{"id":12420,"date":"2023-12-05T16:41:27","date_gmt":"2023-12-05T15:41:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2023\/12\/05\/le-groupe-cbc-radio-canada-supprime-600-emplois_6204028_3234.html"},"modified":"2023-12-05T16:41:27","modified_gmt":"2023-12-05T15:41:27","slug":"le-groupe-cbc-radio-canada-supprime-600-emplois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/le-groupe-cbc-radio-canada-supprime-600-emplois\/","title":{"rendered":"Le groupe CBC Radio-Canada supprime 600 emplois"},"content":{"rendered":"
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Le groupe audiovisuel public canadien CBC Radio-Canada a confirm\u00e9, lundi 4 d\u00e9cembre, la suppression de 600 emplois, soit 10 % de ses effectifs, en raison \u00ab de la diminution des revenus publicitaires de la t\u00e9l\u00e9vision et de la concurrence f\u00e9roce des g\u00e9ants du num\u00e9rique \u00bb<\/em>.<\/p>\n

Les premiers licenciements doivent se concr\u00e9tiser dans les semaines qui viennent \u00ab mais la plupart seront mis en \u0153uvre au cours des douze prochains mois \u00bb<\/em>, a pr\u00e9cis\u00e9 le diffuseur public dans un communiqu\u00e9<\/a>. CBC Radio-Canada a \u00e9galement pr\u00e9vu de r\u00e9duire ses d\u00e9penses de programmation pour permettre au total 125 millions de dollars d\u2019\u00e9conomies pour l\u2019exercice 2024-2025.<\/p>\n

Au final, 250 des suppressions de poste concerneront CBC, le r\u00e9seau anglophone du groupe ; et 250 autres, Radio-Canada, sa partie francophone ; le reste touche des fonctions techniques et de support. Le groupe a \u00e9galement annonc\u00e9 que \u00ab pr\u00e8s de 200 postes actuellement vacants<\/em> (\u2026) seront abolis \u00bb<\/em>.<\/p>\n

Des cr\u00e9ations de poste gel\u00e9es depuis octobre<\/h2>\n

\u00ab CBC Radio-Canada n\u2019est pas \u00e0 l\u2019abri des bouleversements que subit l\u2019industrie canadienne des m\u00e9dias \u00bb<\/em>, a d\u00e9clar\u00e9 sa PDG, Catherine Tait, qui estime que, face \u00e0 ces pressions, le groupe n\u2019avait \u00ab plus la souplesse n\u00e9cessaire pour continuer sans compressions \u00bb<\/em>. \u00ab Ces pressions d\u00e9coulent des m\u00eames facteurs structurels qui touchent l\u2019ensemble des m\u00e9dias canadiens, notamment la hausse des co\u00fbts de production, la diminution des revenus publicitaires \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et la concurrence f\u00e9roce des g\u00e9ants du num\u00e9rique. \u00bb<\/em><\/p>\n

Le diffuseur public n\u2019avait pas connu pareilles coupes depuis l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir du gouvernement de Justin Trudeau, en 2015. Au d\u00e9but d\u2019octobre, CBC Radio-Canada avait annonc\u00e9 que les cr\u00e9ations de poste \u00e9taient gel\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 nouvel ordre et que les d\u00e9parts ne seraient pas remplac\u00e9s.<\/p>\n

\u00ab Nous comprenons \u00e0 quel point cette annonce est pr\u00e9occupante pour les personnes concern\u00e9es et pour la population canadienne qui compte sur nos \u00e9missions et nos services \u00bb<\/em>, a encore d\u00e9clar\u00e9 Catherine Tait, promettant \u00ab plus de pr\u00e9cisions dans les mois \u00e0 venir \u00bb<\/em>.<\/p>\n

\u00ab Jour sombre \u00bb<\/h2>\n

Il s\u2019agit d\u2019\u00ab un jour sombre \u00bb<\/em> pour le diffuseur public et pour l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, a r\u00e9agi le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada dans un communiqu\u00e9. \u00ab Nous sommes atterr\u00e9s \u00bb<\/em>, a rench\u00e9ri la pr\u00e9sidente de la Guilde canadienne des m\u00e9dias, Annick Forest. \u00ab Nous demandons au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de garantir sans attendre un financement stable \u00e0 CBC Radio-Canada, et ce, avant que le diffuseur public devienne incapable de remplir son mandat. \u00bb<\/em><\/p>\n

De nombreux m\u00e9dias canadiens sont dans une mauvaise situation financi\u00e8re et le groupe public n\u2019est pas le premier \u00e0 annoncer un plan social. Au d\u00e9but de novembre, plus de 500 employ\u00e9s du groupe TVA ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s<\/a>, soit environ le tiers de ses effectifs.<\/p>\n

Pour tenter de soutenir le secteur, le gouvernement canadien s\u2019est lanc\u00e9 depuis cet \u00e9t\u00e9 dans un bras de fer avec Google et Meta \u2013 propri\u00e9taire de Facebook et Instagram \u2013 pour les obliger \u00e0 conclure des accords commerciaux avec les m\u00e9dias pour la diffusion de leurs contenus sur leurs plates-formes.<\/p>\n

La semaine pass\u00e9e, un accord \u00ab historique \u00bb<\/em> a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 avec Google. En revanche, Meta, qui bloque au Canada l\u2019acc\u00e8s aux contenus d\u2019actualit\u00e9 de m\u00e9dias sur ses plates-formes depuis le 1er<\/sup> ao\u00fbt, continue de s\u2019opposer \u00e0 la loi.<\/p>\n

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Lire aussi :<\/span> Entre Google et le Canada, un accord \u00ab historique \u00bb pour l\u2019indemnisation des m\u00e9dias<\/a> <\/span> <\/div>\n<\/section>\n

La l\u00e9gislation vise \u00e0 soutenir le secteur de l\u2019information au Canada, o\u00f9 plus de 450 m\u00e9dias ont ferm\u00e9 leurs portes depuis 2008.<\/p>\n

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Le Monde avec AFP<\/span> <\/p>\n<\/section>\n

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Le groupe audiovisuel public canadien CBC Radio-Canada a confirm\u00e9, lundi 4 d\u00e9cembre, la suppression de 600 emplois, soit 10 % de ses effectifs, en raison \u00ab de la diminution des revenus publicitaires de la t\u00e9l\u00e9vision et de la concurrence f\u00e9roce des g\u00e9ants du num\u00e9rique \u00bb. Les premiers licenciements doivent se concr\u00e9tiser dans les semaines qui viennent \u00ab mais la plupart seront<\/p><\/div>\n