{"id":10031,"date":"2022-02-25T10:41:16","date_gmt":"2022-02-25T09:41:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/politique\/article\/2022\/02\/25\/assurance-chomage-le-retour-a-meilleure-fortune-se-confirme_6115203_823448.html"},"modified":"2022-02-25T10:41:16","modified_gmt":"2022-02-25T09:41:16","slug":"assurance-chomage-le-retour-a-meilleure-fortune-se-confirme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/assurance-chomage-le-retour-a-meilleure-fortune-se-confirme\/","title":{"rendered":"Assurance-ch\u00f4mage\u00a0: le retour \u00e0 meilleure fortune se confirme"},"content":{"rendered":"
L\u2019assurance-ch\u00f4mage sort de la zone rouge mais reste en butte \u00e0 de gros probl\u00e8mes d\u2019argent. En 2022, elle devrait renouer avec les exc\u00e9dents, \u00e0 hauteur de 2,2 milliards d\u2019euros, d\u2019apr\u00e8s les pr\u00e9visions financi\u00e8res publi\u00e9es, jeudi 24 f\u00e9vrier, par l\u2019Un\u00e9dic \u2013 l\u2019association paritaire copilot\u00e9e par les partenaires sociaux qui g\u00e8re le r\u00e9gime. Sous r\u00e9serve qu\u2019il ne soit pas remis en cause par un fl\u00e9chissement de l\u2019activit\u00e9 du fait de la guerre en Ukraine<\/a>, ce retour \u00e0 meilleure fortune constitue une premi\u00e8re apr\u00e8s treize ann\u00e9es de d\u00e9ficit. Subsiste toutefois un \u00e9norme point noir : la dette, qui s\u2019est creus\u00e9e de fa\u00e7on spectaculaire sous l\u2019effet de la r\u00e9cession li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de Covid-19.<\/p>\n Le bon r\u00e9sultat anticip\u00e9 pour 2022 fait suite \u00e0 \u00ab deux ann\u00e9es tr\u00e8s tr\u00e8s mouvement\u00e9es \u00bb<\/em>, comme l\u2019a rappel\u00e9 Patricia Ferrand, la pr\u00e9sidente (CFDT) de l\u2019Un\u00e9dic, jeudi. Le syst\u00e8me d\u2019indemnisation des demandeurs d\u2019emploi a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 rude \u00e9preuve, ce qui s\u2019est traduit par deux \u00e9normes trous dans la caisse : \u2013 17,4 milliards en 2020 et \u2013 9,3 milliards en 2021. Ces soldes n\u00e9gatifs sont la cons\u00e9quence d\u2019une baisse des recettes \u2013 entra\u00een\u00e9e notamment par la contraction de la masse salariale, sur laquelle sont assises les cotisations \u2013 et d\u2019une envol\u00e9e des d\u00e9penses (prolongation des droits \u00e0 indemnisation, financement du ch\u00f4mage partiel, augmentation du nombre de personnes \u00e0 prendre en charge, etc.).<\/p>\n Mais les turbulences sont en train de se dissiper. Les mesures d\u2019urgence, tr\u00e8s co\u00fbteuses, ont quasiment pris fin. Le r\u00e9gime va, par ailleurs, \u00eatre moins mis \u00e0 contribution, gr\u00e2ce au recul du nombre de ch\u00f4meurs et \u00e0 la r\u00e9forme qui a durci les r\u00e8gles relatives \u00e0 l\u2019indemnisation. Parall\u00e8lement, le rebond de l\u2019emploi, provoqu\u00e9 par le puissant red\u00e9marrage de la croissance, va stimuler les rentr\u00e9es de cotisation. Mises bout \u00e0 bout, ces tendances permettraient \u00e0 l\u2019Un\u00e9dic de repasser au-dessus de la ligne de flottaison, cette ann\u00e9e, avec une meilleure performance que celle qui avait \u00e9t\u00e9 estim\u00e9e lors des pr\u00e9c\u00e9dentes pr\u00e9visions financi\u00e8res, r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 l\u2019automne. En 2023, l\u2019exc\u00e9dent serait encore plus copieux (4,1 milliards) et proviendrait, pour environ la moiti\u00e9, des \u00e9conomies engendr\u00e9es par la r\u00e9forme de l\u2019assurance-ch\u00f4mage.<\/p>\n Gr\u00e2ce \u00e0 ces surplus, l\u2019Un\u00e9dic va pouvoir \u00e9ponger une partie de son passif mais la t\u00e2che s\u2019annonce rude. Avant la crise sanitaire, le syst\u00e8me \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 lest\u00e9 d\u2019une dette colossale : \u2013 36,8 milliards d\u2019euros \u00e0 la fin 2019, soit presque l\u2019\u00e9quivalent d\u2019une ann\u00e9e de recettes. La situation a empir\u00e9, depuis, puisque la facture se monterait d\u00e9sormais \u00e0 pr\u00e8s de \u2013 64 milliards. Elle pourrait \u00eatre ramen\u00e9e \u00e0 \u2013 52,2 milliards en 2024, ce qui resterait quand m\u00eame tr\u00e8s lourd \u00e0 porter. Les gestionnaires du r\u00e9gime s\u2019en pr\u00e9occupent d\u2019autant plus qu\u2019ils doivent emprunter sur les march\u00e9s pour faire face \u00e0 leurs besoins de financement. Or les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat remontent, en lien avec l\u2019emballement de l\u2019inflation, ce qui \u00ab pourrait<\/em> (\u2026) avoir un impact sur le co\u00fbt de la dette de l\u2019Un\u00e9dic \u00e0 moyen terme \u00bb<\/em>, selon une note diffus\u00e9e, jeudi, par les services de l\u2019association paritaire.<\/p>\n Il vous reste 28.38% de cet article \u00e0 lire. La suite est r\u00e9serv\u00e9e aux abonn\u00e9s.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" L\u2019assurance-ch\u00f4mage sort de la zone rouge mais reste en butte \u00e0 de gros probl\u00e8mes d\u2019argent. En 2022, elle devrait renouer avec les exc\u00e9dents, \u00e0 hauteur de 2,2 milliards d\u2019euros, d\u2019apr\u00e8s les pr\u00e9visions financi\u00e8res publi\u00e9es, jeudi 24 f\u00e9vrier, par l\u2019Un\u00e9dic \u2013 l\u2019association paritaire copilot\u00e9e par les partenaires sociaux qui g\u00e8re le r\u00e9gime. Sous r\u00e9serve qu\u2019il ne soit pas remis<\/p><\/div>\nUn endettement imputable aux mesures Covid<\/h2>\n