{"id":3640,"date":"2019-03-27T11:15:54","date_gmt":"2019-03-27T10:15:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5441960\/"},"modified":"2019-04-02T16:59:57","modified_gmt":"2019-04-02T14:59:57","slug":"assurance-chomage-lunedic-se-demande-sur-des-chiffres-du-gouvernement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/assurance-chomage-lunedic-se-demande-sur-des-chiffres-du-gouvernement\/","title":{"rendered":"Assurance-ch\u00f4mage\u00a0: l\u2019Un\u00e9dic se demande sur des chiffres du gouvernement"},"content":{"rendered":"
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\u00a0<\/strong><\/em>Matignon et le minist\u00e8re du travail avaient montr\u00e9 que 20 % des demandeurs d\u2019emploi indemnis\u00e9s touchent une contribution sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire mensuel moyen.<\/strong><\/em><\/div>\n

Pour enlever l\u2019assurance-ch\u00f4mage, le gouvernement avait formul\u00e9 le souhait de parvenir \u00e0 un diagnostic distribu\u00e9 par tous les protagonistes du dossier. Son v\u0153u a tr\u00e8s peu de chances d\u2019\u00eatre exauc\u00e9, au vu \u2013 surtout\u2013 du scepticisme \u00e9dit\u00e9 par un acteur de poids : l\u2019Un\u00e9dic. Mardi 26 mars, les responsables de cette association paritaire, qui pilote le dispositif d\u2019indemnit\u00e9 des solliciteurs d\u2019emploi, ont fait part de leurs interrogations, tr\u00e8s fortes, sur un des \u00e9l\u00e9ments de langage d\u00e9velopp\u00e9s par l\u2019ex\u00e9cutif depuis un mois : celui r\u00e9sistant \u00e0 dire qu\u2019environ 20 % des ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s touchent une allocation sup\u00e9rieure au salaire mensuel moyen avant per\u00e7u. Un peu plus de 600 000 personnes seraient dans cette situation.<\/p>\n

Une telle all\u00e9gation avait \u00e9t\u00e9 appuy\u00e9e par le chef du gouvernement, Edouard Philippe, et par la ministre du travail, Muriel P\u00e9nicaud, lors d\u2019une conf\u00e9rence de presse, le 26 f\u00e9vrier. Ils avaient regrett\u00e9 un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9coulant, selon eux, des dispositions en vigueur : aux yeux de M. Philippe, \u00ab ce syst\u00e8me a \u00e9videmment pour cons\u00e9quence de maintenir les [demandeurs d\u2019emploi] dans une forme de pr\u00e9carit\u00e9 \u00bb, puisque l\u2019alternance entre p\u00e9riodes de ch\u00f4mage compens\u00e9es et contrats courts peut s\u2019av\u00e9rer plus avantageuse que la reprise d\u2019un poste durable. \u00ab Caricature \u00bb, s\u2019\u00e9tait indign\u00e9 Laurent Berger, le num\u00e9ro un de la CFDT. Les autres centrales syndicales avaient r\u00e9agi sur le m\u00eame ton.<\/p>\n

Autre approche\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n

Actuellement, le discours officiel suscite de gros doutes parmi les administrateurs de l\u2019assurance-ch\u00f4mage, compos\u00e9s \u00e0 \u00e9galit\u00e9 de repr\u00e9sentants des salari\u00e9s et des employeurs. Alors qu\u2019elle d\u00e9voilait \u00e0 la presse les pr\u00e9visions financi\u00e8res de l\u2019Un\u00e9dic, la pr\u00e9sidente du r\u00e9gime, Patricia Ferrand (CFDT), a \u00e9t\u00e9 questionn\u00e9e, mardi, sur les 20 % de ch\u00f4meurs dont l\u2019allocation serait sup\u00e9rieure \u00e0 leurs revenus d\u2019activit\u00e9 mensuels moyens : \u00ab On ne sait pas du tout comment \u00e7a a \u00e9t\u00e9 (\u2026) calcul\u00e9 \u00bb, a-t-elle r\u00e9pondu, en appuyant sur le fait que les r\u00e8gles applicables posent comme principe que le demandeur d\u2019emploi ne peut pas gagner plus que le salaire sur la base duquel sa prestation est r\u00e9solue. \u00ab On aurait besoin d\u2019un appui technique sur ce chiffre [de 20 % mentionn\u00e9 par l\u2019ex\u00e9cutif] parce que ce n\u2019est pas ce que l\u2019on constate (\u2026) dans notre position de gestion de l\u2019assurance-ch\u00f4mage \u00bb, a, pour sa part, d\u00e9clar\u00e9 Eric Le Jaouen, vice-pr\u00e9sident (Medef) de l\u2019Un\u00e9dic.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

\u00a0Matignon et le minist\u00e8re du travail avaient montr\u00e9 que 20 % des demandeurs d\u2019emploi indemnis\u00e9s touchent une contribution sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire mensuel moyen. Pour enlever l\u2019assurance-ch\u00f4mage, le gouvernement avait formul\u00e9 le souhait de parvenir \u00e0 un diagnostic distribu\u00e9 par tous les protagonistes du dossier. Son v\u0153u a tr\u00e8s peu de chances d\u2019\u00eatre exauc\u00e9, au<\/p><\/div>\n