{"id":12510,"date":"2024-01-13T04:30:07","date_gmt":"2024-01-13T03:30:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2024\/01\/13\/en-savoie-la-famille-rittaud-fine-lame-de-la-boucherie-depuis-quatre-vingts-ans_6210586_3234.html"},"modified":"2024-01-13T04:30:07","modified_gmt":"2024-01-13T03:30:07","slug":"en-savoie-la-famille-rittaud-fine-lame-de-la-boucherie-depuis-quatre-vingts-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/en-savoie-la-famille-rittaud-fine-lame-de-la-boucherie-depuis-quatre-vingts-ans\/","title":{"rendered":"En Savoie, la famille Rittaud, fine lame de la boucherie depuis quatre-vingts\u00a0ans"},"content":{"rendered":"
Ren\u00e9 Rittaud finit patiemment de d\u00e9tacher le gras des morceaux de viande dans la marmite de choucroute. Depuis l\u2019ouverture du magasin, \u00e0 7 h 30, l\u2019imposante cocotte mijote dans le spacieux laboratoire de la boucherie de Fourneaux (Savoie). Ses 78 ans et des soucis de sant\u00e9 ne l\u2019ont pas r\u00e9solu \u00e0 d\u00e9poser son tablier. Voil\u00e0 plus de cinquante-cinq ans qu\u2019il a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 dans ce village proche de Modane la boucherie que ses parents, Joanny et Paulette, avaient fond\u00e9e, en 1945, en Haute-Savoie.<\/p>\n
Il l\u2019a \u00e0 son tour transmise, en 2004, \u00e0 son fils Lionel et \u00e0 sa belle-fille Mathilde, tout en continuant \u00e0 les aider. En 2012, Alexis, le fils a\u00een\u00e9 du couple qui, \u00e0 10 ans, \u00ab venait d\u00e9j\u00e0 aider \u00e0 pr\u00e9parer des saucisses \u00bb<\/em>, a rejoint l\u2019entreprise. Sur quatre g\u00e9n\u00e9rations, les quatre-vingts ans d\u2019histoire de cette lign\u00e9e de bouchers racontent l\u2019\u00e9volution de la profession, du petit commerce et d\u2019habitudes de consommations.<\/p>\n Quand Joanny, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 depuis, ouvre sa propre boucherie en 1945, la France est en pleine reconstruction \u00e9conomique. <\/em><\/strong>\u00ab A l\u2019\u00e9poque, ils pouvaient ouvrir un magasin et juste en vivre \u00bb<\/em>, relate Lionel. \u00ab Il y avait moins de contraintes de charges, de r\u00e9glementation, d\u2019emprunt que maintenant \u00bb,<\/em> estime celui qui a appris tr\u00e8s jeune le m\u00e9tier aupr\u00e8s de son p\u00e8re et de son grand-p\u00e8re.<\/p>\n