{"id":9975,"date":"2022-02-14T02:27:19","date_gmt":"2022-02-14T01:27:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2022\/02\/14\/salaires-des-hausses-en-dessous-des-niveaux-escomptes_6113542_3234.html"},"modified":"2022-02-14T02:27:19","modified_gmt":"2022-02-14T01:27:19","slug":"salaires-des-hausses-en-dessous-des-niveaux-escomptes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/salaires-des-hausses-en-dessous-des-niveaux-escomptes\/","title":{"rendered":"Salaires\u00a0: des hausses en dessous des niveaux escompt\u00e9s"},"content":{"rendered":"
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Ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2022 ne sera pas marqu\u00e9 par une augmentation spectaculaire des salaires. Alors que la p\u00e9riode hivernale, de d\u00e9cembre \u00e0 f\u00e9vrier, est celle fr\u00e9quemment choisie par les entreprises pour mener les n\u00e9gociations annuelles obligatoires (NAO), qui portent sur la r\u00e9mun\u00e9ration, le temps de travail et le partage de la valeur ajout\u00e9e, les premiers bilans des organisations syndicales et des cabinets de consultants font \u00e9tat de hausses r\u00e9elles, mais mod\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n

Lire aussi <\/span> Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> Salaires : derri\u00e8re les promesses d\u2019augmentations, le risque de la d\u00e9ception<\/a> <\/span> <\/section>\n

Sous les niveaux escompt\u00e9s, dans un contexte, d\u2019une part, de forte croissance \u00e9conomique et de tr\u00e8s bonne sant\u00e9 des entreprises fran\u00e7aises \u2013 des taux de marge record et un CAC 40 \u00e0 un niveau exceptionnel \u2013 et, d\u2019autre part, d\u2019inflation importante, laquelle a atteint 2,9 % sur un an en janvier selon l\u2019Insee, mais pourrait monter jusqu\u2019\u00e0 3 % ou 3,5 % au premier semestre 2022. \u00ab Il y a des marges d\u2019am\u00e9lioration pour mes concitoyens en mati\u00e8re de salaire \u00bb, <\/em>a d\u2019ailleurs estim\u00e9 le premier ministre, Jean Castex, sur France 2, vendredi 11 f\u00e9vrier.<\/p>\n

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\u00ab On est au-dessous du niveau de l\u2019inflation. Cela pose donc la question de la perte de pouvoir d\u2019achat pour une partie des salari\u00e9s \u00bb <\/em>Sophie Lazaro, directrice Rewards & Talent chez Deloitte<\/p>\n<\/blockquote>\n

Dans une enqu\u00eate publi\u00e9e lundi 7 f\u00e9vrier, r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 partir d\u2019un panel de 80 entreprises, le cabinet Deloitte constate la fin du gel salarial observ\u00e9 depuis deux ans et le retour aux niveaux de hausse d\u2019avant-crise li\u00e9e au Covid-19, pas plus. \u00ab C\u2019est une surprise, on pensait que les budgets pr\u00e9visionnels pour les NAO 2022 seraient un peu plus hauts \u00bb<\/em>, indique Sophie Lazaro, directrice Rewards & Talent chez Deloitte. L\u2019augmentation m\u00e9diane est de 2,2 % ; 2,5 % en incluant anciennet\u00e9 et promotions. \u00ab On est au<\/em>–dessous du niveau de l\u2019inflation, qui fait souvent figure de point de r\u00e9f\u00e9rence dans les n\u00e9gociations<\/em>, souligne Sophie Lazaro. Cela pose donc la question de la perte de pouvoir d\u2019achat pour une partie des salari\u00e9s.<\/em> \u00bb<\/em> Dans le d\u00e9tail, quand un petit tiers du panel a pr\u00e9vu entre 2,5 % et 3 % d\u2019augmentation, autant a pr\u00e9vu moins de 2 %.<\/p>\n

Lire aussi <\/span> A Blois, les convoyeurs de fonds en gr\u00e8ve pour un d\u00e9gel des salaires<\/a> <\/span> <\/section>\n

\u00ab Les dividendes des actionnaires continuent de monter ! \u00bb<\/h2>\n

Par endroits, des salari\u00e9s ont r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er un rapport de force pour obtenir plus. Par des gr\u00e8ves chez Decathlon, Leroy-Merlin ou Air Liquide, <\/a>ou par des menaces de d\u00e9brayage, comme chez Sodexo. Des mouvements ont secou\u00e9 Kronenbourg, Naval Group, les transporteurs de fonds Loomis\u2026 Apr\u00e8s vingt-cinq jours de gr\u00e8ve et la mise \u00e0 l\u2019arr\u00eat de quatre fours, les salari\u00e9s de Thermal Ceramics, un fabricant de produits isolants pour l\u2019industrie, ont repris le travail, vendredi 11 f\u00e9vrier, avec une augmentation g\u00e9n\u00e9rale de 3,8 % et 2 500 euros de prime exceptionnelle.<\/p>\n

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Ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2022 ne sera pas marqu\u00e9 par une augmentation spectaculaire des salaires. Alors que la p\u00e9riode hivernale, de d\u00e9cembre \u00e0 f\u00e9vrier, est celle fr\u00e9quemment choisie par les entreprises pour mener les n\u00e9gociations annuelles obligatoires (NAO), qui portent sur la r\u00e9mun\u00e9ration, le temps de travail et le partage de la valeur ajout\u00e9e, les premiers<\/p><\/div>\n