{"id":3209,"date":"2019-03-05T11:47:37","date_gmt":"2019-03-05T10:47:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5431607\/"},"modified":"2019-03-07T20:28:30","modified_gmt":"2019-03-07T19:28:30","slug":"cloture-du-site-du-constructeur-americain-ford-de-blanquefort-le-plan-social-est-approuve-par-ladministration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/cloture-du-site-du-constructeur-americain-ford-de-blanquefort-le-plan-social-est-approuve-par-ladministration\/","title":{"rendered":"Cl\u00f4ture du site du constructeur am\u00e9ricain Ford de Blanquefort: le plan social est approuv\u00e9 par l\u2019administration"},"content":{"rendered":"
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La conception du site girondin qui a 850 salari\u00e9s devrait stopper fin ao\u00fbt. Le constructeur am\u00e9ricain servira 20 millions d\u2019euros pour \u00ab r\u00e9industrialiser \u00bb l’usine.<\/strong><\/em><\/p>\n

Les attentes d\u2019une reprise de l\u2019usine girondine de Blanquefort ont \u00e9t\u00e9 douch\u00e9es dans la nuit de lundi \u00e0 mardi pour les 850 travailleurs de Ford. La direction r\u00e9gionale des entreprises, de la comp\u00e9tition, de la consommation, du travail et de l\u2019emploi (Direccte) a valid\u00e9 le plan de sauvegarde de l\u2019emploi (PSE) qui scelle la cl\u00f4ture de l\u2019usine.<\/p>\n

Dans un communiqu\u00e9, Ford-France a accueilli une \u00ab \u00e9tape importante \u00bb, qui admet de \u00ab lever une partie des incertitudes qui pesaient sur [ses] employ\u00e9s quant \u00e0 leur avenir \u00bb. La fabrication de bo\u00eetes de vitesses, qui tourne depuis des mois au ralenti, devrait arr\u00eater fin ao\u00fbt, selon les syndicats.<\/p>\n

D\u00e8s mardi matin, la CGT (Conf\u00e9d\u00e9ration g\u00e9n\u00e9rale du travail) de cette usine des environs de Bordeaux, dont le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 est l\u2019ancien candidat \u00e0 la pr\u00e9sidentielle de 2017 Philippe Poutou, a \u00e9clairci son intention de critiquer ce plan devant le tribunal administratif. \u00ab Le PSE n\u2019a aucun fondement, aucune justification \u00e9conomique. Tout le monde le sait, tout le monde l\u2019a dit durant cette derni\u00e8re ann\u00e9e, a d\u00e9nonc\u00e9 le syndicat dans un jugement. Ce que le gouvernement n\u2019a pas pu faire ou pas su faire ou pas voulu faire, nous allons le tenter. Nous allons attaquer en justice pour faire invalider ce PSE. \u00bb<\/p>\n

\u00ab Le risque de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00bb<\/strong><\/p>\n

Selon des sources syndicales, une part croissante du personnel \u2013 quoique bless\u00e9e par l\u2019indiff\u00e9rence du fabricant am\u00e9ricain \u2013 avait peu \u00e0 peu bascul\u00e9 en faveur du PSE, \u00e0 la fois pour ses conditions jug\u00e9es plut\u00f4t correctes pour le secteur (m\u00e9tallurgie) et par lassitude des faux espoirs soulev\u00e9s par l\u2019offre de reprise du strasbourgeois Punch Powerglide, report\u00e9e deux fois par Ford.<\/p>\n

Aux termes du PSE, dont une premi\u00e8re version avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e fin janvier, entre 300 et 400 salari\u00e9s selon des sources syndicales pourraient \u00eatre \u00e9ligibles \u00e0 la pr\u00e9retraite, dans une usine o\u00f9 la moyenne d\u2019\u00e2ge est de 51 ans, quelques dizaines d\u2019autres reclass\u00e9s dans l\u2019usine voisine GTF, d\u00e9tenue par Ford et le canadien Magna. Le reste du personnel, environ 400 \u00e0 500 salari\u00e9s, devrait \u00eatre licenci\u00e9 avec deux \u00e0 trois ans d\u2019accompagnement et de couverture ch\u00f4mage, selon les syndicats. Mais pour les moins reclassables et loin de la retraite, \u00ab le risque de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00bb est au bout de ce d\u00e9lai, selon la CGT.<\/p>\n

Le PSE, selon des retours proches du dossier, porterait sur une moyenne de 190 000 euros par salari\u00e9. Un chiffre contredit par les syndicats, pour lesquels ce \u00ab budget \u00bb moyen masque en outre de fortes disparit\u00e9s. Ford a pour sa part salu\u00e9 un plan social \u00ab tr\u00e8s complet \u00bb qui comprend \u00ab \u00e0 la fois un plan reclassement et de retraite anticip\u00e9e \u00bb et \u00ab des mesures visant \u00e0 aider les salari\u00e9s \u00e0 retrouver un emploi salari\u00e9, \u00e0 cr\u00e9er leur propre entreprise ou encore \u00e0 profiter de formations de reconversion \u00bb.<\/p>\n

Le constructeur am\u00e9ricain va servir les 20 millions d\u2019euros pour \u00ab r\u00e9industrialiser \u00bb<\/strong><\/p>\n

Bercy a \u00e9clairci mardi que le constructeur versera les 20 millions d\u2019euros sollicit\u00e9s par le gouvernement pour la r\u00e9industrialisation du site de Blanquefort, r\u00e9affirmant une information du Parisien. \u00ab C\u2019est carton plein sur ce qu\u2019on demandait et ce qu\u2019ils vont payer \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 le ministre de l\u2019\u00e9conomie, Bruno Le Maire, au quotidien. Le ministre restitue avoir dit \u00e0 Ford : \u00ab Soit vous payez, soit vous demeurerez coll\u00e9s pendant des ann\u00e9es avec des valeurs judiciaires et des difficult\u00e9s administratives \u00bb, selon ses propos cit\u00e9s par Le Parisien.<\/p>\n

Vendredi, \u00e0 Bordeaux, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique avait assur\u00e9 que l\u2019Etat allait \u00ab forcer \u00bb Ford \u00e0 payer pour la revitalisation du site de l\u2019usine. Un discours repris le lendemain par la secr\u00e9taire d\u2019Etat aupr\u00e8s du ministre de l\u2019\u00e9conomie et des finances, Agn\u00e8s Pannier-Runacher, affirmant que le gouvernement \u00e9tait en mesure de peser sur le constructeur pour le pousser \u00e0 investir \u00ab plusieurs millions \u00bb d\u2019euros afin de garantir la reconversion de l\u2019usine. Dimanche, dans Le Parisien, Bruno Le Maire avait \u00e9clairci avoir demand\u00e9 20 millions d\u2019euros \u00e0 Ford pour \u00ab r\u00e9industrialiser \u00bb le site.<\/p>\n

Le fabricant avait avis\u00e9 en f\u00e9vrier 2018 son d\u00e9sir de se d\u00e9sengager de Blanquefort, usine introduite en 1972, qui a employ\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 3 600 salari\u00e9s. Mais la fermeture devrait avoir des cons\u00e9quences de fa\u00e7on plus large sur l\u2019emploi girondin, en raison, selon les syndicats, d\u2019environ 2 000 emplois induits.<\/p>\n

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La conception du site girondin qui a 850 salari\u00e9s devrait stopper fin ao\u00fbt. Le constructeur am\u00e9ricain servira 20 millions d\u2019euros pour \u00ab r\u00e9industrialiser \u00bb l’usine. Les attentes d\u2019une reprise de l\u2019usine girondine de Blanquefort ont \u00e9t\u00e9 douch\u00e9es dans la nuit de lundi \u00e0 mardi pour les 850 travailleurs de Ford. La direction r\u00e9gionale des entreprises,<\/p><\/div>\n