{"id":1460,"date":"2018-11-21T09:54:22","date_gmt":"2018-11-21T08:54:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5386371\/"},"modified":"2018-12-27T09:28:43","modified_gmt":"2018-12-27T08:28:43","slug":"le-phenomene-des-salaries-boomerang-qui-partent-pour-mieux-revenir-dans-leur-entreprise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/le-phenomene-des-salaries-boomerang-qui-partent-pour-mieux-revenir-dans-leur-entreprise\/","title":{"rendered":"Le ph\u00e9nom\u00e8ne des salari\u00e9s \u00ab\u00a0boomerang\u00a0\u00bb qui partent pour mieux revenir dans leur entreprise"},"content":{"rendered":"
Article r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s<\/p>\n Il a d\u00e9missionn\u00e9 en\u00a02013 pour revenir chez son ancien employeur un an plus tard. Erwan Briet, 28 ans, fait partie de ces salari\u00e9s dit \u00ab\u00a0boomerang\u00a0\u00bb. Entr\u00e9 fin 2011 comme commercial chez MeilleursAgents, une plate-forme d\u2019estimation immobili\u00e8re en ligne, il d\u00e9cide en\u00a02013 de tenter sa chance comme cr\u00e9ateur d\u2019entreprise. Mais des probl\u00e8mes personnels auront raison de sa d\u00e9termination. Ayant gard\u00e9 le contact avec d\u2019anciens coll\u00e8gues de MeilleursAgents, il suit le parcours de son ex-soci\u00e9t\u00e9 qui est en pleine croissance. Il propose \u00e0 nouveau ses services. \u00ab\u00a0L\u2019entreprise m\u2019a offert la chance de revenir. J\u2019ai repris mon poste de commercial, mais j\u2019ai d\u00fb faire de nouveau mes preuves\u00a0\u00bb<\/em>, explique celui qui a pris du galon et qui est, depuis deux ans, responsable d\u2019\u00e9quipe commerciale.<\/p>\n Les deux tiers des\u00a0manageurs y\u00a0sont\u00a0favorables. Quant\u00a0aux\u00a0salari\u00e9s, 40\u00a0% seraient pr\u00eats \u00e0\u00a0envisager cette\u00a0possibilit\u00e9<\/p>\n<\/blockquote>\n Le ph\u00e9nom\u00e8ne des salari\u00e9s \u00ab\u00a0boomerang\u00a0\u00bb n\u2019est pas n\u00e9gligeable. D\u2019apr\u00e8s une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par Kronos et Workplace Trends aux Etats-Unis en\u00a02015, alors que la moiti\u00e9 des professionnels RH affirment que leur organisation avait pr\u00e9c\u00e9demment adopt\u00e9 une politique interdisant ces retours, 76\u00a0% d\u00e9clarent aujourd\u2019hui les accepter davantage.<\/p>\n Les deux tiers des manageurs y sont favorables. Quant aux salari\u00e9s, 40\u00a0% seraient pr\u00eats \u00e0 envisager cette possibilit\u00e9, avec des diff\u00e9rences notables selon les g\u00e9n\u00e9rations\u00a0: 46\u00a0% chez les \u00ab\u00a0millennials\u00a0\u00bb (n\u00e9s entre 1980 et 2000), mais seulement 29\u00a0% chez les baby-boomers (n\u00e9s entre 1945 et 1960). Concr\u00e8tement, seules 15\u00a0% des personnes interrog\u00e9es sont retourn\u00e9es chez un ancien employeur.<\/p>\n Mais \u00ab\u00a0la tendance est ind\u00e9niablement \u00e0 la hausse,<\/em> pr\u00e9cise Joyce Maroney, executive director au Workforce Institute de Kronos, sp\u00e9cialiste des solutions de gestion des effectifs. Ceci est d\u00fb notamment aux r\u00e9seaux sociaux qui renforcent la transparence sur les pratiques, les changements d\u2019emplois, etc. <\/em>\u2013 mais aussi au fait que le recrutement des talents peut relever aujourd\u2019hui du d\u00e9fi. Toutes les pistes sont donc bonnes \u00e0 suivre\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n
P\u00e9nurie de talents<\/h2>\n