiques. En \u00e9change, la soci\u00e9t\u00e9 propose de maintenir 181 emplois et d\u2019en cr\u00e9er<\/a> 133\u00a0suppl\u00e9mentaires. \u00ab\u00a0Pour cela<\/em>, a rappel\u00e9 Bruno Le Maire, le ministre de l\u2019\u00e9conomie, apr\u00e8s une r\u00e9union avec les syndicats de l\u2019usine mardi matin \u00e0 Bercy, Altifort a besoin de financements compl\u00e9mentaires.\u00a0\u00bb <\/em>Dans le d\u00e9tail, la soci\u00e9t\u00e9 demande \u00e0 Vallourec la prise en charge, \u00e0 hauteur de 6\u00a0millions d\u2019euros, des comptes \u00e9pargne-temps des salari\u00e9s sur la p\u00e9riode avant 2017, quand l\u2019usine \u00e9tait d\u00e9tenue par Vallourec.<\/p>\n

Lire aussi : \u00a0 Ascoval\u00a0: l\u2019Etat accepte de mettre la main \u00e0 la poche <\/a>\n<\/p>\n

De m\u00eame, la soci\u00e9t\u00e9 franco-belge souhaiterait que le groupe parap\u00e9trolier finance pour 12\u00a0millions d\u2019euros la remise en \u00e9tat des halles pour installer<\/a> le train \u00e0 fil. Enfin, Altifort voudrait obtenir<\/a> pour 50\u00a0millions d\u2019euros de commandes pendant dix-huit mois\u00a0: plus de 200\u00a0000 tonnes d\u2019acier \u00e0 248\u00a0euros la tonne\u2026 \u00ab\u00a0Par rapport \u00e0 un autre approvisionnement, cela repr\u00e9sente un surco\u00fbt de 20 \u00e0 30\u00a0millions d\u2019euros\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise un observateur du dossier.<\/p>\n

\u00ab\u00a0L\u2019Etat s\u2019engage\u00a0\u00bb<\/h2>\n

Dans un communiqu\u00e9 envoy\u00e9 mardi, Ascoval soutient le plan d\u2019Altifort, sachant qu\u2019elle a d\u00e9j\u00e0 fait une partie du chemin en r\u00e9duisant drastiquement ses co\u00fbts depuis 2017. La productivit\u00e9 a progress\u00e9 de 30\u00a0% en deux ans. Le prix de la tonne revient \u00e0 270\u00a0euros, contre encore 400\u00a0euros il y a deux ans. \u00ab\u00a0A l\u2019avenir, nous voulons encore am\u00e9liorer<\/a> ce co\u00fbt, en passant \u00e0 185\u00a0euros la tonne\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9cis Bart Gruyaert.<\/p>\n

Pour l\u2019instant, M.\u00a0Le Maire ne veut pas promettre<\/a> la lune. \u00ab\u00a0Ce dont nous sommes convenus, c\u2019est de travailler<\/a> exclusivement sur cette option de reprise. \u00c7a va \u00eatre<\/a> difficile, je ne l\u2019ai pas cach\u00e9 aux salari\u00e9s, la conjoncture n\u2019est pas bonne, Vallourec n\u2019est pas en meilleure forme non plus, donc c\u2019est compliqu\u00e9 mais nous devons mettre<\/a> toutes nos \u00e9nergies \u00e0 garantir<\/a> la p\u00e9rennit\u00e9 du site.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

\u00ab\u00a0Le cap est enfin donn\u00e9,<\/em> se satisfait Bruno Kopczinsky, porte-parole de l\u2019intersyndicale de l\u2019usine. Le ministre s\u2019est engag\u00e9 pour le plan Altifort. L\u2019Etat, qui d\u00e9tient 16,22\u00a0% de Valourec, va utiliser<\/a> sa position d\u2019actionnaire pour que Vallourec prenne ses responsabilit\u00e9s. Enfin, l\u2019Etat s\u2019engage. On est soulag\u00e9. On avance.<\/em>\u00a0\u00bb M.\u00a0Gruyaert confirme\u00a0: \u00ab\u00a0Que le ministre s\u2019engage pour la reprise d\u2019Ascoval est un premier signe positif\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

C\u2019est un r\u00e9pit de courte dur\u00e9e, mais peut-\u00eatre cela suffira-t-il \u00e0 assurer un avenir aux 281\u00a0salari\u00e9s de l\u2019aci\u00e9rie d\u2019Ascoval. Mercredi 26\u00a0septembre, les administrateurs judiciaires de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 la demande du gouvernement, ont obtenu aupr\u00e8s du tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg, un sursis de quatre semaines pour consolider le projet de reprise de<\/p><\/div>\n