{"id":1553,"date":"2018-11-27T14:44:11","date_gmt":"2018-11-27T13:44:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5389345\/"},"modified":"2018-11-27T14:44:11","modified_gmt":"2018-11-27T13:44:11","slug":"guerre-des-nerfs-entre-les-syndicats-et-le-gouvernement-sur-laccord-egalite-dans-la-fonction-publique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/guerre-des-nerfs-entre-les-syndicats-et-le-gouvernement-sur-laccord-egalite-dans-la-fonction-publique\/","title":{"rendered":"Guerre des nerfs entre les syndicats et le gouvernement sur l\u2019accord \u00ab\u00a0\u00e9galit\u00e9\u00a0\u00bb dans la fonction publique"},"content":{"rendered":"
Article r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s<\/p>\n Ils l\u2019ont redit en conf\u00e9rence de presse, mardi 27\u00a0novembre\u00a0: la CGT (premier syndicat repr\u00e9sentatif), FO (3e<\/sup>) et Solidaires (6e<\/sup>) ne signeront pas le projet d\u2019accord sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 professionnelle dans la fonction publique au terme fix\u00e9 par le gouvernement, vendredi. \u00ab\u00a0Nos \u00e9quipes n\u2019ont pas eu suffisamment de temps pour mener le d\u00e9bat d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb<\/em> sur le protocole, a justifi\u00e9 Ga\u00eblle Martinez, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de Solidaires.<\/p>\n L\u2019\u00e9preuve de force est donc engag\u00e9e entre ces syndicats et le gouvernement. Et le myst\u00e8re demeure sur l\u2019avenir de ce projet ficel\u00e9 le 24\u00a0octobre, au terme d\u2019un long travail de plusieurs mois men\u00e9 avec les neuf organisations repr\u00e9sentatives de la fonction publique. Celles-ci avaient th\u00e9oriquement jusqu\u2019\u00e0 lundi pour consulter leur base. Les six autres ont annonc\u00e9 qu\u2019elles signeraient le texte.<\/p>\n Depuis que le gouvernement a lanc\u00e9, en mars, une vaste concertation sur de multiples sujets relatifs \u00e0 la fonction publique, c\u2019est la premi\u00e8re fois que la machine se grippe. Car les trois organisations r\u00e9fractaires repr\u00e9sentent 51\u00a0% des fonctionnaires. Et le gouvernement ne veut pas d\u2019un accord minoritaire. Pr\u00e9vue lundi, la signature du protocole a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9e \u00e0 mardi, puis \u00e0 vendredi, \u00ab\u00a0en raison de la pr\u00e9sentation du projet de loi d\u2019orientation des mobilit\u00e9s mardi\u00a0\u00bb,<\/em> assure-t-on chez Olivier Dussopt, le secr\u00e9taire d\u2019Etat aupr\u00e8s de G\u00e9rald Darmanin, ministre de l\u2019action et des comptes publics, qui a conduit les n\u00e9gociations.<\/p>\n Mais, pour qu\u2019il y ait signature le 30\u00a0novembre, il faudra que gouvernement et syndicats surmontent cette crispation d\u2019autant plus paradoxale que le fond ne pose probl\u00e8me \u00e0 personne, \u00e0 peu de chose pr\u00e8s. Les organisations paraissent globalement satisfaites des \u00ab\u00a0avanc\u00e9es r\u00e9elles\u00a0\u00bb<\/em> du texte, \u00ab\u00a0m\u00eame si elles ne vont pas assez loin\u00a0\u00bb,<\/em> pour reprendre les termes de la CGT-Fonction publique. L\u2019objectif est en effet de \u00ab\u00a0franchir un nouveau cap en mati\u00e8re d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les femmes et les hommes\u00a0\u00bb.<\/em> Plan d\u2019action, nominations \u00e9quilibr\u00e9es, lutte contre les \u00e9carts de r\u00e9mun\u00e9ration entre hommes et femmes, le projet s\u2019appuie \u00ab\u00a0sur des dispositifs obligatoires et contraignants, pouvant donner lieu \u00e0 des sanctions financi\u00e8res en cas de non-respect des obligations fix\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n Les choses paraissent cependant mal engag\u00e9es. Les trois syndicats r\u00e9tifs paraissent d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 attendre que les \u00e9lections professionnelles soient pass\u00e9es, donc le 6\u00a0d\u00e9cembre, pour donner leur accord. \u00ab\u00a0Le d\u00e9calage de trois jours <\/em>[accord\u00e9 par le gouvernement] ne r\u00e9pond pas du tout \u00e0 la probl\u00e9matique<\/em>, a d\u00e9clar\u00e9 Ga\u00eblle Martinez\u00a0: prendre le temps du d\u00e9bat d\u00e9mocratique dans les organisations syndicales et non ce temps forc\u00e9 que nous impose le gouvernement\u00a0\u00bb<\/em>. M\u00eame argument \u00e0 la CGT-fonction publique\u00a0: Jean-Marc Canon, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, assure \u00eatre \u00ab\u00a0dans l\u2019incapacit\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> de savoir ce que ses troupes pensent du projet d\u2019accord, \u00ab\u00a0sauf \u00e0 prendre par-dessus la jambe un tel enjeu\u00a0\u00bb<\/em>. \u00ab\u00a0L\u2019enjeu de l\u2019accord est immense<\/em>, pr\u00e9cise-t-il. Nous avons besoin de savoir ce que les salari\u00e9s en pensent vraiment.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Article r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s Ils l\u2019ont redit en conf\u00e9rence de presse, mardi 27\u00a0novembre\u00a0: la CGT (premier syndicat repr\u00e9sentatif), FO (3e) et Solidaires (6e) ne signeront pas le projet d\u2019accord sur l\u2019\u00e9galit\u00e9 professionnelle dans la fonction publique au terme fix\u00e9 par le gouvernement, vendredi. \u00ab\u00a0Nos \u00e9quipes n\u2019ont pas eu suffisamment de temps pour mener le d\u00e9bat<\/p><\/div>\nCrispation paradoxale<\/h2>\n