{"id":8587,"date":"2021-02-10T11:00:18","date_gmt":"2021-02-10T10:00:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/campus\/article\/2021\/02\/10\/sur-les-reseaux-sociaux-ou-au-pied-des-immeubles-reperer-et-accompagner-les-jeunes-invisibles_6069440_4401467.html"},"modified":"2021-02-10T11:00:18","modified_gmt":"2021-02-10T10:00:18","slug":"sur-les-reseaux-sociaux-ou-au-pied-des-immeubles-reperer-et-accompagner-les-jeunes-invisibles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/sur-les-reseaux-sociaux-ou-au-pied-des-immeubles-reperer-et-accompagner-les-jeunes-invisibles\/","title":{"rendered":"Sur les r\u00e9seaux sociaux ou au pied des immeubles, rep\u00e9rer et accompagner les jeunes \u00ab\u00a0invisibles\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"
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On les appelle les \u00ab invisibles \u00bb. Ou les NEET, comme Not in Education, Employment or Training, selon la d\u00e9finition d\u2019Eurostat. Il y a deux ans, en France, on recensait 963 000 jeunes \u00e2g\u00e9s de 16 \u00e0 25 ans qui n\u2019\u00e9taient ni en \u00e9tudes, ni en emploi, ni en formation. Un chiffre en baisse depuis quelques ann\u00e9es \u2013 ils \u00e9taient 1 025 000 en 2015 \u2013 mais la crise sanitaire risque de regonfler ces statistiques d\u2019autant qu\u2019il n\u2019y a pas de profil type au sein de cette jeunesse difficile \u00e0 identifier. Mais plut\u00f4t \u00ab des r\u00e9alit\u00e9s tr\u00e8s diverses allant de l\u2019extr\u00eame pr\u00e9carit\u00e9 \u00e0 des situations de transition ponctuelle, voire de vacances \u00bb<\/em>, explique Quentin Francou, auteur d\u2019une \u00e9tude sur les NEET pour l\u2019Institut national de la jeunesse et de l\u2019\u00e9ducation populaire (Injep).<\/p>\n

Lire le r\u00e9cit :<\/span> La \u00ab g\u00e9n\u00e9ration Covid \u00bb, stopp\u00e9e dans son envol, entre angoisse et r\u00e9silience<\/a> <\/span> <\/section>\n

Depuis 2015, dans les Hauts-de-France, un appel \u00e0 projets \u00e0 \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9, avec le soutien de fonds europ\u00e9ens, pour rep\u00e9rer et accompagner ces jeunes. Comme d\u2019autres structures d\u2019insertion, le centre de formation d\u2019apprentis r\u00e9gional Jean-Bosco a r\u00e9pondu pr\u00e9sent. \u00ab On a cr\u00e9\u00e9 un dispositif \u00e0 partir d\u2019une page blanche<\/em>, explique Jean-Fran\u00e7ois Desbonnet, directeur de l\u2019\u00e9tablissement bas\u00e9 \u00e0 Villeneuve-d\u2019Ascq. Le plus dur, c\u2019\u00e9tait de les trouver car, souvent, ils se recroquevillent sur eux-m\u00eames et le groupe leur fait peur. \u00bb<\/em> En 2020, 217 jeunes sont entr\u00e9s dans ce dispositif. Parmi eux, 69 ont sign\u00e9 un contrat d\u2019apprentissage, dix un CDD, trois un CDI et une vingtaine ont repris le chemin de l\u2019\u00e9cole ou d\u2019une formation.<\/p>\n

Bouche-\u00e0-oreille et r\u00e9seaux sociaux<\/h2>\n

En plus du bouche-\u00e0-oreille, les associations de quartier, les missions locales, les \u00e9tablissements scolaires et les associations sportives aident \u00e0 rep\u00e9rer ces jeunes. Chez Essteam, un groupement d\u2019associations solidaires, le dispositif financ\u00e9 par les fonds europ\u00e9ens et r\u00e9gionaux a permis la cr\u00e9ation d\u2019un poste d\u2019\u00ab animateur de captation \u00bb. Sa mission ? Aller dans les quartiers prioritaires, au pied des immeubles, dans les lieux culturels ou m\u00eame dans les kebabs, pour donner envie aux jeunes de reprendre une activit\u00e9.<\/p>\n

Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> Lire aussi <\/span> Plong\u00e9e dans le \u00ab syst\u00e8me D \u00bb des \u00e9tudiants paup\u00e9ris\u00e9s<\/a> <\/span> <\/section>\n

\u00ab Il y a eu une p\u00e9riode de creux lors du premier confinement \u00bb<\/em>, note Julien Dubois, directeur du d\u00e9veloppement d\u2019Essteam, bas\u00e9 \u00e0 Tourcoing. <\/em>Environ 150 jeunes ont \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9s en 2020 contre 192 en 2019. La faute \u00e0 la crise sanitaire. \u00ab Il ne faut pas attendre qu\u2019ils franchissent le pas de la porte, surtout en ce moment<\/em>. C\u2019est pourquoi on s\u2019est tourn\u00e9s vers les r\u00e9seaux sociaux pour entrer en contact avec eux. \u00bb<\/em> Une community manager<\/em> a fait appel \u00e0 des influenceurs, dont deux rappeurs locaux, pour promouvoir les aides propos\u00e9es par Essteam sur Snapchat, Instagram et Facebook.<\/p>\n

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On les appelle les \u00ab invisibles \u00bb. Ou les NEET, comme Not in Education, Employment or Training, selon la d\u00e9finition d\u2019Eurostat. Il y a deux ans, en France, on recensait 963 000 jeunes \u00e2g\u00e9s de 16 \u00e0 25 ans qui n\u2019\u00e9taient ni en \u00e9tudes, ni en emploi, ni en formation. Un chiffre en baisse depuis quelques ann\u00e9es \u2013 ils<\/p><\/div>\n