{"id":1462,"date":"2018-11-21T12:09:49","date_gmt":"2018-11-21T11:09:49","guid":{"rendered":"http:\/\/jeunediplome.net\/?p=1462"},"modified":"2018-11-21T12:09:49","modified_gmt":"2018-11-21T11:09:49","slug":"les-creations-demploi-en-france-toujours-en-hausse-mais-pas-assez-pour-faire-face-au-chomage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/les-creations-demploi-en-france-toujours-en-hausse-mais-pas-assez-pour-faire-face-au-chomage\/","title":{"rendered":"Les cr\u00e9ations d’emploi en France toujours en hausse, mais pas assez pour faire face au ch\u00f4mage"},"content":{"rendered":"
C\u00f4t\u00e9 pile, selon l’\u00e9valuation provisoire de l’Insee publi\u00e9e mardi, le secteur du travail a enregistr\u00e9 un quatorzi\u00e8me trimestre de cr\u00e9ations nettes d’emploi salari\u00e9 de suite, avec 30.200 nouveaux postes, plus qu’au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent (+22.400). Sur un an, les entreprises ont cr\u00e9\u00e9 211.100 emplois salari\u00e9s (+1,1%), pour acc\u00e9der un record de 19,43 millions de postes.<\/p>\n
Par secteur, la hausse est la plus remarquable est dans la construction (+0,5%) sur le trimestre, soit +6.800), confirmant l’enqu\u00eate de la Banque de France, qui faisait \u00e9tat de carnets de commande \u00ab\u00a0bien garnis<\/em>\u00ab\u00a0. L\u2019am\u00e9lioration reste mod\u00e9r\u00e9e dans les services marchands, moteur de l’\u00e9conomie (+0,2%, soit +23.300), en raison d’un recul de l’int\u00e9rim (-10.300) alors que l’industrie se stabilise.<\/p>\n Mais, c\u00f4t\u00e9 face, \u00ab\u00a0la dynamique de l’emploi reste beaucoup plus r\u00e9duite que l’an dernier<\/em>\u00ab\u00a0, rel\u00e8ve Philippe Waechter, \u00e9conomiste en chef chez Ostrum Asset Management.<\/p>\n En 2018, il a \u00e9t\u00e9 ainsi cr\u00e9\u00e9 33.800 emplois en moyenne par trimestre contre 82.100 sur les trois premiers trimestres de 2017.<\/p>\n Cette \u00e9volution nous donne une id\u00e9e sur le ralentissement de la croissance de d\u00e9but d’ann\u00e9e (+0,2% lors des deux premiers trimestres), m\u00eame si elle a rebondi au troisi\u00e8me trimestre \u00e0 +0,4%, un niveau qui devrait \u00e9galement \u00eatre atteint au quatri\u00e8me, selon la Banque de France.<\/p>\n \u00ab\u00a0L’expansion de l’activit\u00e9 a franchement ralenti depuis le d\u00e9but de l’ann\u00e9e et l’emploi a suivi (la m\u00eame tendance) mais de fa\u00e7on plus marqu\u00e9e. Le rebond du PIB au troisi\u00e8me trimestre, bien que limit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus rapide que celui de l’emploi<\/em>\u00ab\u00a0, constate M. Waechter.<\/p>\n Pour lui, cela pose la question du \u00ab\u00a0retard<\/em>\u00a0\u00bb de r\u00e9activit\u00e9 du march\u00e9 du travail sur la croissance, \u00ab\u00a0beaucoup plus marqu\u00e9 en France que dans les autres pays de la zone euro<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n – Hausse de la population active –<\/p>\n Une \u00e9tude partag\u00e9e devant la presse mardi par le pr\u00e9sident du Medef Geoffroy Roux de B\u00e9zieux. \u00ab\u00a0Quand la croissance repart dans tous les pays autour de nous, le mouvement (\u00e0 la baisse du ch\u00f4mage) est plus fort<\/em>\u00ab\u00a0, a-t-il observ\u00e9, s’inqui\u00e9tant \u00ab\u00a0qu’on commence \u00e0 dire qu’au fond le ch\u00f4mage structurel est \u00e0 9%<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n Le responsable patronal met en avant \u00ab\u00a0l’inadaptation de nos comp\u00e9tences par rapport \u00e0 la demande des entreprises<\/em>\u00ab\u00a0, comme le gouvernement, qui veut entreprendre un effort massif de formation pour les ch\u00f4meurs de longue dur\u00e9e et les jeunes non qualifi\u00e9s.<\/p>\n Interrog\u00e9 sur le ch\u00f4mage qui ne reflue pas, la ministre du Travail Muriel P\u00e9nicaud a expliqu\u00e9 que le gouvernement ne pouvait \u00ab\u00a0pas r\u00e9gler 30 ans de ch\u00f4mage de masse en un an seulement<\/em>\u00a0\u00bb et a mis en avant les employeurs qui ne \u00ab\u00a0trouvent pas les personnes correspondant \u00e0 leurs besoins<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n Mais pour Eric Heyer, directeur du d\u00e9partement analyse et pr\u00e9vision de l’OFCE, les chiffres de mardi ne viennent pas confirmer ces difficult\u00e9s de recrutement des entreprises.<\/p>\n \u00ab\u00a00,2% de cr\u00e9ations d’emploi quand on a 0,4% de croissance, \u00e7a veut dire 0,2% de productivit\u00e9, c’est un chiffre tout \u00e0 fait stable, sans surprise. Il n’y a pas de hausse de la productivit\u00e9, le march\u00e9 du travail fonctionne normalement<\/em>\u00ab\u00a0, juge-t-il.<\/p>\n \u00ab\u00a0Les difficult\u00e9s de recrutement ne se voient pas dans le rythme de cr\u00e9ations d’emploi, ni dans les progressions de salaires qui restent mod\u00e9r\u00e9es<\/em>\u00ab\u00a0, analyse-t-il.<\/p>\n L’indice du salaire mensuel de base, \u00e9galement publi\u00e9 mardi, a augment\u00e9 de 0,3% au 3e trimestre et de 1,5% sur un an, un chiffre \u00e0 mettre en regard avec les 1,9% de hausse des prix.<\/p>\n Si l’\u00e9conomie a donc continu\u00e9 de cr\u00e9er des emplois au troisi\u00e8me trimestre, le rythme risque d’\u00eatre insuffisant pour faire baisser sensiblement le taux de ch\u00f4mage.<\/p>\n Au deuxi\u00e8me trimestre, il \u00e9tait de 9,1%. Le prochain chiffre sera connu le 20 novembre.<\/p>\n Mais ce taux est p\u00e9niblement pr\u00e9visible, selon M. Heyer, car il faut prendre en consid\u00e9ration aussi la diminution de l’emploi public et surtout de la hausse de la population active.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Le secteur priv\u00e9 fran\u00e7ais n\u2019a cess\u00e9 de cr\u00e9er des emplois au troisi\u00e8me trimestre, mais \u00e0 un niveau trop faible (+0,2%), c\u2019est le r\u00e9sultat en partie du ralentissement de la croissance cette ann\u00e9e, pour faire diminuer le ch\u00f4mage. C\u00f4t\u00e9 pile, selon l’\u00e9valuation provisoire de l’Insee publi\u00e9e mardi, le secteur du travail a enregistr\u00e9 un quatorzi\u00e8me trimestre<\/p><\/div>\n