{"id":4762,"date":"2019-06-02T01:46:39","date_gmt":"2019-06-01T23:46:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5470362\/"},"modified":"2019-06-06T16:51:37","modified_gmt":"2019-06-06T14:51:37","slug":"le-site-de-ge-a-belfort-ne-fermera-pas-garantit-hugh-bailey","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/le-site-de-ge-a-belfort-ne-fermera-pas-garantit-hugh-bailey\/","title":{"rendered":"Le site de GE \u00e0 Belfort \u00ab ne fermera pas \u00bb, garantit Hugh Bailey"},"content":{"rendered":"
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Le directeur de GE \u00e0 Belfort a voulu tranquilliser apr\u00e8s l\u2019exposition du plan social qui envisage un maximum de 1 044 r\u00e9ductions de postes.<\/strong><\/em><\/p>\n

L\u2019annonce du plan social de General Electric a fait craindre le pire aux salari\u00e9s. Mais le site de Belfort \u00ab ne fermera pas \u00bb, essai de apaiser, dimanche 2 juin, le patron de GE France, Hugh Bailey. \u00ab Belfort restera le premier site industriel de GE Power en Europe. Nous y avons des comp\u00e9tences d\u2019excellence \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 dans une interview au Journal du Dimanche. Il affirme que son r\u00f4le est de \u00ab d\u00e9velopper l\u2019activit\u00e9 fran\u00e7aise et de la promouvoir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger \u00bb.<\/p>\n

\u00ab Nous avons 16 000 employ\u00e9s en France, c\u2019est plus que certaines entreprises du CAC 40, sur 20 sites industriels. Nous exportons 90 % de notre production depuis la France. Nous y avons des comp\u00e9tences uniques. La France est strat\u00e9gique pour GE. \u00bb<\/p>\n

Des projets qui ne contiendront pas les d\u00e9parts<\/p>\n

GE a \u00e9clairci mardi envisag\u00e9 un maximum de 1 044 r\u00e9ductions de postes, dont la grande majorit\u00e9 sur son site de Belfort. Le conglom\u00e9rat a proclam\u00e9 l\u2019ouverture \u00e0 la mi-juin de pol\u00e9miques sur ces suppressions d\u2019emplois. Ce plan \u00e9tait attendu depuis plusieurs mois, le march\u00e9 de l\u2019\u00e9nergie et surtout des turbines \u00e0 gaz traversant une p\u00e9riode difficile \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale.<\/p>\n

L\u2019activit\u00e9 de ce dernier autour des turbines \u00e0 gaz a encore un futur, mais l\u2019usine devra \u00ab s\u2019adapter \u00bb, selon le patron de GE France, qui \u00e9voque plusieurs chemins de diversifications. \u00ab Aujourd\u2019hui, ce sont les \u00e9nergies renouvelables qui se d\u00e9veloppent rapidement. Il y a aussi un d\u00e9marrage du stockage d\u2019\u00e9nergie qui prendra une part importante dans l\u2019avenir \u00bb, d\u00e9clare-t-il.<\/p>\n

\u00ab Belfort travaille \u00e9galement pour le nucl\u00e9aire, dont les perspectives sont \u00e0 l\u2019exportation, gr\u00e2ce \u00e0 des partenariats strat\u00e9giques sign\u00e9s avec EDF et Rosatom. Nous avons un carnet de commandes de cinq ans dans ce secteur \u00bb, d\u00e9clare M. Bailey. Il \u00e9voque aussi la possibilit\u00e9 que l\u2019usine se diversifie un jour dans \u00ab la fabrication de pi\u00e8ces a\u00e9ronautiques \u00bb, car \u00ab dans les turbines \u00e0 gaz, il y a des similarit\u00e9s avec les moteurs d\u2019avion \u00bb.<\/p>\n

Ces projets ne pr\u00e9viendront pas la mise en \u0153uvre du plan de d\u00e9part, avoue M. Bailey, \u00ab mais cela donne des perspectives et montre que nous voulons maintenir l\u2019activit\u00e9 \u00e0 Belfort \u00bb.<\/p>\n

Il d\u00e9ment les rumeurs<\/p>\n

Hugh Bailey avoue que le groupe n\u2019a pas tenu son engagement de cr\u00e9er 1 000 postes en France, faite lorsqu\u2019il a rachet\u00e9 la division \u00e9nergie d\u2019Alstom en 2015. \u00ab Dans un contexte difficile, nous avons recrut\u00e9 pr\u00e8s de 3 000 personnes en trois ans \u00bb, d\u00e9clare-il, en d\u00e9finissant que \u00ab nous avions une forte ambition dans le renouvelable, qui n\u2019est que d\u00e9cal\u00e9e dans le temps \u00bb, dans l\u2019attente en particulier du d\u00e9marrage de chantiers dans l\u2019\u00e9olien en mer.<\/p>\n

Pass\u00e9 du secteur public au priv\u00e9, le patron de GE France d\u00e9ment avoir eu un effet sur le pilotage de la vente d\u2019Alstom \u00e0 General Electric qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e au moment o\u00f9 il travaillait dans les cabinets d\u2019Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, et d\u2019Emmanuel Macron, ministre de l\u2019\u00e9conomie. \u00ab Je n\u2019ai pas travaill\u00e9 sur le dossier de la vente de la branche \u00e9nergie d\u2019Alstom, qui \u00e9tait hors de mon champ de comp\u00e9tence \u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n

Par ailleurs, il d\u00e9ment le fait que le gouvernement a sollicit\u00e9 au groupe am\u00e9ricain de renvoyer l\u2019annonce du plan social apr\u00e8s les \u00e9lections europ\u00e9ennes : \u00ab Non, c\u2019est une d\u00e9cision difficile du groupe. Il n\u2019y a jamais de calendrier optimal. \u00bb<\/p>\n

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