{"id":333,"date":"2018-07-18T06:45:26","date_gmt":"2018-07-18T04:45:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5332898\/"},"modified":"2018-07-18T06:45:26","modified_gmt":"2018-07-18T04:45:26","slug":"pas-de-travail-sans-emotions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/pas-de-travail-sans-emotions\/","title":{"rendered":"Pas de travail sans \u00e9motions"},"content":{"rendered":"
\"\u00ab
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Livre.<\/strong> S\u2019int\u00e9resser au travail a longtemps consist\u00e9 pour la sociologie \u00e0 en \u00e9tudier les rouages\u00a0: techniques, modes d\u2019organisation et comp\u00e9tences. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, ces leviers et m\u00e9canismes apparaissent comme gripp\u00e9s ou en tout cas insuffisants pour d\u00e9crire le r\u00e9el dans sa complexit\u00e9 et dans son \u00e9paisseur subjective\u00a0\u00bb,<\/em> estime Aur\u00e9lie Jeantet.<\/p>\n

Le travail n\u2019est pas quelque chose d\u2019ext\u00e9rieur qu\u2019on peut consid\u00e9rer de mani\u00e8re objective et ind\u00e9pendante\u00a0: il nous mobilise psychiquement et affectivement. \u00ab\u00a0Les \u00e9motions et les affects constituent, au m\u00eame titre que les comp\u00e9tences et l\u2019organisation, une sorte de rouage indispensable\u00a0\u00bb, <\/em>soutient la sociologue dans Les \u00e9motions au travail <\/em>(CNRS \u00e9ditions).<\/p>\n

Les \u00e9motions diff\u00e8rent d\u2019un milieu professionnel \u00e0 un autre. \u00ab\u00a0Certaines \u00e9motions sont de mise dans certains m\u00e9tiers alors que d\u2019autres sont mal vues, voir prohib\u00e9es tandis que ce peut \u00eatre tout l\u2019inverse ailleurs\u00a0\u00bb<\/em>. L\u2019ouvrage veut \u00ab\u00a0redonner aux \u00e9motions la place qu\u2019elles m\u00e9ritent, dans leur sp\u00e9cificit\u00e9, leur diversit\u00e9, leur ambivalence, les effets multiples, voire dans le caract\u00e8re potentiellement subversif vis-\u00e0-vis de l\u2019ordre social\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n

\u00ab\u00a0R\u00e9affectiver le monde du travail\u00a0\u00bb<\/p>\n

La sp\u00e9cialiste du travail, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Sorbonne-Nouvelle commence par \u00e9voquer la relation compliqu\u00e9e de la sociologie g\u00e9n\u00e9rale aux \u00e9motions.<\/p>\n

Un deuxi\u00e8me chapitre se penche sur la mani\u00e8re dont les organisations et les professions ont tent\u00e9 d\u2019\u00e9vacuer les \u00e9motions, de les r\u00e9guler ou les outiller. Les \u00e9motions sont abondamment investies par le management et ce, d\u00e8s les premiers \u00e2ges du taylorisme\u00a0: \u00ab\u00a0La motivation, l\u2019attente de reconnaissance, le d\u00e9sir de bien faire, l\u2019esprit de comp\u00e9tition, le plaisir du jeu\u2026 sont quelques-uns des leviers utilis\u00e9s pour mettre au travail, en allant plus loin que la seule et abrupte discipline taylorienne des corps\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n

L\u2019ouvrage s\u2019attaque enfin…<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Livre. S\u2019int\u00e9resser au travail a longtemps consist\u00e9 pour la sociologie \u00e0 en \u00e9tudier les rouages\u00a0: techniques, modes d\u2019organisation et comp\u00e9tences. \u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, ces leviers et m\u00e9canismes apparaissent comme gripp\u00e9s ou en tout cas insuffisants pour d\u00e9crire le r\u00e9el dans sa complexit\u00e9 et dans son \u00e9paisseur subjective\u00a0\u00bb, estime Aur\u00e9lie Jeantet. Le travail n\u2019est pas quelque chose d\u2019ext\u00e9rieur<\/p><\/div>\n