{"id":1474,"date":"2018-11-21T22:00:21","date_gmt":"2018-11-21T21:00:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5386692\/"},"modified":"2018-12-27T09:25:36","modified_gmt":"2018-12-27T08:25:36","slug":"bpi-lance-un-site-pour-recenser-des-start-up","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/bpi-lance-un-site-pour-recenser-des-start-up\/","title":{"rendered":"BPI France promeut un site pour recenser des start-up"},"content":{"rendered":"
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Collaborer avec les start-up, adopter leurs solutions innovantes\u2026 Pour les grands groupes, qui ont longtemps observ\u00e9 ces jeunes pousses comme des ovnis, c\u2019est devenu indispensable \u00e0 l\u2019heure de la transformation num\u00e9rique.<\/strong><\/em><\/p>\n

Pour les y aider la Banque publique d\u2019investissement (BPI) met \u00e0 leur disposition depuis le 21\u00a0novembre un outil leur permettant de d\u00e9tecter les start-up dont les services pourraient leur \u00eatre le plus utiles. Ce site pr\u00e9sente 470 start-up fran\u00e7aises ayant des comp\u00e9tences dans plusieurs domaines tels que l\u2019intelligence artificielle, le big data, l\u2019Internet des objets.<\/p>\n

Pour chacune d\u2019elles sont pr\u00e9cis\u00e9s le d\u00e9tail de leurs activit\u00e9s, la liste de leurs investisseurs et les r\u00e9f\u00e9rences des soci\u00e9t\u00e9s qui travaillent d\u00e9j\u00e0 avec elles. Car la BPI n\u2019a retenu que des soci\u00e9t\u00e9s ayant d\u00e9j\u00e0 fait leurs preuves et dont les revenus sont de nature \u00e0 rassurer les grandes entreprises qui souhaiteraient les approcher.<\/p>\n

La BPI poursuit un double objectif\u00a0: apporter des affaires \u00e0 ces p\u00e9pites fran\u00e7aises et favoriser, \u00e0 terme, le rachat de certaines par des grands groupes. Paul-Fran\u00e7ois Fournier, directeur ex\u00e9cutif innovation de la BPI, cite en exemple le r\u00e9cent rachat par le groupe Legrand de la soci\u00e9t\u00e9 Netatmo. \u00ab\u00a0Il y a quelques ann\u00e9es, Legrand aurait peut-\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9 sa propre solution de maison connect\u00e9e, concurrente de celle de Netatmo. En les rachetant, ils acc\u00e9l\u00e8rent leur transformation\u00a0\u00bb<\/em>, souligne-t-il.<\/p>\n

G\u00e9n\u00e9ralement, il estime que cette \u00e9volution serait b\u00e9n\u00e9fique pour tout l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me\u00a0: \u00ab\u00a0Il y a des start-up qui ne pourront pas devenir des licornes <\/em>[soci\u00e9t\u00e9s valoris\u00e9es plus de 1\u00a0milliard de dollars]. Pour elles, le chemin naturel est de se rapprocher des grandes entreprises. Cela permet \u00e0 des investisseurs de se retirer pour investir ailleurs, cela fluidifie le syst\u00e8me.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Une communication imparfaite<\/h4>\n

Mais les esprits n\u2019y sont peut-\u00eatre pas encore pr\u00eats et les start-up semblent surtout attendre du nouvel outil propos\u00e9 par la BPI qu\u2019il leur permette d\u2019attirer de nouveaux clients. \u00ab\u00a0Les grands groupes, \u00e7a repr\u00e9sente un potentiel \u00e9norme\u00a0\u00bb<\/em>, convient Quentin Debavelaere, directeur op\u00e9rationnel de Malt, une plate-forme de mise en relation de free-lances avec les entreprises.<\/p>\n

Mais la communication entre ces deux mondes est encore souvent imparfaite\u00a0: \u00ab\u00a0Signer un contrat avec un grand compte, \u00e7a prend beaucoup de temps. Or le facteur plus critique pour une start-up, c\u2019est le temps\u00a0\u00bb, <\/em>t\u00e9moigne J\u00e9r\u00f4me Tredan, directeur de la start-up Saagie. Souvent les n\u00e9gociations butent sur des garanties exig\u00e9es des start-up, qu\u2019elles ne peuvent apporter. A commencer par l\u2019assurance qu\u2019elles n\u2019auront pas p\u00e9riclit\u00e9 dans un futur proche. \u00ab\u00a0Travailler avec une start-up, c\u2019est accepter d\u2019innover mais aussi d\u2019\u00e9chouer\u00a0\u00bb<\/em>, pr\u00e9vient M.\u00a0Tredan.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Collaborer avec les start-up, adopter leurs solutions innovantes\u2026 Pour les grands groupes, qui ont longtemps observ\u00e9 ces jeunes pousses comme des ovnis, c\u2019est devenu indispensable \u00e0 l\u2019heure de la transformation num\u00e9rique. Pour les y aider la Banque publique d\u2019investissement (BPI) met \u00e0 leur disposition depuis le 21\u00a0novembre un outil leur permettant de d\u00e9tecter les start-up<\/p><\/div>\n