{"id":5587,"date":"2019-08-20T09:11:48","date_gmt":"2019-08-20T07:11:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2019\/08\/20\/les-dividendes-verses-dans-le-monde-atteignent-un-montant-record_5500919_3234.html"},"modified":"2019-08-21T17:04:41","modified_gmt":"2019-08-21T15:04:41","slug":"les-parts-repandus-dans-le-monde-accedent-un-montant-record","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/les-parts-repandus-dans-le-monde-accedent-un-montant-record\/","title":{"rendered":"Les parts r\u00e9pandus dans le monde acc\u00e8dent un montant record"},"content":{"rendered":"
Sur l\u2019assortiment de 2019, ces groupes n\u00e9cessiteraient dispenser \u00e0 leurs actionnaires un montant record, estim\u00e9 \u00e0 1\u00a0430\u00a0milliards de dollars. Reste que le deuxi\u00e8me trimestre est surtout significatif, car sept soci\u00e9t\u00e9s sur dix r\u00e9pandent leurs dividendes \u00e0 cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n
\u00ab\u00a0Ce niveau refl\u00e8te d\u2019excellents r\u00e9sultats financiers en\u00a02018, d\u00e9clare Ben Lofthouse, responsable des gestions actions chez Janus Henderson. Cependant, on observe un ralentissement de la croissance des dividendes, qui peut se d\u00e9velopper par une plus grande prudence des entreprises avec la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de l\u2019\u00e9conomie mondiale.\u00a0\u00bb<\/p>\n
\u00ab\u00a0L\u2019heure de la stabilisation\u00a0\u00bb<\/p>\n
L\u2019an dernier, les dividendes poss\u00e9daient fait un bond de 14,3\u00a0% sur ce m\u00eame deuxi\u00e8me trimestre. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s la crise, les entreprises ont d\u2019abord am\u00e9lior\u00e9 leurs r\u00e9sultats financiers. Puis, dans un second temps, cela s\u2019est traduit par le versement des dividendes, ce qui explique les fortes croissances, rappelle M. Lofthouse. Actuellement, c\u2019est l\u2019heure de l\u2019am\u00e9lioration, m\u00eame si c\u2019est bien plus fort que l\u2019inflation.\u00a0\u00bb<\/p>\n
Les soci\u00e9t\u00e9s sont notamment prudentes sur le Vieux Continent. Les dividendes y ont m\u00eame tomb\u00e9 de 5,3\u00a0% sur ce trimestre. \u00ab\u00a0La croissance de l\u2019Europe a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la tra\u00eene par rapport au reste du monde au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es (\u2026), du fait, notamment, de la faiblesse de l\u2019euro\u00a0\u00bb, assaisonne l\u2019observatoire. Tous les pays europ\u00e9ens ne sont cependant pas log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne.<\/p>\n
La France a connu une croissance de 3,1\u00a0%. \u00ab\u00a0De loin, le plus grand payeur de dividendes en Europe, elle a vu leurs montants atteindre 51\u00a0milliards de dollars au cours du deuxi\u00e8me trimestre, un nouveau niveau historique\u00a0\u00bb, d\u00e9clare l\u2019\u00e9tude. Les trois quarts des soci\u00e9t\u00e9s fran\u00e7aises prises en compte par l\u2019\u00e9tude ont agrandi leurs versements par rapport \u00e0 l\u2019an dernier. Seul EDF les a baiss\u00e9s.<\/p>\n
\u00ab Au d\u00e9triment des salaires \u00bb<\/p>\n
Pour Pascal Quiry, la bible de la finance d\u2019entreprise, ce n\u2019est pas un \u00e9tonnement\u00a0: \u00ab\u00a0La capitalisation des grandes entreprises fran\u00e7aises est bien sup\u00e9rieure \u00e0 celles des allemandes, en Europe. De ce fait, il n\u2019est pas \u00e9tonnant qu\u2019elles d\u00e9gagent, en volume, le plus de dividendes.\u00a0\u00bb<\/p>\n
Entre les groupes les plus g\u00e9n\u00e9reux participent Total, Sanofi, BNP Paribas, LVMH, Herm\u00e8s, Kering ou L\u2019Or\u00e9al. Selon La Lettre Vernimmen, les entreprises du CAC 40 ont pay\u00e9, en\u00a02018, 46\u00a0% de leurs b\u00e9n\u00e9fices \u00e0 leurs actionnaires, sans pour autant renoncer \u00e0 leurs investissements.<\/p>\n
Par contre, en Allemagne, les dividendes ont tomb\u00e9 de 10,7\u00a0%. Les groupes automobiles ou chimiques ont vu leurs activit\u00e9s condamn\u00e9es par les guerres commerciales ou les scandales sanitaires.<\/p>\n
Ces donn\u00e9es font effondrer les organisations altermondialistes qui participent, cette semaine, au \u00ab\u00a0contre-sommet\u00a0\u00bb du G7. Elles illustrent \u00ab\u00a0les politiques qu\u2019il faut transformer aujourd\u2019hui pour financer l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral plut\u00f4t que r\u00e9mun\u00e9rer les actionnaires\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l\u2019AFP Maxime Combes, membre d\u2019Attac. \u00ab\u00a0Les pays du G7 mettent en place des politiques qui favorisent le versement de dividendes, notamment au d\u00e9triment des salaires\u00a0\u00bb, regrette, pour sa part, Quentin Parrinello, de l\u2019association Oxfam France.<\/p>\n
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Le montant est historique. Les 1\u00a0200 plus grandes entreprises estim\u00e9es mondiales ont \u00e9prouv\u00e9, durant avril-juin, quelque 513,8\u00a0milliards de dollars (463\u00a0milliards d\u2019euros) de portions \u00e0 leurs actionnaires, soit une am\u00e9lioration de 1,1\u00a0%, selon l\u2019\u00e9tude publi\u00e9e, lundi 19\u00a0ao\u00fbt, par l\u2019observatoire de la soci\u00e9t\u00e9 de gestion Janus Henderson. Sur l\u2019assortiment de 2019, ces groupes n\u00e9cessiteraient dispenser \u00e0 leurs<\/p><\/div>\n