soulager les aidants qui travaillent<\/a>. Le cong\u00e9 de \u00ab\u00a0pr\u00e9sence parentale\u00a0\u00bb permet, par exemple, d\u2019accompagner son enfant de moins de 20\u00a0ans handicap\u00e9 ou malade. Sa dur\u00e9e peut atteindre 310 jours (soit 14 mois maximum) et peut \u00eatre \u00e9tal\u00e9e sur trois\u00a0ans. Lors de ce cong\u00e9, le parent touche une allocation journali\u00e8re, vers\u00e9e par la Caisse d\u2019allocation familiale, s\u2019\u00e9levant \u00e0 43,70\u00a0euros s\u2019il vit en couple ou \u00e0 51,92\u00a0euros s\u2019il vit seul. Le cong\u00e9 de \u00ab\u00a0solidarit\u00e9 familiale\u00a0\u00bb permet quant \u00e0 lui de cesser de travailler si l\u2019un de ses proches est en fin de vie. Sa dur\u00e9e est de trois mois, renouvelable une fois. Durant ce cong\u00e9, une allocation journali\u00e8re est vers\u00e9e par la S\u00e9curit\u00e9 sociale. Elle s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 56,10\u00a0euros dans la limite de 21 jours (pour un temps plein) ou \u00e0 28,05\u00a0euros dans la limite de 42 jours (temps partiel).<\/p>\nEnfin, le cong\u00e9 du \u00ab\u00a0proche aidant\u00a0\u00bb permet de cesser son activit\u00e9 pendant trois mois (renouvelables jusqu\u2019\u00e0 un an) pour aider un proche handicap\u00e9 ou d\u00e9pendant. Il peut \u00eatre pos\u00e9 par un membre de la famille ou toute personne qui apporte une aide r\u00e9guli\u00e8re pour l\u2019aider au quotidien. Plus de 4\u00a0millions d\u2019aidants actifs sont ainsi concern\u00e9s. Pour en b\u00e9n\u00e9ficier, il faut justifier d\u2019une anciennet\u00e9 d\u2019un an minimum dans son entreprise. Or, ce cong\u00e9 n\u2019\u00e9tait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent pas indemnis\u00e9.<\/p>\n
Droits \u00e0 la retraite<\/h2>\n
Une mesure figurant dans le projet de loi de financement de la S\u00e9curit\u00e9 sociale pour 2020 pr\u00e9voit n\u00e9anmoins qu\u2019il le soit d\u00e8s l\u2019an prochain. Son montant devrait atteindre entre 43 et 52\u00a0euros par jour selon la composition du foyer, mais il doit encore \u00eatre fix\u00e9 par d\u00e9cret. \u00ab\u00a0C\u2019est une bonne nouvelle car ce cong\u00e9 \u00e9tait le seul \u00e0 ne pas \u00eatre indemnis\u00e9, ce qui limitait franchement son efficacit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, estime Benoit Durand, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019association France Alzheimer &\u00a0maladies apparent\u00e9es. cette indemnit\u00e9 pourra \u00eatre vers\u00e9e pendant une dur\u00e9e de trois mois maximum pour l\u2019ensemble de la carri\u00e8re de l\u2019aidant, qu\u2019il soit salari\u00e9, fonctionnaire ou ind\u00e9pendant. Ce cong\u00e9 pourra, avec l\u2019accord de l\u2019employeur, \u00eatre transform\u00e9 en temps partiel ou bien fractionn\u00e9. Dans ce cas, la dur\u00e9e minimale de chaque cong\u00e9 sera d\u2019une journ\u00e9e. Il devrait \u00e9galement \u00eatre comptabilis\u00e9 pour les droits \u00e0 la retraite.<\/p>\nCes am\u00e9nagements vont-ils am\u00e9liorer l\u2019efficacit\u00e9 de ce dispositif\u00a0? Il faut l\u2019esp\u00e9rer car, si ces cong\u00e9s ont le m\u00e9rite d\u2019exister, \u00ab\u00a0peu d\u2019aidants y ont recours en r\u00e9alit\u00e9<\/em>\u00a0\u00bb, constate Benoit Durand. Par exemple, selon le rapport du Haut Conseil de la famille, de l\u2019enfance et de l\u2019\u00e2ge, seules 545 personnes ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du cong\u00e9 de solidarit\u00e9 familiale en\u00a02016. \u00ab\u00a0Ces cong\u00e9s sont encore m\u00e9connus et mal indemnis\u00e9s, ce qui explique leur faible utilisation\u00a0\u00bb, <\/em>commente Guillemette Leneveu, directrice g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Union nationale des associations familiales (Unaf).<\/p>\n\nLe droit au r\u00e9pit finance l\u2019accueil ou l\u2019h\u00e9bergement de la personne aid\u00e9e dans une structure adapt\u00e9e et permet ainsi aux aidants de prendre un peu de repos<\/p>\n<\/blockquote>\n
Ils manquent aussi de lisibilit\u00e9. \u00ab\u00a0Les d\u00e9lais pour pr\u00e9venir les employeurs sont, par exemple, variables selon les cong\u00e9s demand\u00e9s\u00a0\u00bb,<\/em> rel\u00e8ve Mme<\/sup> Leneveu. Enfin, ils ne sont pas toujours \u00e9vidents \u00e0 poser. \u00ab\u00a0Certains aidants n\u2019osent en pas parler \u00e0 leur employeur car ils craignent d\u2019\u00eatre stigmatis\u00e9s. Ils n\u2019ont donc parfois pas d\u2019autres choix que de poser des RTT ou un arr\u00eat maladie lorsque l\u2019\u00e9puisement est trop grand\u00a0\u00bb, <\/em>note Marie-Jeanne Richard, pr\u00e9sidente de l\u2019Union nationale de familles et amis de personnes malades et\/ou handicap\u00e9es psychiques (Unafam). Par ailleurs, un certain nombre de proches aidants, qui ne sont pas salari\u00e9s, sont laiss\u00e9s au bord de la route. \u00ab\u00a0Rien ou presque n\u2019existe pour les plus jeunes qui accompagnent au quotidien un parent ou un fr\u00e8re malade ou en situation de handicap\u00a0\u00bb, <\/em>rappelle Fran\u00e7oise Ellien, pr\u00e9sidente de l\u2019association nationale Jeunes AiDants Ensemble (JADE).<\/p>\nLe constat est le m\u00eame pour le droit \u00ab\u00a0au r\u00e9pit\u00a0\u00bb qui peine \u00e0 d\u00e9coller. Cette mesure, instaur\u00e9e lors de la loi d\u2019adaptation de la soci\u00e9t\u00e9 au vieillissement de 2015, permet aux aidants de prendre un peu de repos en finan\u00e7ant l\u2019accueil ou l\u2019h\u00e9bergement de la personne aid\u00e9e dans une structure adapt\u00e9e. Son montant s\u2019\u00e9l\u00e8ve, en\u00a02019, \u00e0 506,71\u00a0euros maximum par an. \u00ab\u00a0C\u2019est une aide indispensable et fondamentale mais les conditions pour en b\u00e9n\u00e9ficier sont trop limit\u00e9es\u00a0\u00bb, <\/em>constate Benoit Durand. Elle est actuellement r\u00e9serv\u00e9e aux aidants de personnes \u00e2g\u00e9es percevant l\u2019APA et qui ont atteint son plafond d\u2019\u00e9ligibilit\u00e9.<\/p>\nSeule une petite partie des 8,3\u00a0millions de proches aidants est donc susceptible d\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier. Un constat partag\u00e9 par le rapport de Dominique Libault sur la concertation Grand \u00e2ge et autonomie de mars\u00a02019\u00a0: \u00ab\u00a0La loi a cr\u00e9\u00e9 une aide au r\u00e9pit et un relais en cas d\u2019hospitalisation de l\u2019aidant. Mais ces dispositifs, dont les crit\u00e8res d\u2019activation sont restrictifs et dont la mobilisation s\u2019av\u00e8re complexe, sont peu utilis\u00e9s.<\/em>\u00a0\u00bb Ils sont pourtant incontournables et devraient \u00eatre au c\u0153ur des r\u00e9flexions lors du plan de mobilisation nationale en faveur des proches aidants pr\u00e9sent\u00e9 cet automne par le gouvernement.<\/p>\n