{"id":3666,"date":"2019-03-28T11:29:04","date_gmt":"2019-03-28T10:29:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5442574\/"},"modified":"2019-04-03T07:42:43","modified_gmt":"2019-04-03T05:42:43","slug":"chomage-quand-lunedic-punit-le-gouvernement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/chomage-quand-lunedic-punit-le-gouvernement\/","title":{"rendered":"Ch\u00f4mage : quand l\u2019Un\u00e9dic punit le gouvernement"},"content":{"rendered":"
<\/div>\n
\n
<\/div>\n<\/div>\n
\n

Pour la ministre du travail, 20 % des ch\u00f4meurs ont une contribution sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire. L\u2019Un\u00e9dic avance un chiffre plus faible.<\/strong><\/em><\/p>\n

Le d\u00e9bat sur la modification de l\u2019assurance-ch\u00f4mage vient de conna\u00eetre un effet tr\u00e8s intrigant. A l\u2019origine de ce nouvel \u00e9pisode, une note de quatre pages rendue publique, mercredi 27 mars, par l\u2019Un\u00e9dic, l\u2019association \u00e9galitaire qui pilote le dispositif de compensation des solliciteurs d\u2019emploi. Ce document remet en cause l\u2019un des arguments-cl\u00e9s de l\u2019ex\u00e9cutif pour transformer le r\u00e9gime : il s\u2019agit de l\u2019id\u00e9e selon laquelle 20 % des ch\u00f4meurs profiteraient d\u2019une allocation sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire mensuel moyen, per\u00e7u avant de s\u2019inscrire \u00e0 P\u00f4le emploi.<\/p>\n

Ce chiffre avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9, fin f\u00e9vrier, par la ministre du travail, Muriel P\u00e9nicaud, lors d\u2019une d\u00e9claration de presse \u00e0 laquelle collaborait le chef du gouvernement, Edouard Philippe. Tout deux avaient estim\u00e9 que le \u00ab syst\u00e8me \u00bb repose sur des r\u00e8gles susceptibles d\u2019engendrer des situations o\u00f9 le travail s\u2019av\u00e8re moins r\u00e9mun\u00e9rateur que l\u2019indemnisation-ch\u00f4mage. Un discours qui avait plong\u00e9 dans une col\u00e8re noire plusieurs leaders syndicaux : Laurent Berger, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la CFDT, avait cri\u00e9 \u00e0 la caricature et attrap\u00e9 au pouvoir en place de vouloir faire passer les solliciteurs d\u2019emploi pour des profiteurs.<\/p>\n

Ecarts significatifs<\/strong><\/p>\n

Dans ce contexte tr\u00e8s pol\u00e9mique, la note de l\u2019Un\u00e9dic, diffus\u00e9e mercredi, fournit une participation tr\u00e8s utile. Elle se penche sur le sort des b\u00e9n\u00e9ficiaires, \u00ab avant et apr\u00e8s le d\u00e9but \u00bb de leur prise en charge par l\u2019assurance-ch\u00f4mage, en exploitant des donn\u00e9es relatives \u00e0 novembre et d\u00e9cembre 2017. D\u2019apr\u00e8s ce document, ce sont surtout les personnes ayant travaill\u00e9 \u00ab moins de 25 % de l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant leur ouverture de droit \u00bb qui ont affect\u00e9 une prestation sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire ant\u00e9rieur. Or, elles sont peu nombreuses : 4 %, au total, soit un pourcentage tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de celui invoqu\u00e9 par Mme P\u00e9nicaud. Pr\u00e9cision importante : le cas de figure d\u2019un demandeur d\u2019emploi gagnant mieux sa vie au ch\u00f4mage peut se retrouver dans les cat\u00e9gories qui ont travaill\u00e9 plus que 25 % des douze mois \u00e9coul\u00e9s, mais \u00ab c\u2019est rare \u00bb, montre l\u2019Un\u00e9dic.<\/p>\n

Ces cons\u00e9quences ne vont pas certainement dans le sens des statistiques mises en avant, il y a un mois, par l\u2019ex\u00e9cutif. Le minist\u00e8re du travail avait alors expos\u00e9 qu\u2019il appuyait ses dires sur des recherches r\u00e9alis\u00e9es par P\u00f4le emploi. L\u2019op\u00e9rateur public a, par la suite, apport\u00e9 des explications orales \u00e0 plusieurs journalistes, d\u00e9sireux d\u2019en savoir plus, ainsi qu\u2019\u00e0 des responsables syndicaux. Mais \u00e0 ce jour, aucun \u00e9crit n\u2019a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 \u2013 \u00e0 la presse, tout au moins \u2013 pour exprimer l\u2019analyse de P\u00f4le emploi.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

Pour la ministre du travail, 20 % des ch\u00f4meurs ont une contribution sup\u00e9rieure \u00e0 leur salaire. L\u2019Un\u00e9dic avance un chiffre plus faible. Le d\u00e9bat sur la modification de l\u2019assurance-ch\u00f4mage vient de conna\u00eetre un effet tr\u00e8s intrigant. A l\u2019origine de ce nouvel \u00e9pisode, une note de quatre pages rendue publique, mercredi 27 mars, par l\u2019Un\u00e9dic, l\u2019association<\/p><\/div>\n