{"id":648,"date":"2018-09-07T13:04:40","date_gmt":"2018-09-07T11:04:40","guid":{"rendered":"http:\/\/jeunediplome.net\/?p=648"},"modified":"2018-09-07T13:04:40","modified_gmt":"2018-09-07T11:04:40","slug":"les-grandes-entreprises-internationales-ignorent-les-diplomes-lors-du-recrutement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/les-grandes-entreprises-internationales-ignorent-les-diplomes-lors-du-recrutement\/","title":{"rendered":"Les grandes entreprises internationales ignorent les dipl\u00f4mes lors du recrutement"},"content":{"rendered":"
Le dipl\u00f4me dans le d\u00e9roulement de l\u2019embauche est devenu quasi anecdotique dans les grandes entreprises. D\u00e9sormais, les comp\u00e9tences et les \u00absoft skills\u00bb sont les valeurs qui importent le plus.<\/strong><\/em> Ce r\u00e9pertoire, relev\u00e9e par le site am\u00e9ricain Quartz, comporte \u00e0 la fois des g\u00e9ants incontournables de la tech comme Google, Apple ou IBM, mais aussi des multinationales comme le cabinet de conseil et d’audit financier Ernst & Young ou Starbucks. Une aptitude que les \u00e9tudiants ou jeunes actifs ne doivent cependant pas amplifier en se d\u00e9terminant que le dipl\u00f4me n’a plus aucune importance. Un dipl\u00f4me de Stanford ou de l’\u00c9cole Polytechnique n’a en rien perdu de sa valeur, a fortiori pour certains postes \u00e0 responsabilit\u00e9s. \u00abLes qualifications acad\u00e9miques seront toujours prises en compte et elles restent un crit\u00e8re important dans le cadre du recrutement, mais cela n’agira pas comme une barri\u00e8re \u00e0 l’entr\u00e9e\u00bb, pr\u00e9cise Maggie Stilwell, associ\u00e9e chez Ernst and Young, sur la d\u00e9clinaison am\u00e9ricaine du Huffington Post.<\/p>\n La notion de \u00abcomp\u00e9tence\u00bb est primordiale :<\/strong><\/p>\n Google a \u00e9t\u00e9 l’une des entreprises pionni\u00e8res de cette tendance. Le G\u00e9ant a tr\u00e8s rapidement compris que le lien entre l’intelligence au travail et les dipl\u00f4mes scolaires n’\u00e9tait pas tr\u00e8s significatif, et que ce n’est pas parce que l’on recrute uniquement des candidats issus des m\u00eames \u00e9coles prestigieuses que l’on va accro\u00eetre \u00e0 coup s\u00fbr la performance. Quartz pr\u00e9cise que chez IBM, environ 15% des collaborateurs fra\u00eechement recrut\u00e9s n’ont pas obtenu de dipl\u00f4me universitaire. La CEO d’IBM, Ginni Rometty, a m\u00eame pr\u00e9cis\u00e9 que pour les g\u00e9ants de la tech, les parcours professionnels et l’apprentissage dit \u00absur le tas\u00bb offrent des exp\u00e9riences plus riches que des dipl\u00f4mes.<\/p>\n En France, une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par P\u00f4le Emploi constatait il y a quelques mois des tendances similaires: 59% des employeurs estiment ainsi que \u00able dipl\u00f4me n’est pas un crit\u00e8re essentiel\u00bb. Une \u00e9tude qui rel\u00e8ve aussi l’importance des \u00abcomp\u00e9tences comportementales\u00bb, dites \u00absoft skills\u00bb dans le langage des ressources humaines. Pour 60% des employeurs, ces comp\u00e9tences comportementales sont jug\u00e9es \u00abplus importantes que les comp\u00e9tences techniques\u00bb. Il s’agit par exemple de la \u00abcapacit\u00e9 d’adaptation\u00bb, de la \u00abcapacit\u00e9 \u00e0 s’organiser\u00bb ou encore de \u00abl’autonomie\u00bb… P\u00f4le Emploi a notamment pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab20.000 personnes\u00bb allaient b\u00e9n\u00e9ficier en 2018 d’une prestation de savoir-\u00eatre, et que leur nombre serait port\u00e9 \u00e0 \u00ab80.000\u00bb en 2019. Le dipl\u00f4me dans le d\u00e9roulement de l\u2019embauche est devenu quasi anecdotique dans les grandes entreprises. D\u00e9sormais, les comp\u00e9tences et les \u00absoft skills\u00bb sont les valeurs qui importent le plus. C’est une tendance qui n’est pas r\u00e9cente, mais qui ne cesse de se consolider: dans les grandes entreprises internationales, l\u2019importance du dipl\u00f4me est en train de<\/p><\/div>\n
\nC’est une tendance qui n’est pas r\u00e9cente, mais qui ne cesse de se consolider: dans les grandes entreprises internationales, l\u2019importance du dipl\u00f4me est en train de baisser de plus en plus. Parfois, la case dipl\u00f4me est m\u00eame compl\u00e8tement absente du processus de recrutement. Le site \u00e9valuateur d’entreprises Glassdor a publi\u00e9 en cette rentr\u00e9e une liste de quinze entreprises dans lesquelles \u00eatre titulaire d’un dipl\u00f4me de l’enseignement sup\u00e9rieur n’est pas n\u00e9cessaire pour solliciter. Au mieux, un s\u00e9same d’une prestigieuse universit\u00e9 ou \u00e9cole de commerce sera un \u00ab+\u00bb.<\/p>\n
\n\u00abLa personnalit\u00e9 des candidats, leur intelligence \u00e9motionnelle, leur empathie sont des \u00e9l\u00e9ments de plus en plus capitaux dans les processus de recrutement\u00bb, expliquait Charles-Henri Dumon, fondateur et patron du cabinet de recrutement Morgan Philips. Y compris pour des postes comme les ing\u00e9nieurs, et autres m\u00e9tiers a priori moins ax\u00e9s sur la communication.\u00bb Il ajoute m\u00eame ces mots, qui confirment les observations de P\u00f4le emploi concernant le dipl\u00f4me: \u00abUn informaticien qui a de l’empathie, cela vaut de l’or! Le profil du parfait \u00e9l\u00e8ve, tr\u00e8s scolaire, a en revanche du souci \u00e0 se faire.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"