{"id":12443,"date":"2023-12-13T09:43:18","date_gmt":"2023-12-13T08:43:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2023\/12\/13\/prix-du-livre-d-economie-avec-l-intelligence-artificielle-pres-d-un-francais-sur-deux-craint-pour-son-emploi_6205546_3234.html"},"modified":"2023-12-13T09:43:18","modified_gmt":"2023-12-13T08:43:18","slug":"prix-du-livre-deconomie-avec-lintelligence-artificielle-pres-dun-francais-sur-deux-craint-pour-son-emploi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/prix-du-livre-deconomie-avec-lintelligence-artificielle-pres-dun-francais-sur-deux-craint-pour-son-emploi\/","title":{"rendered":"Prix du livre d\u2019\u00e9conomie\u00a0: avec l\u2019intelligence artificielle, pr\u00e8s d\u2019un Fran\u00e7ais sur deux craint pour son emploi"},"content":{"rendered":"
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Un portefeuille garni et une sant\u00e9 de fer, cela ne suffit pas au bonheur, mais c\u2019est une obsession de tous les jours. Surtout au sortir de deux ann\u00e9es de valse folle des \u00e9tiquettes comme on n\u2019en avait jamais connu depuis les ann\u00e9es 1980. \u00ab Au sortir \u00bb ? Ce n\u2019est pas certain. La hausse des prix est certes revenue globalement \u00e0 des niveaux bien plus supportables \u2013 apr\u00e8s avoir d\u00e9pass\u00e9 les 10 % en octobre 2022, l\u2019inflation est revenue \u00e0 2,4 % dans la zone euro et \u00e0 3,4 % en France, en novembre. Mais le ministre de l\u2019\u00e9conomie, Bruno Le Maire, a beau assurer \u00ab l\u2019inflation est vaincue, c\u2019est un vrai succ\u00e8s \u00e9conomique \u00bb<\/em>, ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait le sentiment des Fran\u00e7ais.<\/p>\n

Selon le dernier sondage Ipsos<\/a>, r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de la remise du Prix du livre d\u2019\u00e9conomie mercredi 13 d\u00e9cembre \u00e0 Bercy, une bonne majorit\u00e9 des personnes interrog\u00e9es (60 %) estiment que la situation va encore se d\u00e9grader en 2024. Seul un tiers voit une am\u00e9lioration sur front de l\u2019inflation \u00e0 l\u2019horizon de 2024, ce qui est pourtant la pr\u00e9vision de la plupart des \u00e9conomistes et du gouvernement. Les consommateurs comprennent qu\u2019au mieux la hausse pourrait s\u2019arr\u00eater, mais qu\u2019ils ne reviendront pas \u00e0 la situation ant\u00e9rieure. Ils actent une perte nette de leur pouvoir d\u2019achat que les hausses de salaires ne compensent pas compl\u00e8tement. Pas \u00e9tonnant, donc, qu\u2019ils placent tout en haut de leurs pr\u00e9occupations la question de l\u2019inflation et de ses cons\u00e9quences sur le porte-monnaie.<\/p>\n

\u00ab Cela t\u00e9moigne d\u2019un pessimisme massif qui traverse toute la population \u00bb<\/em>, explique Mathieu Gallard, directeur affaires publiques d\u2019Ipsos et auteur de l\u2019enqu\u00eate. Ils rejoignent finalement la prudence affich\u00e9e par les banques centrales, qui persistent \u00e0 maintenir leurs taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 des niveaux au plus haut en d\u00e9pit des premiers signes de retournement de la conjoncture.<\/p>\n

Clivage g\u00e9n\u00e9rationnel<\/h2>\n

Ce coup de sonde dans l\u2019opinion, r\u00e9alis\u00e9 d\u00e9but d\u00e9cembre, a le m\u00e9rite d\u2019\u00e9clairer la hi\u00e9rarchie des priorit\u00e9s des Fran\u00e7ais. Juste derri\u00e8re le pouvoir d\u2019achat, cit\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 45 %, se trouve l\u2019autre grande obsession depuis la crise li\u00e9e au Covid-19 : la sant\u00e9 publique. Deux pr\u00e9occupations qui transcendent les clivages partisans et qui ont toutes deux \u00e9t\u00e9 engendr\u00e9es par la crise sanitaire. L\u2019avenir du syst\u00e8me de sant\u00e9 est une pr\u00e9occupation partag\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re quelle que soit l\u2019orientation politique.<\/p>\n

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Lire la s\u00e9lection :<\/span> Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> Prix du livre d\u2019\u00e9conomie : les trois ouvrages s\u00e9lectionn\u00e9s<\/a> <\/span> <\/div>\n<\/section>\n

Ces deux sujets, la hausse des prix et la sant\u00e9, rel\u00e8guent tr\u00e8s loin derri\u00e8re des th\u00e8mes autrefois plus populaires et qui, eux, restent \u00e9minemment cliv\u00e9s politiquement, qu\u2019il s\u2019agisse des in\u00e9galit\u00e9s, des salaires, des imp\u00f4ts, des retraites ou de la dette. Ce dernier point, par exemple, est un th\u00e8me classique de la droite, qui le relie \u00e0 celui de la d\u00e9pense publique et de la fiscalit\u00e9. Il n\u2019arrive qu\u2019en neuvi\u00e8me position au classement g\u00e9n\u00e9ral et n\u2019est pratiquement pas cit\u00e9 \u00e0 gauche. La question de la dette et des d\u00e9ficits reste tr\u00e8s secondaire aux yeux des Fran\u00e7ais. \u00ab<\/em> Ce qui explique pourquoi le discours autour de la fin du \u201cquoi qu\u2019il en co\u00fbte\u201d passe mal dans l\u2019opinion \u00bb<\/em>, <\/em>assure Mathieu Gallard. Reste une troisi\u00e8me cat\u00e9gorie de questions qui ne semblent presque plus \u00eatre prioritaires, en d\u00e9pit de leur importance politico-\u00e9conomique : le ch\u00f4mage, les services publics, les conditions de travail. Trois domaines qui sont cependant nettement plus cit\u00e9s par les plus jeunes.<\/p>\n

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Un portefeuille garni et une sant\u00e9 de fer, cela ne suffit pas au bonheur, mais c\u2019est une obsession de tous les jours. Surtout au sortir de deux ann\u00e9es de valse folle des \u00e9tiquettes comme on n\u2019en avait jamais connu depuis les ann\u00e9es 1980. \u00ab Au sortir \u00bb ? Ce n\u2019est pas certain. La hausse des prix est certes<\/p><\/div>\n